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Pascal Bouvier, Machiavel ou Campanella Une alternative moderne |
JUILLET 2007

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Présentation par l'Editeur |
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L'auteur |
Parutions :
- La bande son et la voix du politique in La bande sonore, coll.
Théories, Éditions Aleph, Malissard, 2002.
- Machiavel, Campanella et la question de l’astrologie, L’enseignement
philosophique, novembre-décembre 2002.
- Le modèle hégélien et la question de l’identité, in La communauté:
fondements psychologiques et idéologiques d’une représentation identitaire.
Maison des Sciences de l’homme, janvier 2003.
- Le paysage: de l’esthétique au politique in Le paysage et la question du
regard, coll. Théories, Éditions Aleph, Malissard, 2003.
- L’événement, la conscience, l’histoire, in L’événement, Edition du
Pôle, Chambéry, 2003.
- Le secret, la transparence, la discrétion in Sémiologie du secret,
coll. Théories, Éditions Aleph, Malissard, 2004.
- Machiavel, Campanella stratégie de l’image et mythologie en politique, in
Histoire des idées politiques sous la direction de Jean-Jacques Wunenburger
et de Pierre-François Moreau, Publications de l’Ecole doctorale de Lyon, 2005.
- Machiavel, le jeu, la politique, in Le jeu, Cahiers de l’Ecole
doctorale de l’université de Savoie, 2005.
- L’ombre et le double ou la réalité énigmatique in L’ombre, le double,
coll. Théories, Éditions Aleph, Malissard, 2005.
- La ville : utopie et démocratie in Urbanisme et identités, coll.
Théories, Éditions Aleph, Malissard, 2006.
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Table des matières |
MACHIAVEL, L'IMAGE EN POLITIQUE
Modèle, symboles et mythes
La construction de l'image princière
La fortune comme cadre de l'action politique
CAMPANELLA : L'IMAGINAIRE EN POLITIQUE
La critique du machiavélisme
L'imaginaire astrologique et millénariste comme fondement de la politique de
Campanella
La solution utopique
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Citations |
Début de l'Introduction (p. 7)
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Le terme « politique » renvoie à une multitude de sens allant de l'art de gouverner à l'art de créer des institutions qui permettent aux hommes de vivre ensemble. La politique est indéniablement une action qui vise à établir des liens entre des individualités qui ne souhaitent pas nécessairement exister ensemble. Qu'est-ce qui peut établir et instituer ces liens? La religion a longtemps joué ce rôle dans les sociétés occidentales: elle proposait un ordre du monde cohérent permettant de justifier le pouvoir royal construit à partir de l'image paternelle. C'est sans doute à cause de la perte progressive de l'influence de l'Église que vont se construire lentement l'idée et la forme concrète de l'État comme principe pacificateur. Que se passe-t-il pourtant entre le moment qui marque la lente perte de pouvoir de Rome et l'apparition de l'État moderne comme structure juridique et politique impersonnelle? L'homme de pouvoir doit justifier sa propre existence et découvrir des stratégies pour imposer sa domination; pour cela, il doit jouer sur l'image qu'il donne de lui-même. Il n'est plus légitimé par une transcendance il se retrouve donc face à un vide qu'il doit combler. La pensée politique de la Renaissance est issue de ce bouleversement sans précédent des habitudes et de la confiance donnée à un ordre religieux qui allait de soi. Machiavel reste le témoin intellectuel privilégié de cette époque riche et troublée. Comment le prince conserve-t-ille pouvoir et comment peut-il construire sa légitimité? La question est en apparence banale pour un moderne habitué à vivre dans l'ethos démocratique mais elle ne l'est pas pour un homme de la Renaissance: la problématique de la souveraineté va s'élaborer lentement avec ses lots de ruptures et de continuités. L'émancipation du religieux s'impose-telle d'ailleurs aux esprits comme une évidence? Les historiens nous ont montré que la notion d'incroyance était à manipuler avec précaution. |
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Dossier de presse / Critiques / Etudes |
Thèse de Doctorat de Pascal Bouvier (2006) : Machiavel, Campanella. Image et imaginaire en politique.
Directeur : Jean-Jacques WUNENBURGER
Résumé : La politique ne repose pas simplement sur le droit, elle est faite de symboles, d'images et de mythologie. La Renaissance marque le passage d'un monde fondé sur une vision théologique à la modernité : dans ce contexte Machiavel réfléchit sur le pouvoir. Il n'est plus construit sur l'hérédité et la religion il convient donc de repenser une stratégie de l'image, un jeu sur l'imaginaire. Ce savoir du politique ne peut se constituer qu'à partir d'un pragmatisme qui cherche des modèles dans l'histoire. A cette utilisation de l'image Campanella va opposer une critique reposant sur la nécessité de la foi pour la vie en commun faisant l'éloge des grands thèmes du Catholicisme. Il réactive le millénarisme posant ainsi les bases d'une politique fondée sur un imaginaire qui dépasse la conscience humaine. L'opposition entre ces deux penseurs peut servir de modèle heuristique pour comprendre la force de l'image dans nos sociétés. Elle peut nous permettre de saisir la permanence du millénarisme.