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Alain Santacreu, Les Sept Fils du Derviche |
JUILLET 2007
roman

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Présentation par l'Editeur |
Quand un homme meurt, disent les Upanishads,
sa parole se résorbe dans le sens intérieur. Cette saveur inconnue d’un post
mortem de la parole humaine, Les Sept Fils du Derviche nous la restitue dans la
tradition retrouvée d’un grand récit visionnaire.
« L’instant d’avant, pourtant, j’ai atteint le désespoir, le point du souffle,
cet orifice vide de la serrure par où l’œil ouvre la porte au-delà. Hagard, je
m’abandonne à la mort, jetant un dernier coup d’œil en arrière : la vie me
quitte… Suis-je seulement né, moi qui voudrais mourir ? »
L’action commence à Toulouse pour se poursuivre à Istanbul et en Asie mineure.
Mais en apparence seulement, car l’évocation progressive de la « caverne aux
Sept Dormants » n’est peut-être pas qu’une lointaine légende du passé… Le voyage
a d’abord lieu dans le mouvement même du récit, dans cette façon si
singulièrement simple, quasi imperceptible et musicale d’emporter son lecteur
dans le tourbillon vide en lui faisant danser le Nom du souffle de sa vie.
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L'auteur |
Né en 1950 à Toulouse de parents catalans,
Alain Santacreu, avant de devenir professeur de lettres, étudie à la Faculté
de Toulouse puis se dirige vers la pratique du théâtre au Conservatoire de
Toulouse. Acteur et metteur en scène au Théâtre de l'Acte (Artaud/Grotowski)
puis au Grenier de Bourgogne et au Théâtre de Bourgogne. Il deviendra ensuite
Directeur de Centre culturel de Belfort. En 1999 paraît son premier texte :
Les sept fils du Derviche suivi du Manifeste contrelittéraire ,
éditions Jean Curutchet. En 2000 il créé la revue trimestrielle
Contrelittérature. A l’automne 2005, il a dirigé la publication d’un ouvrage
collectif aux éditions du Rocher La Contrelittérature : un manifeste pour
l'esprit .
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Table des matières |
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Citations |
Début du chap. II (p. 13)
" Un long moment il s'enivre de cette ivresse
qui se déverse dans son crâne comme un rire liquide et brûlant. Et puis il part
d'un grand éclat de rire, avant de se mettre à pleurer. Il rit à travers ses
larmes, en brandissant un stylo dont il s'est saisi à la place de l'arme - ce
con !
Le stylo est venu se lover à la racine de son pouce et de son index, tandis que
ses autres doigts se refermaient sur sa paume, ce creux au regard interdit, cet
espace palmaire que les Toulousains appellent pan - c'est-à-dire l'empan de
Toulouse, une ancienne mesure de longueur autrefois en usage dans le Midi.
Pan ! ainsi qu'un coup de feu, mortel comme ce dieu dont la mort annonce la
naissance du Verbe.
Il inspire profondément, gonflant ses poumons ainsi que des voiles pleines de
liesse. Sa mort éclate comme un éclat de rire ; la vie à nouveau a le goût des
réglisses ...
Il aurait voulu ne pouvoir écrire qu'à partir de ce dont il ne pourrait jamais
douter, se livrer, corps et âme, à la vie dans la mort. "
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(à venir)