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Marilia Amorim, Raconter, démontrer,...
survivre |
JANVIER 2007

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Présentation par l'Editeur |
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L'auteur |
Marilia Amorim a travaillé auprès d’institutions des quartiers défavorisés de Rio ; elle a été professeur au département de Psychologie sociale à l'Université fédérale et enseigne actuellement au département de Sciences de l'éducation à l'université de Paris-8 comme maître de conférences.
Thèmes de recherche : écriture de recherche en sciences
humaines et sociales, sémiologie de l'image, problématique de l'altérité dans
les discours et dans les savoirs de la culture contemporaine.
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Table des matières |

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Citations |
Les dernières lignes... (conclusion p. 278)
" Il me semble que la seule façon de
ré-articuler Mètis à Mythos et à Logos, ce serait de convoquer le grand Mythos,
afin de pouvoir poser d'autres valeurs et d'autres enjeux, que la discussion
puisse quitter l'affrontement duel auquel conduit le relativisme du «j'ai mon
point de vue et toi, t'as le tien », et qu'on puisse ainsi ré-installer la place
tierce de ce qui n'existe pas concrètement et qui ne peut être désigné que par
des idées abstraites ou, si l'on veut, par des fictions nécessaires.
Mais qui est en condition de convoquer le grand Mythos ? L'adulte. Cette
responsabilité est la sienne. Car l'adulte est à la place de celui qui peut
parler d'un autre qui n'est pas là, qui n'est plus là, mais qui est à l'origine
de tout dialogue. Seul l'adulte peut transmettre les grandes histoires, celles
qui traversent les générations et qui, en même temps, assurent la vie des
générations en luttant contre l'oubli. Seul l'adulte a une mémoire à
transmettre. "
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Dossier de presse / Critiques / Etudes |
Jean-Pierre Lebrun - 20/03/2007 (www.freud-lacan.com)
Le livre de Marilia Amorim (1), professeur au département de Psychologie Sociale à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro et enseignante au département de Sciences de l'Éducation à l'Université de Paris-8, n'est pas un livre de psychanalyse mais se situe indiscutablement en résonance avec ce qu'appréhendent les psychanalystes qui s'intéressent à l'interface du psychique et du social.
L'attention de l'auteur à la structure du discours, sa conceptualisation des formes de savoir, son appréhension de la différence d'intelligence qui, respectivement, est à l'oeuvre dans le savoir narratif (Mythos), dans le savoir démonstratif (Logos) et dans le savoir pratique, de l'urgence, construit "sur le tas", "à bout portant", "en cours de route" ou "dans la rue" (Mètis), l'approche nouvelle qu'elle permet - en prenant appui sur les travaux de Détienne et Vernant sur la déesse Mètis - de ce qui est en jeu dans ce qu'on a coutume d'appeler la postmodernité, l'appui qu'elle prend sur des auteurs habituellement peu connus des psychanalystes - tel Bakhtine - mais qui ne peuvent que leur parler, les conséquences essentielles qu'elle en dégage pour l'éducation et l'enseignement, tout cela contribue à faire de cet ouvrage non seulement un apport remarquable mais un allié de choix.
L'effet étonnant et heureux du livre de Marilia Amorim qui pose le principe de l'altérité au coeur de la spécificité de l'humus humain est en effet d'attester que penser en dehors de la psychanalyse peut néanmoins rejoindre ses lignes de force. Ainsi par exemple, son interrogation sur le pragmatisme comme dérive de la Mètis quand elle s'autonomise des deux autres modes de savoir ; ou l'importance cruciale que l'auteur attribue à "la place asymétrique et d'exception" pour installer la scène énonciative de Logos et permettre l'accès à une véritable pensée critique ; ou encore, son interrogation pertinente à propos de la possibilité d'une énonciation - quant il y a, comme actuellement, injonction implicite à la forme discursive Mètis - lorsque "les places ne cessent de fusionner". Toutes ces élaborations rejoignent ce que la psychanalyse identifie comme les lois du langage. > lire la suite