Nicole-Nikol Abecassis, Comprendre l'Art contemporain

JUIN 2007

 

 

Présentation de François Dagognet

 

 

 
 
L'Harmattan / Ouverture philosophique
 
2007
 
294 pages, 26,00 €


 
 

 

Présentation par l'Editeur

 

Les audaces et les ruptures radicales de l'art contemporain avec tout ce qui a pu se faire en matière d'art avant lui sont proprement déroutantes. Voici un éclairage n'omettant aucune forme de création. Il ne s'agit pas d'un dictionnaire de plus des arts contemporains, mais d'un véritable système théorique articulant la multitude des propositions artistiques contemporaines. En même temps, l'histoire de l'art contemporain est articulé non seulement à l'histoire de l'art qui précède, mais aussi à l'Histoire générale contemporaine avec ses faits les plus troublants : totalitarisme, génocides, guerre nucléaire, terrorisme international...
 
 
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Citations

 


Extrait de la Présentation de François Dagognet (p. 5)
 

" Celui qui lira ce livre, Comprendre j'art contemporain, en sortira confondu car jamais, à notre connaissance, n'a été aussi bien exposée la question de cet àrt. Nous en est offert une vue spectrale, celle d'une philosophie hégélienne mais qui reprend entièrement la catégorisation hégélienne et la modernise.
En règle générale, le théoricien de l'art s'enferme dans une œuvre qu'il cherche à comprendre; il va même jusqu'à en envisager le style, les procédures et même l'Ecole à laquelle appartient tel ou tel artiste. Nous ne sortons pas d'un commentaire empirico-descriptif, en tout cas, particularisé.
Ici, on rompt avec ce genre d'étude. D'abord, - exercice plus difficile - on ne manque jamais d'assumer les sourdes relations qui lient entre eux les arts souvent et apparemment éloignés (la musique à laquelle la plupart des œuvres se réfèrent). Plus encore, on ne sépare pas ce repérage des arts désormais unis entre eux des bouleversements techniques et sociaux auxquels - volens nolens - ils participent, et qu'ils intègrent.
L'ensemble de ces inter-relations nous éloigne donc de la méthode qui cultive la simple reprise ou la limitation.
Simple échantillon de ces analyses: alors que l'art classique (dont on part) a favorisé le statisme, l'art qui suivra incorpore le mouvement qui devient une grille de lecture du Monde - qui lui-même accorde la primauté à la vitesse (ultérieurement l'avion et plus tard la navette spatiale) -. Pas ou plus de cloisonnement! On rompt avec ce qui précède. La sculpture, le plus immobilisant des arts, s'ouvre alors au déplacement, ce qui nous vaudra un Marcheur, une jambe en avant, désalignée de l'autre. Le futurisme, plus tard, prolongera ce courant, ainsi que, à leur façon, Calder et Tinguely, le cubisme aussi (qui implique un rapide changement de perspective, une sorte de circularité). "
 

 

 

 

 

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