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Alenka Zupancic, Esthétique du désir, éthique de la jouissance |
FEVIER 2002

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Présentation par l'Editeur |
Parfois traité explicitement, parfois intrinsèque au propos (Les Liaisons dangereuses, Dom Juan), parfois présent, sans être évoqué, dans les impasses que révèle la réflexion sur le désir et la jouissance, le thème de l’amour se laisse entendre tout au long de cette étude. De sorte qu’il ne serait pas faux de dire qu’il s’agit d’un “traité de l’amour”. S’il fallait en effet trouver un seul mot pour dire “de quoi ça parle”, formuler le singulier des pages qui suivent, alors l’amour serait ce mot. Dans ce sens précis où l’amour devient la singularité fondatrice d’un discours – et c’est là que le singulier nous renvoie à l’universel – on peut dire que ce texte se situe dans le champ de la psychanalyse.
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L'auteur |
Alenka Zupancic est docteur en philosophie. Elle travaille comme chercheur à l’Institut de philosophie, au sein du Centre de recherches scientifiques de l’Académie slovène des sciences et des arts. Elle a déjà publié Das Reale einer Illusion (en allemand, 2001).
> Bio-bibliographie complète de l'auteur sur le site du FILOZOKSKI INSTITUT
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Table des matières |
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Citations |
Début de l'Avant-propos (p. 7) :
"On nous demande souvent de citer les
"mots-clés" d'un article, d'une thèse, d'un livre. C'est, peut-on supposer, pour
qu'un lecteur potentiel puisse savoir "de quoi ça parle". Le problème est que, à
en croire Lacan, « là où ça parle, ça jouit, et ça sait rien ». Mais si le "ça"
ne sait rien, "nous" savons peut-être quand même quelque chose, quitte à ne pas
pouvoir en jouir. Livrons-nous donc un peu à ce jeu des mots-clés pour voir de
quoi ça parle, ce livre.
Dans une première série (l'universel) figurent la psychanalyse, la philosophie
et l'art.
Voilà, semble-t-il, un livre multi et interdisciplinaire. Ce qui est totalement
faux, puisque nous parions sur une seule discipline, celle de la pensée.
Autrement dit, la psychanalyse, la philosophie et l'art, qui jouent en effet un
rôle majeur dans ce livre, ne sont pas là pour apporter chacun(e) son petit
savoir spécialisé afin d'éclaircir un problème dans plusieurs de ses aspects.
Ils sont là, non pas en tant que "disciplines", mais dans la mesure où leur
visée est bien plus ambitieuse: trouver, créer, formuler, exprimer
exhaustivement, sans professer cette "modestie" selon laquelle les vérités
articulées par une discipline comportent des lacunes qui pourraient être
comblées par le savoir d'une autre discipline. Il n'y a en effet aucune
complémentarité entre la philosophie, la psychanalyse et l'art, et aucun sens
dans les tentatives de les "concilier".
Fin de l'Avant-propos (p. 10) :
"Parfois traité explicitement, parfois intrinsèque au propos (Les Liaisons dangereuses, Dom Juan), parfois présent, sans être évoqué, dans les impasses que révèle la réflexion sur le désir et la jouissance, le thème de l'amour se laisse entendre tout au long de cette étude. De sorte qu'il ne serait pas faux de dire qu'il s'agit d'un "traité de l'amour". S'il fallait en effet trouver un seul mot pour dire "de quoi ça parle", formuler le singulier des pages qui suivent, alors l'amour serait ce mot. Dans ce sens précis où l'amour devient la singularité fondatrice d'un discours - et c'est là que le singulier nous renvoie à l'universel - on peut dire que ce texte se situe dans le champ de la psychanalyse."
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