Jacques Marchand, La pensée grecque

1. La naissance d'un monde

AOUT 2007

 

 


Sagesses

Enquête historique sur la recherche de l'autonomie et du bonheur

volume 4: La pensée grecque, tome 1 La naissance d'un monde

 

 
 
Liber
 
2007
 
360 pages, 28 dollars CAN
 
 
 

 

 

Présentation par l'Editeur

 

La Grèce est indiscutablement le premier et principal berceau de l’Occident. Son nom évoque la naissance de la politique et de la démocratie, du droit et de la médecine, du théâtre et de l’histoire, de la science et de la philosophie. Mais comment ces institutions ont-elles pris naissance? N’a-t-il pas fallu qu’un certain nombre de valeurs fondamentales s’établissent peu à peu pour que deviennent simplement possibles toutes ces créations de l’esprit qui nous paraissent aujourd’hui aller de soi? Et n’a-t-il pas fallu, en définitive, qu’un bon nombre d’individus croient que la réussite de leur vie était impensable sans cette immense instauration socioculturelle? C’est à ces questions que répond Jacques Marchand dans cet ouvrage consacré au monde grec antique, à ses institutions et à ses valeurs. Synthèse historique, sociologique et culturelle autant qu’interprétation pénétrante et forte du «miracle grec», son enquête saisit dans son articulation profonde l’émergence d’une civilisation — la nôtre.


 

 

 

L'auteur

 

Jacques Marchand a été professeur de philosophie. Il poursuit ici sa recherche sur les sagesses anciennes, c’est-à-dire sur les traditions de pensée qui sont à la source de notre propre compréhension du monde et en particulier de notre vision de la réussite et du bonheur. Aux éditions Liber il a publié Autonomie personnelle et stratégie de vie. Essai de morale fondamentale (2000), Sagesses 1. Introduction générale, les Indo-Européens, les Égyptiens (2001), Sagesses 2. Les Mésopotamiens, les Syriens, les Phéniciens (2002) et Sagesses 3. L'idéologie biblique (2005).



 

 

 

 

Table des matières

 

 

 

 

 

 

 

Citations

 

Début de l'Introduction générale (p. 7)


"  Le but global de mon projet est d'aboutir à une vue d'ensemble de la philosophie antique, non pas à une série d'exposés juxtaposés mais à une vue d'ensemble. Je m'expliquerai davantage sur les implications profondes d'un tel projet au fur et à mesure que je m'y fraierai un chemin ; mais il est évident qu'il pose des problèmes de méthode que l'on retrouverait à peu près tels quels si l'on envisageait de prendre une vue d'ensemble sur n'importe quelle autre période de l'histoire de la pensée.
Je me contenterai pour le moment d'énoncer sommairement les raisons qui m'ont amené à prendre pour objet d'étude la philosophie antique. Outre l'intérêt intrinsèque évident d'une réflexion sur la construction historique de la sagesse antique, j'invoquerai comme première justification de ma recherche le simple fait que la réflexion philosophique au sens où nous l'entendons en Occident commence en Grèce : comment s'invente alors la sagesse philosophique telle que les Grecs l'entendent, quelles possibilités recouvre-t-elle, quels horizons ouvre-t-elle tant dans le domaine scientifique que dans le domaine social et personnel ? Le seul fait qu'il s'agisse d'un commencement quasi absolu offre à mes yeux un intérêt très particulier, même si la réflexion philosophique se présente le plus souvent comme un recommencement plus ou moins radical à toutes les périodes de l'histoire. "

 

 

 

 

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Entrevue de Jacques Marchand
Bulletin Liber n°1
 

Autonomie personnelle et stratégie de vie ainsi que Sagesses, dont le premier volume est paru à l’automne 2001, sont des œuvres sommes — autant par leur longueur que par leur ambition théorique. Vous avez peu publié au cours de vos trente-cinq ans d’enseignement, et voilà ces «gros morceaux». On devine que les thèmes que vous y traitez vous occupent en silence depuis longtemps. Comment résumeriez-vous votre entreprise ?

   Je crois que j’ai été depuis toujours un chercheur solitaire. Au Québec, l’intellectuel vit dans un climat semi-désertique qui favorise cette indépendance d’esprit, du moins chez ceux qui sont assez «autodidactes» pour supporter un environnement peu motivant et peu sollicitant. Je croyais en la nécessité vitale de ma recherche et cela me suffisait. Je me suis donc très tôt habitué à écrire sans avoir en vue quelque communication ou publication que ce soit. Ainsi s’est dégagé un espace de silence immense qui a fini par me protéger et, si j’ose dire, me stimuler: me stimuler de l’intérieur, sans agenda ni contraintes.

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