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Frédéric Thomas, Rimbaud et Marx : une rencontre surréaliste |
SEPTEMBRE 2007
Préface de Michael Löwy

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Présentation par l'Editeur |
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L'auteur |
Après un doctorat en philosophie politique et de nombreux voyages qui l'ont conduit aux détours du monde, Frédéric Thomas se consacre aujourd'hui à l'Afrique Australe au sein d'une ONG.
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Table des matières |
Préface
Introduction
DES AFFINITES ELECTIVES ENTRE MARX ET RIMBAUD
I - Situation historique : Rimbaud et Marx au croisement du romantisme et de la modernité
II - Totalité et radicalité
III - La Commune
IV - Une critique immanente
V - Articulation et limites des affinités électives
LE SURREALISME A LA DECOUVERTE DE RIMBAUD ET DE MARX (1918 - 1926)
I - Au début était la guerre
II - Changer la vie
III - De la démoralisation ascendante
IV - Le saut politique (1925 - 1926)
V - La Révolution surréaliste
LE DEVELOPPEMENT DES AFFINITES ELECTIVES ENTRE MARX ET RIMBAUD AU SEIN DU SURREALISME
I - Dynamique interne et facteurs historiques
II - L'organisation du pessimisme
III - Le romantisme révolutionnaire au sein du surréalisme
IV - Le fondement des affinités ; un monde sans poésie
LA TENTATIVE DE DEPASSEMENT DE L'ART ET DE LA POLITIQUE AI SEIN DES GROUPES SURREALISTES (1926 - 1939)
I - Bruxelles - Paris : Aller - Retour
II - Transformer la politique, changer l'art
III - Le parcours surréaliste (1927 - 1940)
IV - "L'Affaire Aragon" et les dérives politico-artistiques
V - Surréalisme, Marxisme, Communisme
VI - Aux confins de l'art et de la politique... Réinventer l'amour.
Longue vie à l'éphémère !
En guise de conclusion
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Citations |
Début de la Préface (p. 9)
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Attention! Ce livre n'est pas une monographie érudite. Ces pages sont brûlantes, elles sont portées par une passion. Cette passion lui a permis de prendre au sérieux la tentative des surréalistes d'inventer quelque chose de nouveau, et de dépasser ainsi les approches traditionnelles qui les décrivent seulement comme un groupe d'écrivains ou d'artistes. Embrassant art et politique, poésie et révolution, il ouvre une fenêtre sur un horizon plus vaste, un paysage inquiétant. Ce qui fait l'originalité de cette recherche c'est la tentative, jamais tentée auparavant, de rapprocher Marx et Rimbaud, du point de vue de leurs affinités électives, telles que les surréalistes les ont inventées et découvertes. Le romantisme - cette fureur de révolte contre la civilisation bourgeoise au nom de valeurs du passé - est le mercure qui permet cette opération alchimique, et qui va conduire les surréalistes à la fusion incandescente entre « transformer le monde» (Marx) et « changer la vie» (Rimbaud). Cette hypothèse est le fil d'Ariane qui permet à Frédéric Thomas de trouver son chemin dans les méandres labyrinthiques de l'histoire culturelle et politique des surréalismes français et belge d'entre les guerres. Je ne suis pas toujours d'accord avec les arguments du livre. A mon avis le Manifeste pour un Art Révolutionnaire Indépendant (frotsky et Breton, 1938) n'est pas un texte de « circonstance », mais un des documents les plus importantes de la culture radicale du 20ème siècle. Enfin, je ne pense pas que le surréalisme a échoué. Je ne suis pas convaincu par l'argument qu'il n'aurait pas réussi à « finaliser ou parachever» la création d'une figure nouvelle à partir des affinités électives entre Marx et Rimbaud. La nature du surréalisme est telle qu'il ne pourra jamais produire une forme « finalisée ou parachevée », mais toujours des figures provisoires et intempestives. Il n'empêche que, pour l'essentiel, Frédéric Thomas a saisi, avec intelligence et lucidité, la fulgurante nouveauté du surréalisme, comme mouvement, comme état d'esprit, comme praxis qui dépasse, dialectiquement, les anciennes oppositions figées entre « art» et « politique ». |
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Dossier de presse / Critiques / Etudes |
Présentation du livre de Frédéric Thomas « Rimbaud et Marx : une rencontre surréaliste » Les surréalistes ont affirmé : « “ Transformer le monde a dit Marx / changer la vie ”, a dit Rimbaud : ces deux mots d’ordre pour nous n’en font qu’un ». Les correspondances entre les deux hommes existent et tournent autour de la volonté de dégager une praxis. Mais il faut attendre le surréalisme pour faire coïncider la charge poétique de Rimbaud et la critique révolutionnaire de Marx dans une même condamnation du capitalisme comme d’un « monde sans poésie » et dans la tentative de renverser ce monde en liant art et politique Présentation, lecture de poèmes (Olivier Laage) accompagné au piano (Grégory Potard) avec peut-être d’autres interventions....
Jeudi 18 octobre à 21h00 Murmure café Belvédère, 18 - 1050 Ixelles