Alenka Zupancic, Esthétique du désir, éthique de la jouissance

FEVIER 2002

 

 

 

 
 
Théétète - éditions
2002
 
Préface d'Alain Badiou
 
188 pages, 21 euros
 
 

 

 

Présentation par l'Editeur

 

Parfois traité explicitement, parfois intrinsèque au propos (Les Liaisons dangereuses, Dom Juan), parfois présent, sans être évoqué, dans les impasses que révèle la réflexion sur le désir et la jouissance, le thème de l’amour se laisse entendre tout au long de cette étude. De sorte qu’il ne serait pas faux de dire qu’il s’agit d’un “traité de l’amour”. S’il fallait en effet trouver un seul mot pour dire “de quoi ça parle”, formuler le singulier des pages qui suivent, alors l’amour serait ce mot. Dans ce sens précis où l’amour devient la singularité fondatrice d’un discours – et c’est là que le singulier nous renvoie à l’universel – on peut dire que ce texte se situe dans le champ de la psychanalyse.

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L'auteur

 

Alenka Zupancic est docteur en philosophie. Elle travaille comme chercheur à l’Institut de philosophie, au sein du Centre de recherches scientifiques de l’Académie slovène des sciences et des arts. Elle a déjà publié  Das Reale einer Illusion (en allemand, 2001).

> Bio-bibliographie complète de l'auteur sur le site du FILOZOKSKI INSTITUT

 

 

 

Table des matières

 

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Citations

 

Début de l'Avant-propos (p. 7) :

"On nous demande souvent de citer les "mots-clés" d'un article, d'une thèse, d'un livre. C'est, peut-on supposer, pour qu'un lecteur potentiel puisse savoir "de quoi ça parle". Le problème est que, à en croire Lacan, « là où ça parle, ça jouit, et ça sait rien ». Mais si le "ça" ne sait rien, "nous" savons peut-être quand même quelque chose, quitte à ne pas pouvoir en jouir. Livrons-nous donc un peu à ce jeu des mots-clés pour voir de quoi ça parle, ce livre.
Dans une première série (l'universel) figurent la psychanalyse, la philosophie et l'art.
Voilà, semble-t-il, un livre multi et interdisciplinaire. Ce qui est totalement faux, puisque nous parions sur une seule discipline, celle de la pensée. Autrement dit, la psychanalyse, la philosophie et l'art, qui jouent en effet un rôle majeur dans ce livre, ne sont pas là pour apporter chacun(e) son petit savoir spécialisé afin d'éclaircir un problème dans plusieurs de ses aspects. Ils sont là, non pas en tant que "disciplines", mais dans la mesure où leur visée est bien plus ambitieuse: trouver, créer, formuler, exprimer exhaustivement, sans professer cette "modestie" selon laquelle les vérités articulées par une discipline comportent des lacunes qui pourraient être comblées par le savoir d'une autre discipline. Il n'y a en effet aucune complémentarité entre la philosophie, la psychanalyse et l'art, et aucun sens dans les tentatives de les "concilier".

Fin de l'Avant-propos (p. 10) :

"Parfois traité explicitement, parfois intrinsèque au propos (Les Liaisons dangereuses, Dom Juan), parfois présent, sans être évoqué, dans les impasses que révèle la réflexion sur le désir et la jouissance, le thème de l'amour se laisse entendre tout au long de cette étude. De sorte qu'il ne serait pas faux de dire qu'il s'agit d'un "traité de l'amour". S'il fallait en effet trouver un seul mot pour dire "de quoi ça parle", formuler le singulier des pages qui suivent, alors l'amour serait ce mot. Dans ce sens précis où l'amour devient la singularité fondatrice d'un discours - et c'est là que le singulier nous renvoie à l'universel - on peut dire que ce texte se situe dans le champ de la psychanalyse."

 

 

 

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