|
Jacques Marchand, La pensée grecque 1. La naissance d'un monde |
AOUT 2007
Sagesses
Enquête historique sur la recherche de l'autonomie et du bonheur
volume 4: La pensée grecque, tome 1 La
naissance d'un monde

|
Présentation par l'Editeur |
La Grèce est indiscutablement le premier et
principal berceau de l’Occident. Son nom évoque la naissance de la politique et
de la démocratie, du droit et de la médecine, du théâtre et de l’histoire, de la
science et de la philosophie. Mais comment ces institutions ont-elles pris
naissance? N’a-t-il pas fallu qu’un certain nombre de valeurs fondamentales
s’établissent peu à peu pour que deviennent simplement possibles toutes ces
créations de l’esprit qui nous paraissent aujourd’hui aller de soi? Et n’a-t-il
pas fallu, en définitive, qu’un bon nombre d’individus croient que la réussite
de leur vie était impensable sans cette immense instauration socioculturelle?
C’est à ces questions que répond Jacques Marchand dans cet ouvrage consacré au
monde grec antique, à ses institutions et à ses valeurs. Synthèse historique,
sociologique et culturelle autant qu’interprétation pénétrante et forte du
«miracle grec», son enquête saisit dans son articulation profonde l’émergence
d’une civilisation — la nôtre.
|
L'auteur |
Jacques Marchand a été professeur de
philosophie. Il poursuit ici sa recherche sur les sagesses anciennes,
c’est-à-dire sur les traditions de pensée qui sont à la source de notre propre
compréhension du monde et en particulier de notre vision de la réussite et du
bonheur. Aux éditions Liber il a publié Autonomie personnelle et stratégie de
vie. Essai de morale fondamentale (2000), Sagesses 1. Introduction
générale, les Indo-Européens, les Égyptiens (2001), Sagesses 2. Les
Mésopotamiens, les Syriens, les Phéniciens (2002) et Sagesses 3.
L'idéologie biblique (2005).
|
Table des matières |
|
Citations |
Début de l'Introduction générale (p. 7)
" Le but global de mon projet est
d'aboutir à une vue d'ensemble de la philosophie antique, non pas à une série
d'exposés juxtaposés mais à une vue d'ensemble. Je m'expliquerai davantage sur
les implications profondes d'un tel projet au fur et à mesure que je m'y
fraierai un chemin ; mais il est évident qu'il pose des problèmes de méthode que
l'on retrouverait à peu près tels quels si l'on envisageait de prendre une vue
d'ensemble sur n'importe quelle autre période de l'histoire de la pensée.
Je me contenterai pour le moment d'énoncer sommairement les raisons qui m'ont
amené à prendre pour objet d'étude la philosophie antique. Outre l'intérêt
intrinsèque évident d'une réflexion sur la construction historique de la sagesse
antique, j'invoquerai comme première justification de ma recherche le simple
fait que la réflexion philosophique au sens où nous l'entendons en Occident
commence en Grèce : comment s'invente alors la sagesse philosophique telle que
les Grecs l'entendent, quelles possibilités recouvre-t-elle, quels horizons
ouvre-t-elle tant dans le domaine scientifique que dans le domaine social et
personnel ? Le seul fait qu'il s'agisse d'un commencement quasi absolu offre à
mes yeux un intérêt très particulier, même si la réflexion philosophique se
présente le plus souvent comme un recommencement plus ou moins radical à toutes
les périodes de l'histoire. "
|
Dossier de presse / Etudes / Critiques / Documents liés |
Entrevue de Jacques
Marchand
Bulletin Liber n°1
Autonomie personnelle et stratégie de vie
ainsi que Sagesses, dont le premier
volume est paru à l’automne 2001, sont des œuvres sommes — autant par leur
longueur que par leur ambition théorique. Vous avez peu publié au cours de vos
trente-cinq ans d’enseignement, et voilà ces «gros morceaux». On devine que les
thèmes que vous y traitez vous occupent en silence depuis longtemps. Comment
résumeriez-vous votre entreprise ?
Je crois que j’ai été depuis toujours un chercheur solitaire. Au Québec,
l’intellectuel vit dans un climat semi-désertique qui favorise cette
indépendance d’esprit, du moins chez ceux qui sont assez «autodidactes» pour
supporter un environnement peu motivant et peu sollicitant. Je croyais en la
nécessité vitale de ma recherche et cela me suffisait. Je me suis donc très tôt
habitué à écrire sans avoir en vue quelque communication ou publication que ce
soit. Ainsi s’est dégagé un espace de silence immense qui a fini par me protéger
et, si j’ose dire, me stimuler: me stimuler de l’intérieur, sans agenda ni
contraintes.