Robert Harrison, Jardins

Réflexions sur la condition humaine

OCTOBRE 2007

 

 

 

traduction de Florence Naugrette

 

 

 
 
Le Pommier / "Essais"
 
2007
 
364 pages / 23 euros


 
 

 

Présentation par l'Editeur

 

Le Jardin serait-il un objet philosophique ? Et l’activité du jardinier l’emblème de la condition humaine ? Que cherchons-nous dans ce lieu, réel ou imaginaire, que nous le cultivions jour après jour de nos propres mains, que nous nous y promenions pour nous y ressourcer, ou que nous y rêvions comme d’un ultime paradis ?
Pour répondre à ces questions, Robert Harrison traverse, interroge et commente certaines grandes œuvres littéraires, artistiques, religieuses et philosophiques des cultures occidentales et orientales, de Platon aux poètes américains contemporains, en passant par les textes fondateurs de la Bible et du Coran, L’Epopée de Gilgamesh, Homère, Epicure, Rihaku, Dante, Boccace, Voltaire, Cao Xueqin, Mallarmé, Rilke, Capek, Thoreau, Camus, Pagnol, Hannah Arendt, Italo Calvino, Michel Tournier, etc. ; mais aussi par les réalisations concrètes de Le Nôtre à Vaux-le Vicomte et Versailles, les jardins anglais, les jardins zen japonais et les tapis-jardins de l’Islam.
« Si l’humanité doit confier son avenir à quelqu’un, c’est bien au jardinier […], ou à ceux qui, comme lui, s’investissent dans un avenir dont ils seront en partie les auteurs, sans pourtant en être pleinement les témoins ».


 

 

 

L'auteur

 

Robert Harrison enseigne au Département de Littératures française et italienne de l’Université de Stanford (Californie), dont il est le directeur. Il est l’auteur de Forêts. Essai sur l’imaginaire occidental ( « Champs » Flammarion, 1994), Rome, la pluie (Flammarion, 1994) et Les Morts (Le Pommier, 2003). Ecrits en anglais, ses livres sont traduits en français, italien et allemand.
Professeur à l’Université de Rouen, Florence Naugrette est l’auteur de plusieurs essais littéraires et a traduit toute l’œuvre de Robert Harrison.


  

 

 

Citations

 


Début de l'Introduction (p. 7)

" Violence, mort et souffrance mêlées: les êtres humains ne sont pas faits pour regarder droit dans les yeux la tête de Méduse arborée par l'histoire. On ne saurait nous en blâmer. Au contraire, le refus de se laisser pétrifier par les réalités de l'histoire contribue largement à rendre la vie humaine supportable : on lui doit nos élans religieux, nos rêveries poétiques, nos utopies, nos idées morales, nos constructions métaphysiques, notre art du récit, nos transfigurations esthétiques du réel, notre passion pour le jeu, notre amour de la nature. Albert Camus en témoigne: « La misère m'empêcha de croire que tout est bien sous le soleil et dans l'histoire; le soleil m'apprit que l'histoire n'est pas tout. »Ajoutons que si l'histoire devait un jour occuper toute la place, nous sombrerions dans la folie.
Pour Camus, c'était le soleil, mais le plus souvent, dans la culture occidentale, ce sont les jardins, réels ou imaginaires, qui ont servi de refuge face au tumulte frénétique de l'histoire. Le lecteur de ce livre s'en apercevra, ils peuvent se situer fort loin, comme les jardins des dieux de l'épopée de Gilgamesh, comme les îles Fortunées des Grecs, comme le jardin d'Éden au sommet du Purgatoire de Dante; mais ils peuvent aussi se situer aux marges de la cité terrestre, comme l'Académie de Platon, le Jardin où Épicure installa son école, ou les villas du Décaméron de Boccace; ils peuvent même s'étendre au beau milieu de la ville, comme le jardin du Luxembourg à Paris, la villa Borghèse à Rome, ou les jardins des sans-logis new-yorkais. Mais d'une manière ou d'une autre, dans leur idée même comme dans leur réalisation concrète, les jardins sont une sorte de havre, de refuge, de paradis.



 

 

 

 

Dossier de presse / Critiques / Etudes

 

 

Robert HARRISON :
Jardins : méditation sur la condition humaine

 

Photo : tous droits réservés.
 

Mardi 30 octobre


-  A 18h30 : Conférence-débat de Robert Harrison : “le jardin est-il un objet philosophique ?”, avec la participation de Florence Naugrette. Dédicaces.

Auditorium du musée Fabre
39, bd Bonne Nouvelle
Esplanade
Entrée libre

 


 

 

 

 

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