










et d'autres dossiers en préparation
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Esthétique -
Existence - Incarnation -
Inconscient - Militance
- Universel - Vérité
Esthétique
Titre : L’expérience esthétique dans
la philosophie de Gilles Deleuze
Auteur : Henri Callat
Source :
http://www.mcxapc.org
Philosophe(s) cité(s) : Kant, Husserl,
Deleuze
« Das ist das Problem ». Tel est le
problème, proclame Husserl dans ses « Leçons pour une phénoménologie de la
conscience intime du temps ». (1)
Et ce « problème », à première vue, ressemble étrangement à celui posé par
Gilles Deleuze dans « Différence et Répétition ».
Que nous dit en effet Husserl du problème, du paradoxe du temps ? « Le temps
est rigide et pourtant le temps coule. Dans le flux du temps, dans la
descente continue dans le passé, se constitue un temps qui ne coule pas,
absolument fixe, identique, objectif. Tel est le problème. » (…absolut fest,
identische, objective Zeit. Das ist das Problem. » (2)
Qu’écrit Deleuze dans « Différence et Répétition » ? « le temps n’est pas
subordonné au mouvement ; forme du changement le plus radical, mais la forme
du changement ne change pas. » (3)
Gilles Deleuze, fondamentalement, ne serait-il que phénoménologue,
s’inscrivant toujours, d’une manière seulement originale, dans la grande
tradition classique et néo-classique ?
En réalité, entre l’auteur des « Leçons… » et celui de « Différence et
Répétition » ou de « Logique du sens », il y a plus qu’une nuance. Je
n’écrirai pas un abîme parce que la pensée deleuzienne fait partie de celles
qui tout en s’en différenciant, n’exclut aucune de celles qui l’ont précédée
: « Ce ne sont pas les ressemblances, mais les différences qui se
ressemblent » (4) , écrit Lévi-Strauss. Et c’est bien dans ce paradoxe
épistémique qu’il faut inscrire la démarche deleuzienne au regard de la
phénoménologie husserlienne beaucoup moins pour le lever que pour en
approfondir le fonctionnement par une analyse plus fine du « plan
d’immanence » dans lequel il s’inscrit, du temps d’expression qui lui est
propre ! >
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Existence
Titre : Existence et mathématiques :
les deux Paul
Auteur : Béotien
Source :
http://maquerelleduvrai.hautetfort.com
Philosophe(s) cité(s) : Alain Badiou
Sous le terme de « sujet », tel que
l’emploie en général Alain Badiou, il faut entendre la part de nous-mêmes ou
les traits de nos existences qui, peut-être, méritent d’être sauvés : notre
part d’immortalité. C’est en ce sens que le problème de l’existence devient
pour lui problème du sujet ou des sujets, en même temps que la philosophie
de l’existence devient théorie du sujet.
Badiou reconnaît souvent l’importance qu’a eue pour lui la pensée de Lacan.
C’est que les écrits et les séminaires de Lacan peuvent être reçus comme une
série d’élaborations théoriques (et athées) autour de cette part de
nous-mêmes susceptible, si elle existe, d’être sauvée par la cure
psychanalytique : le « sujet » de l’inconscient. De cette façon, Badiou
inscrit Lacan dans une lignée discontinue de penseurs de l’existence qui
passe notamment par Pascal (le catholique) et Kierkegaard (le protestant),
ces « anti-philosophes » tendus vers la pensée d’un sujet de la foi.
De sorte que la traversée de Lacan, au bout du compte, ne s’avère peut-être
pas aussi décisive que ce qu’on pouvait croire au départ. Dans EE, la
théorie du sujet articule le sujet à la fidélité (il n’y a de sujet que
d’une fidélité), pose qu’une fidélité qui sauve est une vérité, et rapporte
toute vérité à un événement-miracle qui en est la (quasi)cause. C’est le
salut chrétien qui semble ainsi mis en schème : tout événement est un peu «
christ », toute vérité un peu « église », et il n’y a pas d’autres sujets
que nos « œuvres » : le meilleur de nous-mêmes, c’est toujours ce que nous
consacrons à telle ou telle vérité. Ainsi la traversée de l’anti-philosophie
de Lacan par Badiou doit-elle être lue aussi comme une répétition de Saint
Paul. Cette traversée de l’un qui devient répétition de l’autre dans un
schème formel est un trait important de la philosophie de l’existence
d’Alain Badiou, comme « théorie du sujet ». >
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Incarnation
Titre : CIRCULARITE LOGIQUE ET
EVENEMENT DE L’INCARNATION DANS LES LECONS SUR LA RELIGION ABSOLUE DE HEGEL
Auteur : Marie France Badie
Source :
http://www.univ-montp3.fr
Philosophe(s) cité(s) : Hegel
Dans le titre de cette communication – «
Circularité logique et Evénement de l’Incarnation » - une majuscule est
mise, conjointement, à Evénement et à Incarnation. Or, si dans les Leçons de
Berlin sur la religion absolue, l’Incarnation est - comme
nous le verrons – Evénement, cette surenchère, marquée par la double
majuscule, n’est-elle pas inutile, voire fallacieuse…une sorte de pléonasme
? D’une certaine façon, mon exposé tournera autour de la défense de cette
duplicité - Evénement / Incarnation - duplicité maintenue, affirmée ; non
réductrice d’un terme à l’autre. La duplicité – en termes de Concept et de
représentation – est inscrite dans le Concept même de religion absolue.
Pourtant, les circularités logique et spirituelle – telles qu’elles sont
déployées dans le premier temps de la religion absolue - le Règne du Père -
tendent à l’annuler : La représentation n’y est qu’un « moment » de la
vérité en soi – pour soi… Seule l’analyse de l’Incarnation, dans le deuxième
temps de
a religion absolue - le Règne du Fils – retient la duplicité dans sa
résolution même. >
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Inconscient
Titre : Au-delà de la pulsion
(compte-rendu d'un livre de Jacques Robion)
Auteur : Jean-Paul Resweber
Source :
http://leportique.revues.org
Philosophe(s) cité(s) : Jean-Paul Sartre,
Jacques Lacan
Ce petit livre mérite d’être signalé à
l’attention de quiconque s’intéresse au rapport de la philosophie et de la
psychanalyse. Au-delà de la pulsion, il y a l’être du phénomène, la réalité
de l’événement, la loi de toute culture, l’existence d’un sujet échappant à
la « compulsion de psychisation » et à la dialectique sartrienne du pour-soi
et de l’en-soi que, selon l’auteur, J. Lacan reconduit sous le masque du
signifiant et de sa chute dans l’objet a. Privé de son enracinement dans une
réflexivité constituante, le sujet s’exténue à s’objectiver en suivant la
pente d’une fatale aliénation, enchaîné qu’il est au déterminisme des
signifiants qui détruit en lui toute liberté concrète : « L’inconscient est
une liaison que n’accomplit pas le sujet », note J. Robion (p. 55). Voici le
sujet assujetti à son inconscient, happé par la force de pulsions qu’il ne
maîtrise pas. À ce sujet aliéné, l’auteur oppose le sujet-événement, chez
lequel l’inconscient n’est pas fondateur. Ce dernier fait barrage, en
quelque sorte, à l’événement fondateur de la subjectivité : « Si le
phénomène psychique cesse d’être doté d’une vie autonome antérieure à sa
saisie consciente, l’inconscient pourra se penser alors comme une
événementalisation interdite » (p. 4 de couverture). >
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Militance
Titre : L’être, l’événement, la
militance
Auteur : Alain Badiou, interviewé
par Nicole-Édith THÉVENIN
Source :
http://multitudes.samizdat.net
Philosophe(s) cité(s) : Cantor, Hegel,
Marx, Lacan...
Je ne "passe" par de la théorie des
processus et des contradictions à la théorie des multiplicités. Le
cheminement de pensée est - très grossièrement - le suivant.
1) La détermination de l’être en tant qu’être n’est pensée que dans la
mathématique (c’est à mon sens un grand progrès matérialiste que de
s’apercevoir que l’ontologie pure existe historiquement comme science). La
mathématique parvient à la fin du siècle dernier- avec la création de
Cantor- à une forme de pensée de la pensée qu’elle est, donc à une
présentation de l’ontologie, qui n’existait jusqu’alors que dans la forme
"pratique" de la mathématique historique. Nous savons désormais que l’être
se laisse penser comme multiplicité de multiplicités, ultimement tissée du
seul vide.
2) Mais ce qui est ainsi visé n’est que l’être dans l’inertie-multiple des
situations structurées. L’événement est comme tel soustrait à la loi,
mathématiquement déchiffrable, de telles situations. Le sens premier (et
fondamental) de la soustraction est là : un "surgir" en éclipse-de-soi
déroge à au moins un principe essentiel de la mathématique de l’être (le
principe dit de fondation : en ce sens, l’événement est in-fondé).
3) S’engage alors un processus intra-situationnel, qui n’est pas réductible
à l’état de la situation. Il y a bien là, j’y insiste, processus, et même
processus infini. Que certains de ces processus soient représentables, et
aient été présentés, dans la forme de la dialectique est tout à fait assuré.
(...)
Je poursuis. Le processus post-événementiel "évalue" les termes de la
situation du point de l’événement. Je l’appelle une fidélité. Politiquement,
il s’agira évidemment de la fidélité militante, pratique, aux événements de
type "révolutionnaire" (le nom importe beaucoup, mais comme ce nom est
lui-même une invention tirée du vide, il change).
5) Le processus fait advenir, au futur antérieur, une vérité de la situation
tout entière, vérité qui est un multiple "quelconque", sans qualité, ou
insoumis au regard de tous les prédicats disponibles dans la situation. Je
ne vois aucune objection à ce qu’un tel multiple "générique" soit appelé le
communisme, par exemple - dans le cas de la procédure politique.
Il n’y a rien dans tout cela qui vienne contredire l’engagement ou l’action.
C’est tout le contraire : il n’y a de vérité que pour autant qu’il y a des
militants (fidèles) de cette vérité, qu’on les nomme des artistes, des
scientifiques, des politiques ou des amants. >
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Universel
Titre : Badiou. La grâce de
l’universel
Auteur : Eric Alliez
Source :
http://pages.akbild.ac.at
Philosophe(s) cité(s) : Alain Badiou,
Gilles Deleuze
Au livre par Alain Badiou consacré à son
« non-rapport » à Deleuze succèdent un Saint Paul, sous-titré La fondation
de l’universalisme, et, en série avec ce dernier ouvrage, un recueil
d’interventions autour du politique, Abrégé de Métapolitique,
définissant son effectivité collective comme « principiellement universelle
». Qu’il y ait là plus qu’un simple enchaînement chronologique, qu’il faille
considérer cette séquence politique à partir du Deleuze et dans un constant
vis-à-vis de Deleuze, Badiou lui-même semble l’indiquer dans l’article remis
à Multitudes, à l’issue de la dure controverse suscitée par ce livre. >
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Vérité
Titre : C’est de se constituer en
sujet que l’événement marque
Auteur : Jean-Pierre Lalloz
Source :
http://www.philosophie-en-ligne.com
Philosophe(s) cité(s) :
L’événement nous met au pied de notre mur. C’est en ce sens
qu’il faut dire qu’un événement compte. C’est par exemple le même pour
lui de nous ranger dans la catégorie des lâches ou des courageux, quoi
qu’on ait pu imaginer à propos de soi avant qu’il survienne (et les
surprises ne vont pas toujours dans le même sens…), et pour nous de
faire l’épreuve de notre valeur morale au point que peut-être on ne pourra
plus se supporter. L’indistinction du fait que l’événement compte et de la
rencontre que le sujet, par lui, est toujours de soi, distingue l’événement
de tout ce qui arrive à chaque instant : tout événement est un fait, mais
l’inverse n’est pas vrai sans cette indistinction qui distingue. Cela
interdit aussi bien de faire de l’événement une réalité objective que d’en
faire une impression subjective : il est expressément l’indistinction
des deux. Et le nier reviendrait tout simplement qu’on ait pu être compté
sans par là même avoir été marqué. Or la notion de la marque et
celle du comptage sont l’envers l’une de l’autre : si quelque chose nous
marque, alors il nous compte et cela constitue un événement, celui d’être
désormais distingué de soi-même par cette marque qui récuse à tout
jamais l’idée que nous pourrions nous faire de la vérité en termes
d’appropriation, c’est-à-dire de compréhension. Donc non seulement c’est le
même de reconnaître tel ou tel fait pour un événement et d’avoir enfin
compris que la question de la vérité resterait à jamais celle d’une certaine
et définitive étrangeté, mais encore c’est le même de l’avoir reconnu comme
événement et d’avoir reconnu en lui une responsabilité originelle qui soit
la nôtre, justement de ce qu’il n’advienne comme événement qu’à avoir été
reconnu par nous. >
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