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Concept - Connaissance - Corps - Dualisme - Ex-appropriation - Métaphysique - Pulsion - Réflexion - Spéculation - Temps
Titre : Hegel, Heidegger et la grammaire de l'être Auteur : Gaetano Chiurazzi Source : http://www.bu.edu Philosophe(s) cité(s) : Hegel, Heidegger
(Extrait) Dans la Doctrine du concept Hegel montre le processus de la constitution du Sujet, et en particulier l'explication de ce que dans la Phénomenologie il définissait comme le point de vue fondamental de sa philosophie, c'est-à-dire que «la Substance est Sujet». Le Sujet est la médiation absolue, synthèse: cette vérité «appartient aux vues les plus profondes et plus justes qui se trouvent dans la critique de la raison» de Kant, et surtout à sa «déduction transcendentale de la catégorie». La catégorie - la Substance en tant qu'elle est devenue Sujet à travers la Réflexion - n'est pas quelque chose de vide, comme le «Je pense» kantien, qui est même une simple «connexion» (Verbindung), (2) mais elle est riche de contenu, c'est-à-dire qu'elle est principe de son autodifférenciation, qu'elle contient ses différences comme posées par elle-même. Cette autodifférenciation est le processus qui mène du concept au syllogisme: ce passage est important parce qu'il montre que la constitution du contenu comporte chez Hegel un remplissage du nom vide (le concept en tant qu'il provient immédiatement de la Substance), qui d'abord se présente comme quelque chose d'extérieur, un petit mot (Wörtchen, selon l'expression même de Kant), la copule du jugement, pour devenir nom rempli dans la médiation du syllogisme. Le syllogisme montre l'unité qui est au fond du sujet et du prédicat: il ne s'agit pas d'une copule (qui au contraire engendre une partition, Ur-teil), mais d'un nom. Dans sa plénitude ce nom se détermine à l'existence: le paragraphe sur l'Objectivité montre encore le pouvoir d'autodétermination du concept qui s'étend jusqu'à comprendre en son intérieur les déterminations modales, en premier lieu celle d'existence. Le rôle que joue dans ce domaine la preuve ontologique de l'existence de Dieu est fondamental: de cette façon Hegel vise avant tout à démontrer le pouvoir d'autodétermination du concept bien au-delà de la limite que Kant lui avait conféré, et par conséquent la nullité de la modalité en tant que rapport extérieur (qui a affaire même avec la réflexion extérieure). Il faut observer entre autres que, si d'après Hegel il y a des jugements de la modalité, il n'y a pas par contre de syllogismes de la modalité, parce que, en général, la modalité comporte une multiplicité, une différenciation des formes, une articulation qui implique un principe grammatical qui ne peut pas être réduit à un rapport logique. Il faut reléver encore l'inversion entre les catégories de relation et les catégories modales que Hegel opère dans la doctrine de l'essence, parce que la relation substantielle prépare ainsi la détermination même du concept en tant qu'absolu dans sa liberté autodéterminante, tandis que les déterminations modales n'auraient pas permis de parvenir à ce résultat, étant plutôt quelque chose qui limite la positionalité du sujet. > lire la suite
Titre : Spinozisme et religiosité Auteur : Eric Delassus Source : http://edelassus.free.fr/ Philosophe(s) cité(s) : Spinoza
(Extrait) Or
qu'est-ce que l'esprit pour Spinoza, sinon ce mode par lequel nous accédons
à la perception de la substance selon l'attribut de la pensée.
Titre : Le corps peut-il être un sujet ? Auteur : Pierre Guenancia Source : http://www.itereva.pf Philosophe(s) cité(s) : Descartes
Rappelons le passage des Sixièmes
Réponses aux Objections où Descartes relate les difficultés qu’il a, lui le
premier, éprouvées à concevoir distinctement l’esprit et le corps et à
s’abstenir de mélanger leurs propriétés respectives :
Titre : Ch. V : Le dualisme cartésien (résumé du chap. V de Philosophie et phénoménologie du corps, PUF, 1965) Auteur : Michel Henry Source : http://www.michelhenry.com Philosophe(s) cité(s) : Descartes
L’union cartésienne de l’âme et du corps, mélange de substance étendue et de substance pensante, n’est qu’une dégradation du dualisme ontologique, due au renoncement à l’immanence absolue de la subjectivité. L’idéal mathématique de Descartes est cause de l’absence dans son système d’une théorie transcendantale de l’affectivité. Il refuse à celle-ci l’appartenance à la pure pensée et scinde le cogito, en établissant une hiérarchie entre les Erlebnisse. L’affectivité est imputée au corps, lui-même conçu comme étendue, les passions sont le fait des esprits animaux aveugles. Ainsi naît le faux problème de l’action de l’âme sur le corps et sa pseudo solution par Descartes : la relation des deux substances, corps étendue et substance pensée rejetée dans le domaine transcendant ne peut plus être qu’une relation causale, ou bien un parallélisme qui aboutit à sa propre négation. Cette dénaturation de la subjectivité se retrouve chez Kant.
Titre : IL FAUT BIEN MANGER» OU LE CALCUL DU SUJET Auteur : Jacques Derrida Source : http://personales.ciudad.com.ar/Derrida Philosophe(s) cité(s) : Descartes, Kant, Heidegger, etc.
Dès la «naissance», sans doute avant elle, l’être-jeté se réapproprie, ou plutôt s’ex-approprie dans des formes qui ne sont pas encore celles du sujet ou du projet. La question «qui ? » devient alors «qui (est) jeté?», «qui» devient «qui» depuis la destinerrance de l’être-jeté? Qu’il s’agisse toujours de la trace, mais aussi d’itérabilité (Limited Inc.), cela signifie que cette ex-appropriation ne peut pas se stabiliser absolument dans la forme du sujet. Celui-ci suppose la présence, c’est-à-dire la substance, la stase, la stance. Ne pas pouvoir se stabiliser absolument, cela signifierait pouvoir seulement se stabiliser: relative stabilisation de ce qui reste instable, ou plutôt non stable. L’ex-appropriation ne se ferme plus, elle ne se totalise jamais. Il ne faudrait pas prendre ces figures pour des métaphores (la métaphoricité suppose l’ex-appropriation) ni les déterminer selon l’opposition grammaticale actif/passif. Entre le jeté et la chute (Verfallen) il y a là aussi un lieu de passage possible. Pourquoi la Geworfenheit, sans être remise en question, se laisse-t-elle marginaliser ensuite dans la pensée de Heidegger, c’est ce qu’il faut continuer à interroger. Et l’ex-appropriation n’est pas une limite, si on entend sous ce mot une fermeture ou une négativité. Elle suppose l’irréductibilité du rapport à l’autre. L’autre résiste à toute subjectivation, et même à l’intériorisation-idéalisation de ce qu’on appelle le travail du deuil. Le non-subjectivable dans l’expérience du deuil, c’est ce que j’ai tenté de décrire dans Glas ou dans Mémoires (pour Paul de Man[vii] > lire le texte
Titre : Subjectivité et métaphysique. Qu'est-ce qu'un sujet ? Auteur : Michel Boucey Source : http://mboucey.free.fr Philosophe(s) cité(s) : Aristote, Descartes, Kant, Heidegger, etc.
Titre : Pulsion et subjectivité (Documents de travail du département de philosophie de l’université de Poitiers, conférence du séminaire de DEA du 8 janvier 2004) Auteur : Vincent Stanek Source : http://www.sha.univ-poitiers.fr/philosophie Philosophe(s) cité(s) : Schopenhauer
(Extrait) La leçon de Heidegger
est donc la suivante : malgré ses insuffisances, la doctrine de Schopenhauer
serait importante au sens où elle constituerait un maillon dans l'histoire
de la métaphysique de la subjectivité. Or, on peut et l'on doit mettre en
doute cette présentation massive, et ce que j'ai déjà dit de Schopenhauer
contribue déjà, je l'espère, à le montrer. En effet, il est très difficile
de faire de Schopenhauer une figure de l'histoire de la mutation de la
subjectité (ou upokeimenon) en subjectivité, de la substance en un sujet,
dans la mesure où bien loin de conjoindre la substantialité et la
subjectivité, il contribue plus que tout autre à les disjoindre.
Schopenhauer affirme ainsi que le mot de substance doit être abandonné, ou
alors, il doit désigner justement ce que la tradition nommait upokeimenon,
c'est-à-dire la matière. Schopenhauer refuse de donner à la subjectivité les
attributs de la substance, parce qu'il a bien conscience que la subjectivité
est inapte à les endosser. Citons à cet égard un texte important, tiré du
Supplément 20 : (je retraduis) « par conséquent dans la conscience de soi
[c'est-à-dire dans l'élément de la subjectivité] la volonté n'est pas perçue
comme le substrat permanent de ses mouvements [Regungen], et donc n'est pas
intuitionnée comme une substance permanente ; mais ce sont ses actes,
mouvements [Bewegungen] et états singuliers, au nombre desquels on trouve
les résolutions, les souhaits et les affects, que nous connaissons
immédiatement successivement et tant qu'ils durent » (S. 320)
Titre : LEIBNIZ. DYNAMIQUE ET METAPHYSIQUE Auteur : Frédéric Deluermoz Source : http://www.ac-reunion.fr Philosophe(s) cité(s) : Leibniz
(Extrait) Cependant, comme l’indique cette citation, la subjectivation de la puissance finie n’est pleinement accomplie que lorsque est effectivement présente en elle la réflexion, c’est-à-dire chez les monades douées d’aperception que sont les âmes. Il y a en effet comme le dit Leibniz, « une différence entre les substances intelligentes et celles qui ne le sont pas » et cette différence « est aussi grande que celle qu’il y a entre un miroir et celui qui voit [98] ». La réflexion dans soi qui constitue la substance n’est ainsi effective que chez ce que Leibniz appelle les esprits en lesquels s’explicite ce que les substances simples ne sont qu’implicitement, soit l’unité réfléchie de la spontanéité et de l’harmonie, du singulier et de l’universel. En effet, l’âme intelligente, en « connaissant ce qu’elle est [99] », accède à l’individualité complète, à l’identité achevée qui est l’identité morale, car, par cette auto-connaissance, « elle peut dire ce moi qui dit beaucoup [100] », ce qui fait que non seulement « elle subsiste métaphysiquement bien plus que les autre [101] », mais qu’encore et surtout, « elle demeure la même moralement et fait le même personnage [102] », de sorte que c’est « la connaissance de ce moi qui la rend capable de châtiment et de récompense [103] ». Mais par là, la conquête de sa dimension singulière est en même temps pour l’âme la conquête de sa dimension universelle. En effet, cette connaissance de soi qui en fait un individu, cette attention à ce qui est en elle ouvre du même coup son horizon, élargit sa vue. Réfléchissant sur son activité perceptive constitutive en laquelle s’exprime l’univers entier, l’âme s’ouvre sur l’universel et surtout, elle devient à même de découvrir les vérités nécessaires et universelles qui régissent ce qu’elle représente, la rationalité de l’univers qui s’exprime en elle. Dévoilant ainsi la logique qui l’habite, l’âme intelligente est à même d’engendrer des énoncés, de construire des enchaînements de propositions, bref, de raisonner. De cette façon, elle interpose le raisonnement entre elle et sa perception et c’est en cela qu’elle n’est pas seulement image de l’univers, simple miroir, mais bien vision, car « image de la divinité même (…) capable de connaître le système de l’univers et d’en imiter quelque chose par des échantillons architectoniques [104] ». Ainsi est-ce en rapportant à soi la perception par la médiation du raisonnement, par la torsion interne de la réflexion, ainsi est-ce parce qu’elles « sont situées latéralement par rapport à ce qui les constitue [105] » que les âmes sont capables d’auto-organisation, de libre engendrement de leurs actes. C’est donc par le repli de l’aperception que l’individualité accède à l’effectivité, que la subjectivité, l’auto-détermination du singulier trouve son sens complet. > lire le texte
Titre : Le mystère de la construction spéculative (Extrait de La Sainte famille) Auteur : Karl Marx Source : http://www.marxists.org Philosophe(s) cité(s) : Hegel, Szeliga
(Extrait) Cette opération, on
l'appelle en langage spéculatif : concevoir la substance en tant que sujet,
en tant que procès interne, en tant que personne absolue, et cette façon de
concevoir les choses constitue le caractère essentiel de la méthode
hégélienne.
Titre : La Substance (leçon) Auteur : L. Gerbier Source : http://www.cerphi.net Philosophe(s) cité(s) : divers
Étymologiquement, la substance est conçue
comme "ce qui se tient (stare) dessous (sub)", expression dans laquelle on
distingue implicitement un certain mode d'être d'un autre : le premier est
celui des choses qui ne peuvent exister sans être en relation avec autre
chose qu'elles-mêmes (accidents, qualités, propriétés), le second est celui
des choses qui existent par elles-mêmes, et qui constituent ainsi le foyer
ou le support des premières.
29/12/05 |
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