Patrick Fontaine, Platon autrement dit

JUIN 2007

 

 

 

 

 
 
L'Harmattan / Nous, les sans-philosophie
 
2007
 
368 pages, 31,00 €


 
 

 

Présentation par l'Editeur

 

Comment distinguer Socrate et Platon, comment distinguer Platon de Socrate ?... Entre un auteur absent et un sophiste contradictoire... entre une démarche et une pensée qui se succèdent, se chevauchent, ou se repoussent,... entre un disciple incroyablement modeste, qui s'efface derrière son maître, et le même, effroyablement orgueilleux, qui le manipule...

Au-delà des décisions des commentateurs, il faut reposer la question, et apercevoir que le disciple met l'identité de son maître au service du citoyen.

Platon n'insère rien entre l'homme et sa pensée, rien entre le citoyen et la Cité, rien entre le lecteur et le texte, ni opinion, ni idéologie, ni scepticisme, ni dogmatisme... seulement Socrate. Ce personnage tient le dialogue comme espace politique, où il reçoit toute pensée. C'est à l'homme alors de se dire lui-même, afin de suspendre la prospérité absolue du malheur, qui n'a pas d'autre cause qu'un défaut d'identité.

Afin de combler ce défaut et d'établir la Cité juste, Platon affirme sans idéalisme la causalité radicale du bien. A l'opposé de ce que fera la philosophie après lui, il ne prend pas la parole et il laisse dans le dialogue l'existence humaine se signifier. Le sens de l'homme c'est ce que l'homme dit de lui-même : l'homme est radicalement bon, nul n'est méchant volontairement, mais le malheur est absolu.

Platon, autrement dit, n'impose rien à l'homme et, par postulat politique du bien, le rend maître de sa pensée.

 
 
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L'auteur

 

Patrick Fontaine est docteur en philosophie de l'Université de Paris X-Nanterre ; professeur certifié, il enseigne en lycée. Il est l'auteur de L'amour de la non-philosophie (Kimé). Deux ouvrages sont en préparation : La République non-philosophique et Le manuel non-philosophique de l'homme et du citoyen.
 

 

 

Table des matières

 

 

  

 

 

 

 

Citations

 


Fin de l'Introduction (p. 47)

" Il n'y a donc dans ce travail ni progression au sens traditionnel du tenne, ni analyse ni tension vers une solution philosophique, mais, dans un style non-philosophique, un parcours, en cercles concentriques, qui approche le réel de l'individu dans son rapport à la Cité. Les concepts auxquels nous nous consacrons dans la partie de l'Amoureuse, sont, philosophie comprise, les concepts liés à l'ordre du reçu, et qui font les activités du monde (le monde, le vivant, le corps, le plaisir, l'homme, le mythe). Dans la partie de l'Aimée, ce sont les concepts au travers desquels se construit la technique platonicienne, ou technique non-philosophique, par laquelle se reçoit l'identité (la technique, la dialectique, le savoir, les Formes, la ressemblance et la participation). Nous nous consacrons dans la partie réservée à l'Amour aux concepts selon lesquels ordonner cette réception et éduquer ainsi l'individu à se conduire et à s'organiser selon cette identité issue du dialogue (la justice, la cause, le bien, le dieu).  "
 

 

 

 

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