|
Jean Lombard et Bernard Vandewalle, Philosophie de l'Epidémie Le Temps de l'Emergence |
SEPTEMBRE 2007

|
Présentation par l'Editeur |
|
Les auteurs |
Jean LOMBARD, ancien élève de l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud, Inspecteur d'Académie, docteur d'État, a étudié la relation de la philosophie et de la médecine grecques et la constitution du discours médical de l'Occident avec Platon et la médecine, le corps affaibli et l'âme attristée (1999) et Aristote et la médecine, le fait et la cause (2005). Il a consacré différents travaux aux problématiques actuelles de la philosophie de la médecine et notamment, en 2006, L'épidémie moderne et la culture du malheur, petit traité du chikungunya ainsi que, en collaboration avec Bernard Vanderwalle, Philosophie de l'hôpital (2007).
Bernard VANDEWALLE, ancien élève de l'École Normale Supérieure de
Fontenay-Saint-Cloud, agrégé de philosophie, docteur de l'Université de Paris I
Sorbonne avec une thèse sur La notion de sentiment vital chez Kant, est
l'auteur de nombreuses publications dans le champ de la philosophie de la
médecine, parmi lesquelles, aux éditions L'Harmattan, Kant, santé et critique
(2003) et Michel Foucault, pouvoir et savoir de la médecine (2006).
Il a contribué récemment au Dictionnaire du corps aux Presses
Universitaires de France. Il a écrit, en collaboration avec Jean Lombard,
Philosophie de l'hôpital (2007).
|
Table des matières |

|
Citations |
Début de l'Introduction (p. 7)
" Au regard de la place constamment tenue par
les épidémies dans l'aventure des hommes, c'est l'humanité tout entière que l'on
peut comparer à ce condamné à mort imaginé par Jean-Paul Sartre dans L'Être
et le Néant, « qui se prépare bravement au dernier supplice, qui met tous
ses soins à faire belle figure sur l'échafaud et qui, entre temps, est enlevé
par la grippe espagnole ». L'épidémie apparaît ainsi d'emblée comme l'exécutant
de tâches déjà assurées : elle apporte la mort à des êtres mortels, le
dépérissement à des corps dont l'évolution pathologique était de toute manière
l'ineffaçable horizon. Dans le dur combat de la mort annoncée, elle est un
supplétif plus efficace et plus brutal que la troupe régulière, à l'action
d'autant plus cruelle qu'elle semble l'effet d'un aléa insaisissable, qu'elle
donne par surprise des coups prévisibles mais dont on avait un moment oublié la
menace. Aussi, malgré la familiarité qu'auraient dû créer tant de siècles de
pestilences en tous genres, génère-t-elle toujours la même inaltérable
sidération."
|
Dossier de presse / Critiques / Etudes |
( à venir )