Angèle Kremer-Marietti, Auguste Comte et la science politique

JUIN 2007

 

 

 

 

 

 
 
L'Harmattan / Epistémologie et philosophie des sciences
 
2007
 
252 pages - 22,50 €


 
 

 

Présentation par l'Editeur

 

Le projet global d'Auguste Comte, celui de constituer une science sociale, s'est initialement manifesté dans le projet de constituer une science politique (et cela, explicitement dans les premiers opuscules), puis s'est diversifié en projet d'une science sociologique et même d'une science anthropologique - pour finalement déboucher sur une religion dans le Système de politique positive, qui va bien au-delà du projet initial en le refermant définitivement sur une « totalité » que ses prémisses n'impliquaient pas nécessairement.
Posant la notion d'Humanité au-dessus des peuples, des religions• et des gouvernements, il semble que Comte ait apporté le résultat le plus original de sa philosophie : faire accéder à une « religion» dont l'essentiel est d'honorer l'humain au-delà de toutes les divinités! Ayant refusé la souveraineté du peuple, la liberté illimitée de la conscience, et même souhaité retirer de la devise républicaine la mention de l'égalité (représentant à ses yeux autant le pur individualisme que l'envie et la cupidité), Comte répond finalement à la question démocratique par un seul mot, « altruisme ».

 
 
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L'auteur

 

Angèle KREMER-MARIETTI a publié récemment, La philosophie cognitive (2001), Épistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006). Le kaléidoscope épistémologique d'Auguste Comte. Sentiments Images Signes (2007) ; Éd. Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006) ; Éd. Buenos Books America (New York) : Seven Epistemological Essays fram Hobbes to Popper (2007).

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Table des matières

 

 

        

 

 

 

 

Citations

 


(p. 7)

" LE PUBLICISTE OU L'EXPERT EN POLITIQUE SELON AUGUSTE COMTE

À titre de préambule, je ferai une remarque actuelle. À propos de l'expertise qui est la fonction des experts, il peut être intéressant de découvrir certains développements récents dans deux domaines très éloignés l'un de l'autre, mais que le positivisme de Comte n'aurait pas dédaigné de rapprocher, en tant qu'ils concernent une science abstraite et une science concrète. Qu'il s'agisse du domaine des recherches logiques liées à l'Intelligence Artificielle en vue de formaliser et d'axiomatiser le « savoir-faire» ou qu'il s'agisse du domaine des « savoir-faire métier » ou « savoir-faire industriel» : dans l'un et l'autre cas, il est question de la notion précise de savoir-faire qui relève, en principe, des qualités de l'expert, quel qu'il soit. En effet, cette notion a été reconnue d'un point de vue purement logique par les tenants de la philosophie analytique derrière Gilbert Ryle en 1949 et maintenant par la philosophie formelle4 qui en est dérivée en 2005. Elle a été également reconnue d'un point de vue technique en 2003-2004, dans le domaine de l'ingénierie spécialisée dans la formalisation des « savoir-faire métier» dont manifestement la finalité peut être exclusivement de pratique commerciale: comme de prendre en compte des commandes, ou de gérer avec tact les contentieux, ou en général du savoir-faire de l'entreprise. Mais, de quelque façon qu'on le comprenne, le savoir-faire est actuellement formalisable, soit compris du point de vue purement logique soit compris du point de vue simplement technique ou pratique. "
 

 

 

 

Dossier de presse / Critiques / Etudes

 

 

Lire également du même auteur l'article :

Comte ou une science politique conçue comme science de la consistance agrégative

(Dogma)

 


 

 

 

 

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