René Lefebvre, Platon, philosophe du plaisir

SEPTEMBRE 2007

 

 

 

 

 
 
L'Harmattan / "Ouverture philosophique"
 
2007
 
190 pages / 29 euros


 
 

 

Présentation par l'Editeur

 

Platon engage très tôt le dialogue avec les hédonistes, dès le Protagoras, où il donne l'impression sans doute trompeuse de les rejoindre, en anticipant l'utilitarisme moderne de Bentham et de Mill. De façon générale, la réprobation de l'hédonisme est chez lui inconditionnelle, tempérée toutefois, à partir de la République, par la condamnation en vis-à-vis des esprits « subtils » qui identifient souverain bien et pensée.

À l'endroit du plaisir, la position riche et nuancée de Platon connaît une évolution : si le Gorgias et le Phédon le dénigrent à peu près sans réserve, l'introduction de la notion de plaisirs vrais, distingués des plaisirs en trompe-l'oeil, ou l'affirmation de l'existence de rapports étroits entre plaisir et vertu, conduisent à lui réserver une meilleure place dans la vie bonne, ainsi qu'en témoignent le Philèbe et les Lois.

 


 

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L'auteur

 

René Lefebvre, né en 1954, est professeur à l'université de Rennes 1, où il enseigne l'histoire de la philosophie antique. Il est l'auteur de quelques dizaines d'articles consacrés à cette discipline. Il vient de publier avec Laurence Villard, Le plaisir. Réflexions antiques, approches modernes, aux Publications des Universités de Rouen et du Havre.


 

 

 

Table des matières

 

 

   

 

 

 

Citations

 


Début de l'Introduction (p. 11)

" 1. Platon hédoniste de bout en bout ?

C'est dans le Protagoras que Platon aborde pour la première fois la question du plaisir ; c'est aussi à propos de ce dialogue que les interprétations sont le plus franchement divergentes.
Selon certains interprètes, une petite majorité d'entre eux probablement, lorsque Socrate introduit brutalement, vers la fin de l'entretien, la thèse selon laquelle le plaisir fait la vie bonne, il y a lieu de considérer celle-ci comme sienne. L'application de ce que nous appellerons le paradigme « V » faisant le reste, l'hédonisme se trouve alors envisagé comme constituant la doctrine tout à la fois du personnage, de son modèle réel, et surtout de Platon lui-même - quitte à ce qu'il soit distingué entre des formes diverses de l'hédonisme, plus ou moins hard ou soft. "




 

 

 

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