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Philosophie-en-france un site de Didier Moulinier |
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et d'autres dossiers en préparation
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Affectivité - Altérité - Ame - Christianisme - Danse - Droit - Femme - Homme - Incarnation - Nomadisme - Passion - Propriété - Sexualité - Subjectivation - Vécu
Titre : Dire du corps. Corporéité et affectivité dans les écrits d’Emmanuel Lévinas Auteur : Paulette Kayser Source : http://www.philagora.net Philosophe(s) cité(s) : Lévinas
Rendant hommage à Jean Wahl, Lévinas
écrit en 1976 :
Titre : Orlan. Posthumanisme, romantisme et médiation technologique Auteur : Mélina Bernier Source : http://archee.qc.ca Philosophe(s) cité(s) :
Orlan est cette artiste française multimédia qui, au milieu des années 1960, délaisse la peinture pour faire de son corps le site canaliseur de sa création artistique à venir. (...) Depuis, ses oeuvres proposent une réflexion sur la relation entre l’art, le corps et les technologies à différents niveaux : l’identité et l’altérité, la sensualité et le puritanisme, le passé et le futur, la contrainte et le choix, etc. Dans cette dialectique, il ne s’agit pas d’exclure l’un où l’autre, mais bien de jouer sur le fil ténu des sens, des images, qu’inspirent ces non-lieux, pour penser autrement la production et la reproduction de la société et de la vie humaine par le corps et les nouvelles technologies. En fin de compte, Orlan nous amène à réfléchir sur l’humain comme construction socio-historique. C’est ainsi qu’elle s’inscrit dans la question du posthumanisme et agit à titre de médiatrice technologique dans la mise en place d’imaginaires susceptibles de donner une suite sociale au posthumain, bien que ce corps « dépossédé » et « réapproprié » traduise l’expérience quotidienne de l’aliénation culturelle d’« être-au-monde » qui sied parfaitement au regard féministe-queer romantique et marxiste du « travail » artistique chez Orlan. > lire la suite
Titre : Hors Corps et hors âme Auteur : Alfredo Zenoni Source : http://equipe.lesiteweb.be Philosophe(s) cité(s) : Aristote, Descartes, Lacan
En réaction à ce qu'elle considère être
les fausses alternatives dualistes héritées du geste cartésien- entre la
chose et l’idée, l'objet et le sujet, la nature et la culture, etc.- la
phénoménologie a été tout à la fois un effort tendu vers un niveau de
l’expérience antérieur à ces dualismes et une critique des constructions
scientifiques abstraites qui en sont dérivées. Dans ce contexte, un des
vecteurs essentiels du retour à cet “ être-au-monde ” originaire a été
l'exploration de l'engagement du corps dans les différents registres de
l’intentionnalité, depuis la sensation jusqu'au jugement, mais d'un corps
qui, de par cet engagement même, ne peut être réduit au simple agrégat de
fonctions et mécanismes que décrivent la physiologie et la psychologie
empiristes. L'engagement du corps phénoménologique est de fait l'affirmation
que le corps est toujours déjà plus que le corps, il est l’ambiguïté d'une
intentionnalité toujours charnelle et d'une corporéité déjà intentionnelle.
Titre : Le christianisme est-il un post-humanisme? Auteur : Olivier ABEL Source : http://www.hypermonde.net Philosophe(s) cité(s) :
L'imaginaire occidental semble osciller
entre deux figures du corps, tantôt manipulé et rabaissé au rang
d'instrument, tantôt exalté et figé dans un statut sacré et hiérarchique,
intouchable. Cette alternative pose deux sortes de problèmes.
Titre : Dialogue corporel et danse-thérapie Auteur : Benoît Lesage Source : http://www.chups.jussieu.fr Philosophe(s) cité(s) :
Extrait du chapître III - Quel que
soit son style chorégraphique, le danseur s'astreint à un patient travail
corporel. L'image de l'instrument qu'on affûte ne rend pas compte de son
vécu, à moins qu'on ne désigne par ce terme l'individu tout entier dans sa
complexité psychosomatique, sensitive, motrice et affective.
Titre : Le corps humain, sujet des droits de l'homme Auteur : Henri Atlan Source : http://www.unesco.org Philosophe(s) cité(s) :
L’humanité de l’espèce, c’est-à-dire de
tous, est concentrée dans le corps de chacun, dans la réalité de sa
physiologie et dans l’apparence de sa forme où s’exprime aussi la réalité de
son existence sociale.
Titre : La femme, objet et sujet Auteur : Nadine Ferré Source : http://1libertaire.free.fr Philosophe(s) cité(s) : Simmel
Le thème de la personne-objet, s'il n'est pas récent, se pose encore aujourd'hui, de façon très brutale, dans certains champs de la société humaine. Les affrontements politiques et économiques, entre autres, se font au-delà des individus, considérés non pas dans leur intégrité même, psychique, morale et physique, mais plutôt comme des êtres pour lesquels il est nécessaire de résoudre une situation. Tels sont par exemple les objectifs des organismes de régulation internationaux, ou encore ceux des gouvernements. Le rapport dominé/dominant est au fondement de ces pratiques ; les uns ayant le pouvoir, les autres étant ceux contre lesquels (" pour " lesquels) s'exerce ce pouvoir. Dans ce cadre, le dominé peut être perçu comme un possible objet pour tout ce qui est lié aux " règles ", aux images et aux représentations qui les distinguent. Or si l'homme en tant que genre masculin est bien sûr touché, la femme semble occuper ici une place primordiale en tant que support privilégié de valeurs et de pratiques, de normes sociales. > lire la suite
Titre : Le corps peut-il être un sujet ? Auteur : Pierre Guenancia Source : http://www.itereva.pf Philosophe(s) cité(s) : Descartes
(...) Le corps peut-il être un sujet ?
Non s’il s’agit du corps assemblage d’organes ; sans doute pas vraiment s’il
s’agit du corps dont les actions sont instinctives, machinales ou
automatiques ; mais oui, pourquoi pas ? , si c’est de mon corps qu’on parle.
Ce corps que par un certain droit particulier j’appelle mien, ce corps
qui m’appartient plus proprement et plus étroitement que pas un autre,
ne peut être ma possession la plus propre s’il ne participe pas aussi de
l’unité essentielle de mon être et, en ce sens, de l’unité de la res
cogitans .
Titre : Le sujet incarné (cours) Auteur : Michel Canivet Source : http://www.icampus.ucl.ac.be/philo/ Philosophe(s) cité(s) : Descartes, Merleau-Ponty, etc.
Abstraction faite des questions relatives
au contexte socio-historique, on peut considérer que nous sommes chacun un
sujet, c'est-à-dire un être conscient, capable de dire "je". Bien que nous
ne prenions pas conscience de nous-mêmes continuellement, il reste que nous
sommes toujours capables d'une telle conscience de soi et cela nous définit
déjà comme des êtres conscients. Nous savons cependant qu'il ne suffit pas
d'être conscient pour être humain. Nous sommes à la fois conscients et
corporels. Ceci semble une banalité. Ce qui l'est moins, c'est de préciser
correctement ce que doit signifier ici l'expression "à la fois".
Titre : Les sujets nomades féministes comme figure des multitudes Auteur : Rosi Braidotti Source : http://multitudes.samizdat.net Philosophe(s) cité(s) : Deleuze / Guattari
À partir des innovations théoriques
introduites par la pensée féministe post-structuraliste ces dix dernières
années, cet article examine les présupposés et les implications d’une vision
féministe nomade de la subjectivité. L’accent tombe d’une part sur le
matérialisme corporel et donc aussi sur la sexualité et la différence
sexuelle, et de l’autre sur l’importance de nomadiser toute différence, afin
d’éviter de recomposer des formations molaires du sujet-femme. L’article
conclut sur la nécessité d’aborder le devenir-femme du sujet comme un projet
a la fois politique et éthique et donc comme processus ouvert et concret.
Titre : Passions de l'âme et les affects du corps Auteur : Patrice Deramaix Source : http://membres.lycos.fr/patderam Philosophe(s) cité(s) : Descartes
Méthodique, au sens le plus cartésien du terme, le traité sur "les passions de l'âme" (note 1) embrasse la totalité de la nature humaine et considère successivement les motions du corps, aux fins de les distinguer des passions et fonctions de l'âme. Soucieux d'éviter les confusions, Descartes considère corps et âme dans leur autonomie réciproque. Il entend élucider en physiologiste les fonctions corporelles qu'il attribue au seul corps... L'organisme humain, disséqué, analysé, étudié à la lumière notamment des decouvertes de Harvey, devient un réseau complexe de circulations de fluides divers, qui dilatés et contractés aux rythmes du coeur, agissent sur les muscles, transportent sucs et nutriments... dans la physiologie, les nerfs occupent une place essentielle, quoique encore mal élucidée : les esprits animaux - ces "parties du sang très subtiles" qui pénètrent dans le cerveau, qui "n'ont point d'autre propriété sinon que ce sont des corps très petits et qui se meuvent très vite" et pénétrant dans les muscles par l'intermédiaire des nerfs, "meuvent le corps en toutes les diverses façons qu'il peut être mû" - restent peu connus. Descartes a constaté, lors de ses dissections, le lien étroit entre les circuits nerveux (et plus particulièrement le nerf optique) et le cerveau. Ce dernier recueille les diverses sensations (sons, odeurs, saveurs, chaleur, douleur, faim, soif, et "généralement tous les objets de nos autres sens extérieurs que de nos appétits intérieurs") et peut susciter sans l'entremise de l'âme des mouvements involontaires, tels les réflexes. > lire la suite
Titre : La découverte du corps propre Auteur : Renaud Barbaras Source : http://www.utopiana.am Philosophe(s) cité(s) : Descartes, Husserl, Merleau-Ponty, etc.
Dans The phaenomenon of life, Hans Jonas esquisse une histoire de l'ontologie qui est caractérisée par un retournement fondamental. Lorsque l'homme commença pour la première fois à interpréter la nature des choses, la vie lui apparut comme constitutive de tout ce qui peut être et, par conséquent, l'expérience que nous faisons de notre corps comme une voie d'accès privilégié à l'essence même des choses. Dans une telle ontologie, qui est d'abord celle de l'animisme, l'énigme à laquelle l'homme est confronté est celle de la mort et, comme le dit magnifiquement Jonas, "tout comme la pratique de l'homme des premiers temps est incarnée dans ses outils, de même sa pensée est incarnée dans ses tombes qui à la fois reconnaissent et nient la mort"(20). Or, la pensée moderne peut être caractérisée par un renversement radical de cette perspective ; ce qui était énigme pour la pensée primitive devient la nature même des choses et c'est la vie qui fait alors problème : la pensée moderne est sous la domination ontologique de la mort. En effet, l'ontologie classique, qui est l'acte de naissance de la science moderne, expurge la réalité de toute dimension vitale et s'interdit de projeter sur elle ce qui procède de notre sentiment d'être en vie. En tant que l'étendue et le mouvement sont les seuls aspects de la réalité qui soient connaissables, c'est-à-dire mesurables, la pensée classique en vient à les considérer comme son essence même. Cette tendance est renforcée par l'influence considérable de la pensée chrétienne et gnostique qui porte au premier plan l'intériorité de l'âme humaine, à laquelle notre existence se réduit, et donc son incommensurabilité vis-à-vis de toute forme d'extériorité. Il s'ensuit que notre corps est situé du côté de l'extériorité matérielle quantifiable, que sa vie est pour ainsi dire pensée à partir de sa mort. Ainsi, la théorie mécaniste de l'organisme est une négation de la vie comme les rites funéraires de la préhistoire étaient une négation de la mort. > lire la suite
Titre : Corps sexués et sexualités Auteur : Collectif Source : http://spip.univ-poitiers.fr/philosophie Philosophe(s) cité(s) : Foucault
Si Michel Foucault a davantage traité de l’histoire de la sexualité, le corps sexué n’est pas absent de ses préoccupations et de ses travaux. Ce dernier objet permet de revisiter autrement les projets et les études menées et de s’interroger sur le passage d’une histoire de la répression de la sexualité à une histoire des pratiques de soi. En 1963, s’interrogeant à propos de l’oeuvre de Bataille, sur ce qui caractérisait la sexualité moderne, il entrevoyait deux aspects principaux : la violence des discours et le fait qu’elle ait été "dénaturalisée". Toutefois, il ajoutait que la sexualité n’avait pas été "libérée", mais portée "à sa limite", ouvrant ainsi la voie à une histoire des transgressions. Cependant, c’est le premier volume de L’histoire de la sexualité (1976) qui donne à sa visée une traduction globale et l’inscrit dans un projet de longue haleine. Six autres livres étaient annoncés à paraître, le deuxième volume devait s’intituler La chair et le corps. Mais lorsque paraît huit ans plus tard L’usage des plaisirs (1984), l’entreprise s’est radicalement transformée. Désormais la "disqualification de la chair" marcherait de pair avec "l’intensification du corps". L’usage des plaisirs et Le souci de soi (1984) constituent à la fois un "recentrage" ou un "renversement" et une interrogation sur "la généalogie de l’homme du désir". A partir de ces approches et de ces évolutions, à partir aussi du changement de période historique -de l’âge classique et du XIXe siècle à l’antiquité grecque et romain- il faudrait s’interroger sur les "techniques de soi", la découverte de l’individu, celle "du corps dressable", de la "méconnaissance du sujet" qui ignore "une partie de son corps", sur les interdits sexuels toujours liés à "l’obligation de dire la vérité sur soi". Il importe aussi de s’attacher à la lecture de la sexualité "en historien" que revendiquait Michel Foucault et de se demander "comment se problématise l’activité sexuelle".
Titre : Interventions de l'istance corporelle dans la subjectivation act up-paris Auteur : Sylvaine Dambrine Source : http://www.associazionesemiotica.it Philosophe(s) cité(s) :
Ce travail est issu de la rencontre entre une recherche entamée en épistémologie du discours, et le discours produit par l’association de lutte contre le sida Act Up-Paris (recherche en épistémologie du discours qui doit beaucoup, dans son procès, aux travaux de Jean-Claude Coquet). Comme son titre l’indique, ce travail cherche les interventions de l’instance corporelle dans la subjectivation Act Up-Paris, c’est-à-dire les modes d’existence de l’instance corporelle dans le discours d’Act Up-Paris pris comme processus de subjectivation. Par subjectivation, j’entends toute instance de subjectivité en procès. Par subjectivation Act Up-Paris, j’entends donc, indissociablement, le discours produit par Act Up-Paris autant qu’Act Up-Paris comme instance de subjectivité en procès. Je me bornerai à quelques exemples de ces interventions (le corps malade, la loi et le droit, la séropositivité politique et la prison), à partir d’extraits de la lettre mensuelle d’Act Up-Paris, qui s’intitule Action. Mais avant cela, je voudrais donner quelques préalables conceptuels et épistémologiques. > lire la suite
Titre : Le corps vécu : le modèle phénoménologique (cours) Auteur : Françoise Giromini Source : http://www.chups.jussieu.fr Philosophe(s) cité(s) : Husserl, Merleau-Ponty
(...) La sphère de l'immanence (cette
sensation que j'ai de la présence immédiate de mon corps dans le monde) se
réduit après l'époché (appelée la réduction phénoménologique) à la présence
de la chose même, car l'attitude naturelle fait que l'on n'a pas conscience
de la perception, car celle-ci n'observe pas le phénomène de la présence en
chair et en os de la chose. Par exemple, je perçois et j'ai conscience de
l'existence de la table (système perception - conscience) mais je n'ai pas
conscience de la perception elle-même, au moment où je perçois et pourtant,
la perception remplit mon regard de telle manière que je suis immédiatement
en rapport avec elle. C'est cela le vécu corporel. Ce n'est ni imaginé, ni
pensé de façon symbolique ou conceptuelle, mais se tient là sous nos yeux
comme quelque chose de donné à soi-même et en acte.
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