Fernando Belo, Le jeu des sciences avec Heidegger et Derrida

La phénoménologie reformulée, en vérité

NOVEMBRE 2007

 

 


volume 2



 

 
 
L'Harmattan / Ouverture philosophique
 
2007
 
670 pages, 52 euros
 
 
 

 

 

Présentation par l'Editeur

 


Le jeu, c'est l'unité du hasard et de la nécessité (Derrida).
Soit l'exemple d'une voiture : ses règles sont étudiées au laboratoire pour jouer dans une scène aléatoire de circulation, sous la loi du trafic. De même chez les vivants qui, en plus, sont engendrés et nourris les uns par les autres : c'est leur scène de circulation, sous la loi de la jungle. Leur autonomie (programme génétique) et celle des unités sociales humaines (apprentissage, langage) leur sont données par d'autres vivants restés en retrait.
Hors du dualisme sujet/objet, la composition de philosophie avec sciences rend possible d'affirmer : détermination sans déterminisme, réduction sans réductionnisme, relativité (car tout est historique) sans relativisme. D'affirmer donc la vérité phénoménologique des découvertes scientifiques majeures, le champ des sciences étant unifié et articulé : le but de la phénoménologie de Husserl s'accomplit, autrement qu'il l'avait prévu.
Dès lors, on pourra repenser l'interdisciplinarité, peut-être aussi la pédagogie.
 

 

 

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L'auteur

 

 

Fernando BELO, ingénieur civil à Lisbonne (1956), licence en théologie à Louvain-Paris (1967-1968). Auteur de Lecture matérialiste de l'évangile de Marc, Cerf (1974), traduit en castillan, allemand et anglais (NY). Professeur de Philosophie du langage à la Faculté de Lettres de Lisbonne (1975-2003), plusieurs livres publiés en portugais, y compris sa thèse sur l'épistémologie de la linguistique saussurienne (1989, F C. Gulbenkian).

 

 

 

Table des matières

 

 

      

 

 

 

Citations

 

Début du chap. 10 (p. 11)


" 1. Disons, d'une façon générale, que l'on peut distinguer trois types de textes en philosophie. D'abord, celui des grands penseurs que la tradition a retenus, ceux qui ont su poser ou reposer les grandes questions de cette discipline. Ensuite ceux qui commentent ces grands textes, en détaillent leurs questions et leurs réponses, leurs motifs et leurs arguments, les développent avec plus ou moins de bonheur. Le troisième type est celui dont je me suis réclamé au début, celui des ingénieurs en philosophie, ceux qui élargissent les questions des premiers pour tester leur fécondité (bons d'autres domaines, esthétiques, éthiques, politiques, scientifiques, et ainsi de suite. Bien sûr, ils se mélangent souvent. Ce que j'essaie ici montrerait la fécondité de cette dernière activité textuelle par rapport à la deuxième, s'il se trouve que l'on accepte que, lus à partir de Derrida, Prigogine et des sciences, les textes de Heidegger révèlent une fécondité nouvelle, que personne, semble-t-il, n'avait soupçonnée jusqu'ici. De même en ce qui concerne les lectures de Derrida par les autres, ou de Prigogine, ou de chacune des sciences retenues ici. "
 

 

 

 

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