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Philosophie-en-france un site de Didier Moulinier |
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Autrui - Communauté - Congés - Culture - Délivrance - Deuil - Ecriture (1) - Ecriture (2) - Etranger - Honte - Langage - Langue - Métaphysique - Métissage - Pluralité - Politique - Retour - Sens - Temps - Divers
Titre : Lecture lévinassienne de l'exil Auteur : Philippe Solal Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
La réflexion contemporaine sur la morale
a souligné la crise sans précédent des valeurs, dont les thèmes récents de
l'individualisme, des « incivilités », et du déclin des valeurs religieuses,
sont le symptôme. A cela s'est ajouté, plus récemment encore, la résurgence
en France d'actes racistes, de l'antisémitisme, et l'apparition de cette
nouvelle forme de criminalité qui consiste à violer les sépultures des
morts, à profaner les cimetières en recouvrant les tombes d'inscriptions
injurieuses.
Titre : Communauté d'exils et exils communautaires. A propos de Zygmunt Bauman (début du texte) Auteur : André Tosel Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
La condition d'exil est celle où des individus membres d'une communauté sont contraints à l'abandonner. Elle signifie privation du lieu où chacun habite en se sentant chez soi, en son monde, et participe peu ou prou à sa vie publique. La situation historique du peuple juif contraint à la déportation durant l'Antiquité, chassé de sa terre après la défaite par l'occupant romain, est la figure emblématique de l'exil. Jusqu'à la fondation de l'Etat d'Israël, après la seconde guerre mondiale, cet exil a été incessant. Le peuple juif a dû se disperser en communautés toujours unies par le lien de la foi, mais soumises à des persécutions. La diaspora est une errance puisque ces communautés n'ont jamais été assurées d'un véritable accueil là où elles avaient cru trouver refuge. Elles ont été souvent contraintes à abandonner les pays qui avaient accepté provisoirement leur établissement. Il en a été ainsi en Europe occidentale avec les lois de pureté de sang imposées en Espagne et au Portugal. Il en a été de même en Europe centrale et orientale (Pologne, Russie) avec les pogroms qui ont régulièrement jeté dans la violence et l'insécurité les communautés et qui ont fait des juifs des exilés de l'intérieur.
Titre : Les Congiés de Jean Bodel, Baude Fastoul et Hélinand de Froidmont Auteur : Sylvie Nève Source : Théâtre missionné d'Arras
En 1195, Hélinand de Froidmont, trouvère
aristocrate devenu moine cistercien, incite ses contemporains à prendre
congé du monde, dans un long poème de 50 strophes. Il adresse sa prédication
aux religieux corrompus, aux jeunes aristocrates, aux pauvres gens. Il y
exhorte chacun à quitter l’opulence et les illusions pour rejoindre la
compagnie de Dieu.
Titre : Étrangement humain Auteur : Corinne Daubigny Source : http://www.cairn.info
La subjectivité humaine se construit dans un rapport à
l’autre (et à l’Autre), dans un champ culturel d’échanges, de créations, de
langage, de symbolisations, de pensées, de prescriptions et d’interdits :
elle est sujette, comme Freud nous l’a enseigné – surtout dans ses écrits
tardifs –, à une forme de malaise inhérent à son émergence, un malaise qui
se transforme et se diversifie dans l’histoire des civilisations.
Titre : L'Horizon de Bradbury. L'écriture d'exil entre espoir et délivrance (extrait) Auteur : Stéphane Dufoix Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
Qu'est-ce que l'exil ? Généralement,
l'idée est associée à un déplacement et à une distance par rapport à ce que
nous appelons un référent-origine - qui peut être un Etat, une terre, un
pays, une nation, un peuple, une religion, une langue - ainsi qu'au
sentiment de perte et de nostalgie lié à cette distance. On considère
parfois qu'un autre élément essentiel de l'exil est la contrainte du départ
sous la pression du danger. C'est le cas dans un texte récent de l'écrivain
lan Buruma qui nous accompagnera tout au long de cet article. Selon Buruma,
celui qui n'a pas été obligé de fuir ne pourrait être considéré comme
"exilé". Il est impossible de s'en tenir là, pour au moins deux raisons.
Titre : L'inscription du deuil relatif à l'exil dans l'écriture d'Antonio D'Alfonso Auteur : Chantal Ringuet Source : http://www.athabascau.ca
L'œuvre d'Antonio D'Alfonso se compose d'une vingtaine de textes qui abordent les thèmes de la migration, du rapport à l'Histoire, de la langue et de l'espace, de la famille, des origines et de la création littéraire et artistique. De La chanson du Shaman à Sedna (1973) à Plaidoyer pour l'ethnicité (1996) en passant par Avril ou l'anti-passion (1987), son texte le plus notoire, l'auteur propose une réflexion pertinente sur le choc provoqué par la rencontre des cultures et la difficulté de consolider des appartenances distinctes. Cette réflexion comporte un aspect "traumatique", puisque la situation de l'écrivain migrant italien semble vouée à une impasse colossale. Afin de mieux comprendre la représentation de cette problématique dans l'œuvre de D'Alfonso, examinons maintenant le lien intrinsèque entre le deuil et la migration . D'emblée, il importe de considérer que s'attarder à des thèmes aussi délicats que le deuil, le trauma et la nostalgie des origines dans une analyse littéraire nous confronte à une doxa fondatrice des rapports entre la littérature et l'immigration ou l'exil. Certes, changer de pays, voire de culture convoque la présence du deuil dans un parcours singulier, quel qu'il soit. Ce qui ne veut pas dire que l'on doit pour autant taxer tout immigrant(e), tout exilé(e) ou fils (fille) d'immigrants ou d'exilés d'"endeuillé(e)", ou encore de faire du deuil l'objet d'une théorisation en vogue. Néanmoins, il demeure pertinent de considérer ces thèmes à la lecture de l'œuvre d'alfonsienne, puisque la traversée du deuil s'y inscrit de manière récurrente. Traversée, mais d'abord exploration qui embrasse la problématique migratoire tout en se situant au-delà de celle-ci. > lire la suite
Titre : Ecritures de l'exil (texte de présentation, 4è de couverture) Auteur : Augustin Giovannoni Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
L'exil est pour l'être humain une amère et dure invitation au
sérieux. Son expérience concentre en effet dans une décision ou un choix,
dans un événement tragique ou une persécution, l'impossibilité du retour en
arrière, et ceci non pas de manière diluée, mais subitement et dans une
rupture : le renoncement à l'ancienne vie se fait de manière irréversible.
Comme épreuve, l'exil représente la précarité, la vulnérabilité, la
fondamentale inconsistance de tout ce qui semblait acquis ou permanent : une
telle transformation creuse dans l'existence le vide problématique du
non-sens, et renvoie à une sorte de place vide ou d'absence.
Titre : Ecriture de l'exil, exil de l'écriture Auteur : Nedim Gürsel Source : http://www.bleublancturc.com
Ecrire est une expérience qui isole. La
feuille blanche exige la solitude, ce terrible recueillement à la clarté
déserte d'une lampe qui donnait le vertige à Stéphane Mallarmé. Celui-ci n'a
pu surmonter l'épreuve qu'en écartant la lampe : "On n'écrit pas,
lumineusement, sur champ obscur." Et Franz Kafka, qui n'était " rien
que littérature", selon ses propres termes, parle à Felice d'un
singulier projet : s'installer avec une lampe et ce qu'il faut pour écrire
au cœur d'une vaste cave isolée. "On n'est jamais assez seul quand on
écrit, dit-il. Lorsqu'on écrit, il n'y a jamais assez de silence autour de
vous, la nuit est encore trop peu la nuit."
Etranger (sur Walter Benjamin) Titre : Exil (extrait) Auteur : Anne Roche Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
Inutile aussi de refaire ici en abrégé une biographie de Benjamin, il en existe d'excellentes. On tentera plutôt ici d'envisager l'exil et ses effets sous les angles suivants: l'exil comme expérience native, comme approche de l'Autre, de l'étranger, du pays étranger, façon de voir le Soi à partir de l'Autre, et ses effets sur l'écriture: sur les conditions même de la production intellectuelle, sur sa nature (une écriture politique, où l'exil n'est pas seulement géographique, mais social, pas seulement individuel, mais collectif), et enfin ce qu'on pourrait appeler une épistémologie de l'exil, le lointain comme condition même du savoir: « Les images arrachées à leur ancien contexte se présentent comme des joyaux dans les salles austères de notre discernement tardif - comme des vestiges ou des torses dans la galerie du collectionneur. » Ajoutons qu'il s'agit d'une écriture qui n'est jamais plaintive, qui sait dire la jouissance de l'ailleurs, mais qui en dit aussi le coût.
Titre : Comment peut-pn être Cioran ? Auteur : Liliane Nicorescu Source : http://www.poexil.umontreal.ca
« Ce qui est bizarre chez Cioran »,
disait l’un de ses amis de jeunesse, « ce n’est pas son inquiétude d’être
homme, mais l’inquiétude d’être Roumain ». Cette « inquiétude » s’est
consommée, chez Cioran, en deux temps, et a été marquée par un intense
mécontentement à l’idée d’appartenir à une culture « mineure », et par la
réconciliation ultérieure avec son pays d’origine. Les deux « étapes » sont
difficiles à baliser, d’autant plus que Cioran les a vécues, une bonne
partie de sa vie, simultanément et avec la même passion. « Il y a eu des
moments où j'avais honte d'être roumain, écrivait-il en 1933. Mais, si je
regrette quelque chose, ce sont ces moments-là. Et si je n'avais de roumain
que les défauts, je n'en aimerais pas moins mon pays, contre lequel je
m'acharne par amour. »
Titre : Antonin Artaud exilé du langage (extrait) Auteur : Hervé Castanet Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
Notre interrogation (...) portera sur la position subjective dont Artaud témoigne et qui touche à l'exil : pour lui, il y a eu rapt du langage et envoûtement de son corps, et sur la place et la fonction de l'œuvre dans ce témoignage auquel, évidemment, elle donne forme. A.A. est exilé du langage. L'œuvre n'est pas seulement témoignage, elle assure une construction et même une véritable élaboration conceptuelle, ainsi Le théâtre de la cruauté qui redéfinit la représentation et sa clôture habituelle en référence à un nouveau corps désenvoûté. Autrement dit, nous réarticulerons l'œuvre d'A.A. à l'aune de cet exil radical du langage.
Titre : L'écriture de l'exil, ou l'angoisse du vide : une lecture du roman "Ana Non" d'Agustín Gómez-Arcos Auteur : Ricard Ripoll Villanueva Source : http://www.arts.uwa.edu.au/motspluriels
Etre l'autre, tout en étant soi-même ; écrire l'angoisse de la séparation, tout en acceptant la langue dans laquelle cette séparation se dévoile ; repenser, du départ - qui est un rejet de l'autre vers soi - à l'arrivée - qui est marquée par le rejet de soi à l'autre, l'itinéraire d'un déplacement qui devient co-naissance ; évoquer sans cesse les figures d'origines qui, jusqu'alors, n'avaient aucune prise ; revisiter les lieux d'une présence mythique, pour se souvenir d'un passé qui n'a jamais existé (si ce n'est dans le désir d'identité qui, tout d'un coup, devient primordial), ou pour construire un futur au-delà des angoisses du temps... Telles sont, parmi d'autres, les figures d'un exil bien particulier : celui de l'écrivain qui abandonne son pays et qui ajoute au déplacement physique le déplacement de ses repères identitaires. Le Romantisme a sans doute reçu l'influence de ce genre de départ : de Madame de Staël à Victor Hugo, l'écrivain exilé conserve les liens avec sa patrie puisqu'il continue à écrire dans sa langue (et donc à communiquer avec ses mêmes lecteurs), contre le "mal du siècle" qui est en partie redevable à ces départs ignominieux. Mais que se passe-t-il lorsque l'écrivain, en s'exilant, s'exile également dans sa langue ? Lorsque son départ devient cassure, partage entre deux espaces, entre deux langues, entre deux cultures ? > lire la suite
Titre : Sieyès métaphysicien. Une philosophie en exil (extrait) Auteur : Jacques Guilhaumou Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
Le projet métaphysique de Sieyès se précise, avec plus ou moins de constance selon les périodes de sa vie, tout au long de cinquante années et plus d'écriture, lui-même considérant avoir atteint une hauteur de vue nécessaire à la réflexion dès 1765, donc à 17 ans !. Mais, en 1816, alors qu'il approche des soixante dix ans, nous pensons qu'il n'a nullement renoncé à réfléchir, voire à écrire, même si sa vue baisse et le condamne à poser sa plume dans une échéance très proche. S'il convient donc de prendre en compte cet itinéraire métaphysique dans son intégralité, il importe tout autant d'en caractériser la dernière étape, une philosophie en exil fortement marquée par la rupture du lien national, et la nécessité de défendre l'ordre libéral au sein même de la pensée abstraite, en définissant clairement son fondement ontologique. Un exil tout autant intérieur qu'extérieur qui lui permet de revenir à une « simplicité métaphysique » que ses amis philosophes allemands appréciaient tant pendant le Directoire.
Titre : Expérience et écriture du post-exil Auteur : Alexis Nouss Source : http://www.er.uqam.ca
Le métissage fut fruit d’exil. Le colon vivait l’exil et s’unit, lui l’étranger, à celle qui ne l’était pas puisque indigène, ou à celle qui l’était tout autant puisque esclave amenée de loin. Le poids de l’histoire et l’opprobre attaché au colonialisme sont-ils tels qu’il faille occulter le passé et préférer d’autres notions, d’autres termes pour traduire les croisements identitaires et culturels ? L’argumentation a été tenue : les conditions d’émergence du métissage en interdiraient la valorisation car il est entaché de la flétrissure impérialiste, il porte les stigmates de l’oppression colonialiste. L’Occident est coutumier de ces bonnes consciences refaites à coups de refoulement. À ce compte-là, l’enfant du viol devrait effacer les marques de son origine et se fondre dans une normalité recherchée pour compenser la honte. C’est lui refuser le droit à une pleine identité. Au contraire, il lui faut assumer son ascendance, exercer sa liberté et transformer la contingence en destin. Le monde actuel, sommé de régler ses arriérés postcoloniaux, trouve dans le métissage1, en inversant les données précédentes, un éclairage nouveau quant à la question de l’exil. Celui-ci appelle une reconsidération car il déborde ses anciens paramètres. > lire la suite
Titre : Exil et politique de la pluralité. "Du tout, du tous et du chacun" chez Spinoza et Arendt (début du texte) Auteur : Augustin Giovannoni Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
Le terme exil désigne dans le lexique
spinoziste des perspectives qui, sans être contradictoires, relèvent de
visons distinctes de la vie juive en exil. Il implique tout à la fois la
persécution, la disparition, l'évanouissement au sein de la société
d'accueil. Il est mentionné comme exil biblique, perte de Sion, exclusion
d'un domicile, migration ou errance. Le peuple juif ne devient pas un peuple
dans l'autochtonie, mais dans l'exil, l'exil en Égypte, puis de nouveau à
Babylone. Au moment où Spinoza rédige le Traité Théologico-Politique,
il reste toujours sans attaches, tel un voyageur.
Titre : Exil et politique dans le monde antique (début du texte) Auteur : Gabriella Giglioni Bodei Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
L'exil compte parmi les expériences les plus douloureuses que l'on puisse connaître, particulièrement quand cette expérience est liée à la lutte politique et à la guerre civile, qui déchirent l'existence et la conscience de chacun. Des individus, des groupes d'individus ou même des peuples entiers sont contraints d'abandonner les lieux où chacun d'eux est né ou a grandi, les personnes qui leur sont les plus chères (leur famille et leurs amis), le réseau de protection politique et juridique que l'Etat auquel ils appartiennent leur garantit, leur travail, leur profession ou leur langue. Catapultés dans un monde qui leur est hostile, dépaysés, isolés, désormais étrangers aux yeux des autres et même, en partie, à leurs propres yeux, les exilés dépendent du bon vouloir, plus ou moins intéressé, de ceux qui les accueillent. Violemment arrachés à leur terre, ils perdent leurs racines et la substance qui auparavant les alimentait (même si, pour certains d'entre eux, le fait de s'éloigner de leur patrie pour vivre avec tous ceux qui partagent leurs idées et leurs sentiments peut en fin de compte s'avérer avantageux).
Titre : L'exil et le retour, schèmes mortifères ? Le cas d'Aimé Césaire et de Hölderlin (extrait) Auteur : François Warin Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
Pour essayer de donner un contenu
déterminé à des notions qui restent un peu nébuleuses, nous les examinerons
à partir des "cas" de deux poètes chez qui le retour est mis en avant,
l'exil étant implicitement considéré comme un deuil : le poète du Cahier
du retour au pays natal et le poète du retournement natal. "Cas",
nous l'entendrons dans un double sens, au sens médical du terme, comme
illustration exemplaire, mais aussi au sens où « cas» peut signifier une
exception à la règle.
Titre : Exil du sens - Sens de l'exil Auteur : Fawzi BOUBIA et Anne-Marie GRESSER Source : http://calenda.revues.org
(Colloque à la
Maison de la Recherche en Sciences HumainesUniversité de Caen (23-25
septembre 2004))
Titre : Exilés dans le temps (début du texte) Auteur : Remo Bodei Source : Ecritures de l'exil, Sous la direction de A. Giovannoni, L'Harmattan, 2006
Il existe des situations qui rapprochent les hommes en dépit de leur éloignement dans le temps et dans l'espace. Celles-ci se répètent avec une infinité de variations, mais elles semblent toutes marquées par des tonalités affectives très semblables, qui s'inscrivent dans une même expérience fondamentale. L'une d'entre elles, c'est l'exil, une forme particulière d'éloignement, qui peut être spatiale (et toucher des individus particuliers ou des peuples entiers, chassés de leur patrie), mais aussi temporelle. Dans ce second cas, tout le monde est concerné, car à chaque instant, nous sommes tous expulsés du temps que nous avions vécu jusqu'alors, expulsés du passé comme d'une patrie irrécupérable, et propulsés vers un avenir inconnu, à partir duquel il n'est plus possible de revenir en arrière: ce qui nous en empêche, c'est une autorité hostile et étrangère à notre volonté, le « temps tyran », que l'on n'accepte de reconnaître qu'à contrecoeur.
COLLOQUE au Centre
Culturel International de Cerisy-La-Salle
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COLLOQUE PARLÉ, VISUEL ET SONORE
Panim-Pnim :
L’exil prend-il au visage ? RAMAT GAN et TEL AVIV, 7-8-9 MAI 2006
De Shmattes au visage, fondement de la civilisation
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ANNALES DU PATRIMOINEN° 03, Mars 2005 Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris III (France)
Depuis Adam et Eve et à travers l'espace et le temps, les
sociétés humaines ont toujours été marquées par les flux d'hommes. Ces
phénomènes ayant à leur tour été longtemps pris en charge par la
littérature. Au nombre des contours qu'épousent ces déplacements d'hommes
figure l'exil. Volontaire, souhaité ou obligé, l'exil marquera de façon
remarquable la production littéraire en générale et les textes africains
d'après les indépendances en particulier. Ainsi remarque t - on que la
problématique de ces textes a rarement échappé à la notion des mouvements
migratoires et de leur impact. >
suite
Littérature de l'exil Dans le cadre de son école doctorale, le Centre d’étude de l’Europe médiane (CEEM) de l’INALCO en collaboration avec le Centre interdisciplinaire de Recherches Centre-Européennes (CIRCE) de la Sorbonne-Paris IV, a organisé, le 23 mai 2003, une table ronde consacrée aux Littératures de l’exil. Vox Poetica propose les enregistrements sonores des interventions.
08/11/2007 |
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