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Eugène Enriquez, Clinique du pouvoir Les figures du maître |
JANVIER 2007

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Présentation par l'Editeur |
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Les auteurs |
Eugène Enriquez, professeur honoraire de sociologie à l’université de Paris 7, est corédacteur en chef de la Nouvelle revue de psychosociologie (érès).
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Table des matières |
1 - La face cachée du pouvoir ;
2 - Les sources du pouvoir ;
3 - Pouvoir et possession des richesses ;
4 - Pouvoir, autorité, décision ;
5 - Les différentes figures du pouvoir : l'amour, le travail, la mort, le secret
;
6 - Le pouvoir entre panoïa et perversion ;
7 - Le mythe du bon pouvoir ;
- Interlude : Sade et le pouvoir. "Le moment Sade" ;
8 - L'État, la guerre, le totalitarisme ;
9 - Le pouvoir et son ombre sexuelle ;
10 - L'énigme de la servitude volontaire.
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Citations |
Début de l'Introduction (p. 9)
" Si la question du pouvoir est, depuis
longtemps, au centre de mes préoccupations, c'est, sans doute, parce qu'étant
enfant puis adolescent, j'ai vécu la Seconde Guerre mondiale et que j'ai été
frappé par la capacité des nations dites civilisées à adopter et à magnifier des
conduites barbares. Depuis cette époque, j'ai compris, comme le disait W.
Benjamin (1921), que «tout document de culture est aussi un document de
barbarie».
Plus tard, je me suis rendu compte, en menant des recherches-actions et des
interventions dans des institutions et des organisations (appartenant aussi bien
aux domaines industriel, commercial, administratif qu'à ceux de la sphère dite
non marchande - celle de l'Éducation nationale, et du secteur sanitaire et
social) que la violence, sous des formes manifestes ou subtiles et insidieuses,
n'épargnait pas ces dernières et que le pouvoir qui s'y manifestait était, bien
souvent, de facture mortifère. Progressivement, en m'intéressant également au
fonctionnement des États modernes et au type de lien social qui s'y tissait, je
me suis aperçu qu'ils étaient eux aussi le siège d'une violence dite légitime
(pour reprendre l'expression de M. Weber) et n'échappaient pas au travail, de ce
que Freud avait nommé, la pulsion de mort.
Aussi, je me suis donné pour tâche de comprendre, d'interpréter, d'expliquer, si
cela est possible, les processus qui amènent des sociétés globales, des
institutions et des organisations à vivre sous l'égide d'un pouvoir mortifère.
Tel est le but du présent ouvrage, bien que je ne me masque pas les difficultés
inhérentes à un tel projet. "
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Dossier de presse / Critiques / Etudes |
Sur un précédent livre de Eugène ENRIQUEZ
Les jeux du pouvoir et du désir dans l'entreprise, Paris, Desclée de Brouwer, 1997
par Elisabeth VOLCKRICK
" Dans son dernier ouvrage, Eugène Enriquez rassemble un certain nombre d'articles écrits entre 1972 et 1993 sur le problème du pouvoir qui est au centre de ses préoccupations depuis ses premières publications. Il y a dans sa pensée comme une espèce de fil rouge qui, depuis toujours, tourne autour des questions : qu'est-ce que le pouvoir ? qu'est-ce que le pouvoir dans l'organisation ? qu'est-ce que l'homme avec son désir ? On y trouve, en même temps, la question des contraintes structurelles dans lesquelles nous vivons et les conséquences qui en résultent et la question de la possibilité de se déprendre quelque peu des mailles organisationnelles dans lesquelles nous pouvons être enserrés, de voir le degré de liberté dont nous disposons dans diverses situations. " > lire la suite