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Argumentation - Autonomie - Ecriture - Elèves - Evaluation - Histoire - Invention - Littérature - Méthode - Penser

 

 

 

Argumentation

Titre : Y a-t-il une vie après la dissertation ?

Auteur : Pascal Engel

Source : Côté philo n° 3

Philosophe(s) cité(s) : John Stuart Mill,

Je n’ai rien à ajouter au diagnostic très lucide de Jean-Jacques Rosat sur la dissertation (Côté Philo, n°1) et j’y souscris totalement. [1] Mais, comme le montre la réaction mitigée de Jean-Jacques Guinchard (Côté Philo n°2), il est difficile de dire que l’on est pour ou contre cet exercice sans indiquer de quoi l’on parle. Guinchard nous demande : So what ? J’essaie ici de suggérer une réponse à la question : What’s next ?
Rêvons un instant les yeux ouverts. Imaginons que la plupart des manuels de philosophie de terminale, des rapports de jurys de concours, des professeurs de philosophie toutes catégories confondues, des intellectuels signant dans les journaux « philosophe et écrivain », des parents-d’élèves-anxieux-de-la-note-au-bac, des présentateurs d’émissions « philosophiques » de télé et de radio, etc. souscrivent aux conseils suivants pour la rédaction d’une dissertation de philosophie... > lire la suite

 

Autonomie

Titre : La dissertation - un art pour tous

Auteur : Patrice Deramaix

Source : Disputatio

Philosophe(s) cité(s) :

Exercice académique, la dissertation, souvent décriée comme un instrument de sélection sociale, reste une démarche intellectuelle indispensable pour qui veut apprendre à penser par lui-même. Quelques principes pour réussir l'épreuve et faire de la dissert un acte créatif et libérateur.
Dans l'enseignement classique, la dissertation est l'exercice de la pensée par excellence. La maîtrise du langage écrit témoignait autant de la rigueur du raisonnement que de l'intégration des valeurs portées par l'élite culturelle. Aujourd'hui, la dissertation est vécue comme une procédure de sélection sociale ou professionnelle - sa maîtrise est indispensable à la réussite du bac, la dissertation est une étape de la sélection professionnelle dans nombre d'administrations - dont on peut se demander s'il reste adéquat dans nos sociétés dominées par les impératifs marchands. En effet, le pragmatisme de la réussite sociale ne favorise pas la réflexion distanciée ou la virtuosité langagière.
Il y a cependant de bonne raisons d'apprendre à disserter. > lire la suite

 

Ecriture

Titre : DIVERSIFIER L'ECRITURE PHILOSOPHIQUE

Auteur : Michel Tozzi

Source : L'Agora n° 7

Philosophe(s) cité(s) :

 

La dissertation est la voie incontournable d’apprentissage de la philosophie en terminale. Et si l’on tentait d’utiliser d’autres genres pratiqués par les philosophes eux-mêmes, comme l’aphorisme, la lettre, le dialogue ?
La place de l’écrit est prédominante dans l’enseignement philosophique : le texte est la trace par laquelle nous est transmise la grande tradition de la pensée ; la dissertation est l’exercice par lequel l’élève apprend à penser par lui-même; c’est cet écrit qui constitue l’épreuve d’examen et sera préparé dès le début de l’année.
On connaît la thèse de la "raison graphique" (Goody) : c’est l’apparition de l’écriture qui permet l’émergence d’une pensée rationnelle dans l’humanité. La structure de la langue grecque aurait elle-même favorisé une réflexion métaphysique sur l’Être. Les exigences de cohésion et de cohérence propres aux processus rédactionnels s’expriment fortement dans les nécessités discursives du texte philosophique : souci paraphrastique de définition des mots, et distinctions sémantiques des notions par la conceptualisation, mise en relation étroite des concepts et emboîtement des questions dans la problématisation, enchaînement serré des phrases et des paragraphes dans la préoccupation logique de l’argumentation. L’écriture est ainsi indispensable pour la précision et la rigueur d’une pensée travaillant sur et par une langue naturelle. > lire la suite

 

Elèves

Titre : Patrick Rayou : La Dissert de philo

Auteur : Serge Cospérec

Source : Côté philo n° 1

Philosophe(s) cité(s) : Patrick Rayou

Patrick Rayou part d’un constat bien connu : l’ambition philosophique est celle d’une pensée critique et autonome, or la plupart des dissertations sont « des écrits peu problématiques et conventionnels » témoignant du « douloureux et criant écart » entre ce qui est idéa-lement attendu des élèves et « la piètre réalité » de leurs « performances effectives ». D’où cette question : pourquoi les élèves remettent-ils des copies si éloignées des attentes et reflétant si peu ce qu’ils pensent ? > lire la suite

 

Evaluation

Titre : QUELLE EVALUATION POUR LA DISSERTATION ?

Auteur : Azizi Abderahman

Source : L'Agora

Philosophe(s) cité(s) :

L’évaluation est sans nul doute l’une des questions les plus débattues et les plus controversées de la pédagogie moderne. Les divergences s’accentuent dès qu’il s’agit d’envisager l’évaluation dans son rapport au champ de la pensée philosophique: y a-t-il compatibilité entre évaluer et philosopher?
Peut-on évaluer en philosophie?
Les avis restent divergents. Pour certains gardiens de la tradition philosophique, "Il est clair que l’évaluation d’une copie, c’est-à-dire l’appréciation de son caractère philosophique, ne peut résulter d’une grille qui serait construite à partir de compétences que l’on aurait réussi à isoler." (1)
De ce point de vue, la dissertation philosophique reste une œuvre de définition singulière, son évaluation ne peut être qu’un acte de jugement. Mais qu’en est-il de ce jugement qui ne peut être déféré à une autre instance que celle du correcteur? Une grille de correction barèmée serait-elle possible alors? > lire la suite

 

Histoire

Titre : Éléments pour une histoire de la dissertation de philosophie dans l'enseignement secondaire

Auteur : Bruno Poucet

Source : http://aecse2001.univ-lille1.fr

Philosophe(s) cité(s) : Jacques Mangeart, Charles Bénard, Jules Lachelier...

 

Réfléchir sur la dissertation, c'est réfléchir sur l'exercice central de la pratique pédagogique actuelle de l'enseignement de la philosophie. Il est central à plusieurs titres : c'est l'un des trois exercices imposé aux candidats au baccalauréat de l'enseignement général et technologique ; c'est aussi l'un des exercices qui fait périodiquement objet de polémiques entre les professeurs et l'opinion publique, en particulier lorsqu'il est question des résultats, jugés inférieurs à ceux des autres disciplines scolaires ; c'est enfin l'exercice qui divise les professeurs de philosophie. Certains d'entre eux estiment que c'est le seul exercice réellement formateur, apte à instruire le jugement philosophique des adolescents ; d'autres, au contraire, sans en remettre en cause l'existence, estiment qu'il n'est qu'un exercice scolaire parmi d'autres. Si le débat se focalise ainsi sur la dissertation, c'est bien parce que, par delà cet exercice, est posée la question de la pratique pédagogique de l'enseignement de la philosophie dans les classes terminales du secondaire. > lire la suite

 

Invention

Titre : Ateliers d'écriture : l'écriture d'invention et l'enseignement

Auteur : Bruno Bernardi

Source : http://www.remue.net

Philosophe(s) cité(s) : Michel Foucault

L'enseignement de la philosophie en France s'est développé autour de deux formes réciproques : le cours, la dissertation. Le présupposé commun de ces deux formes : il n'y a de rapport authentique à la philosophie, autrement dit philosophique, qu'actif. De là l'idée selon laquelle un professeur de philosophie ne peut se borner à exposer des pensées que d'autres auraient eues, les doctrines des philosophes, mais doit concevoir son enseignement comme une activité de penser. Faire cours c'est alors poser, et donc se poser, un problème pour son propre compte, tenter de le prendre en charge en faisant fond sur les œuvres des philosophes comme objet d'appropriation. De là aussi la place centrale accordée à la dissertation comme exercice au travers duquel chaque élève est appelé, pour son propre compte, à faire de la philosophie : rencontrer un problème, en mesurer les enjeux, chercher à le prendre en charge par un mouvement de sa propre pensée. Cet idéal régulateur, car c'est bien de cela qu'il s'agit, est régulièrement remis en cause, et de plus en plus frontalement, comme porteur d'une double présomption. > lire la suite

 

Littérature

Titre : La dissertation en lettres: état des lieux, prise de position

Auteur : Fanny Capel

Source : Sauver les Lettres

Philosophe(s) cité(s) : Alain Lhomme

 

L'enseignement de la philosophie en France, y compris au lycée, consiste à apprendre aux élèves à philosopher, à faire de la philosophie. Ils sont ainsi invités à adopter littéralement la démarche des philosophes qu'ils étudient, à entrer à leur tour dans la sphère de l'analyse critique du monde; que ce soit à la manière aristotélicienne, en apprenant à faire dialoguer avec elle-même leur propre pensée; que ce soit à la manière cartésienne, en apprenant à soumettre méthodiquement leurs opinions à l'épreuve du doute. Il s'agit bien entendu d'une démarche modeste, que les jeunes gens de dix-huit ans effectueront selon leurs moyens; néanmoins c'est une démarche honnête, ni artificielle ni truquée, qui n'est pas un ersatz de philosophie. La question centrale de ce colloque consiste donc à savoir si la dissertation est, à cet égard, un exercice toujours adéquat; si, dès lors qu'ils respectent les principes de la dissertation philosophique, les élèves d'aujourd'hui feront bel et bien de la philosophie. > lire la suite

 

Méthode

Titre : Disserter en philosophie

Auteur : Baudry Rocquin

Source : http://www.ac-grenoble.fr

Philosophe(s) cité(s) : Aristote

La philosophie n’a pas d’objet, elle est définie par sa méthode. Elle peut s’interroger sur tout, contrairement à toute « science » qui se cantonne à un domaine et aux phénomènes qui s’y rattachent : la biologie ne s’intéresse pas aux faits économiques mais à ceux de la nature. La philosophie, elle, chapeaute toutes les sciences, et c’est en cela qu’elle en est la « princesse » (« la première d’entre toutes » ; plutôt que « la reine »), n’a pas de bornes puisqu’elle peut indistinctement s’interroger sur « qu’est-ce qu’un fait social ? » (en sociologie), « qu’est-ce qui est historique ? » (en histoire), « le vivant » (en biologie) ou « la mathématique est-elle un jeu de l’esprit ? ». Au-delà des sciences, elle est évidemment capable de s’interroger sur « le temps», « les robots », « le probable », « la fête »… Tout ce qui touche à notre réalité. > lire la suite

 

Penser

Titre : Penser et disserter

Auteur : Jean-Jacques Rosat

Source : Côté philo n° 1

Philosophe(s) cité(s) :

L’actuel débat autour des programmes a fait apparaître un phénomène qui ne laisse pas d’être fascinant : quand on montre, à partir des Annales, que des notions comme l’Histoire, l’Art ou la Liberté peuvent engendrer des problèmes philosophiques si hétérogènes entre eux et en nombre si indéfini qu’aucun cours, si bien fait soit-il, ne saurait en traiter le quart, beaucoup de professeurs ne sont nullement impressionnés et répondent qu’un élève qui a eu un bon cours (entendez : un cours authentiquement philosophique) doit être capable de mettre en œuvre la notion concernée quel que soit l’intitulé du sujet où elle se rencontre, et quel que soit le contexte de problème où elle se trouve impliquée. Or cette croyance est régulièrement démentie par les faits : chaque année, au baccalauréat, l’immense majorité des copies manifeste l’impossibilité pour les élèves d’opérer une telle transposition, qui semble bien relever du tour de force réservé aux excellents. Pourtant la croyance persiste. Pourquoi ?
Cette croyance repose sur une certaine représentation de la pensée. Pour le dire rapidement, toute notion serait caractérisée ultimement par un unique noyau de sens, un concept véritable qui se déclinerait et se déploierait sous des modalités diverses selon le contexte dans lequel il est mis en œuvre. Penser, ce serait parcourir, selon un ordre justifié par la structure interne du concept lui-même, la totalité de ses significations : la pensée est l’auto-déploiement du concept. On aura reconnu là, dans une version très grossière, un modèle typiquement hégélien.
D’où vient la prégnance de ce modèle ? Comment expliquer que des professeurs qui ne se sentent pas particulièrement hégéliens mais se diront kantiens ou nietzschéens ou deleuziens, voire marxistes, adhèrent à une telle conception ? > lire la suite

 

 

 

 

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