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Corps - Ethique - Immortalité - Maladie - Passion - Religion - Thérapie

 

 

 

 

Corps

Titre : Les rapports de l’âme et du corps dans la philosophie de l’esprit contemporaine

Auteur : Fabrice Clément

Source : http://www.fabriceclement.net

 

La philosophie de l’esprit jouit actuellement d’un développement considérable dans les pays anglo-saxons où elle s’est arrogée la position de «philosophie première». Les travaux passionnants qui s’effectuent en son sein sont cependant encore relativement peu connus dans nos contrées et c’est la raison pour
laquelle une présentation de quelques-unes des facettes de cette discipline s’avère utile. Pour ce faire, l’auteur s’est attaché à la question de base de la philosophie de l’esprit: comment la matière peut-elle donner naissance aux phénomènes mentaux? Autrement dit, comment le cerveau («brain») peut-il donner naissance à l’esprit («mind»)? Les principales réponses qui ont été apportées à cette interrogation fondamentale permettront de présenter le champ des possibles philosophiques et de faire connaissance avec les penseurs qui ont marqué la discipline. La dernière partie esquisse certaines voies de solution du problème. > lire la suite

 

Titre : Union de l'âme et du corps

Auteur : Delphine Kolesnik

Source : http://www.canal-u.fr

 

 

 

Ethique

Titre : Rousseau : une philosophie de l'âme

Auteur : à propos du livre de Paul Audi (Cerf, 1993)

Source : http://www.editions-verdier.fr

 

Pour construire son éthique, Jean-Jacques Rousseau ne s'est pas posé la question de Spinoza : " Que peut un corps ? " ; il s'est demandé : Que veut une âme ? Cette question nous introduit au cœur de ce qu'il a lui-même appelé " la véritable philosophie " - une éthique qui préconise que pour jouir en toute liberté du " plaisir d'exister " il faut éviter de se mettre en contradiction avec soi-même.
Ce livre s'efforce ainsi de montrer que sous le titre de " philosophie de l'âme " Rousseau a poursuivi une méditation passionnante et passionnée de la vie au cours de laquelle il s'est interrogé sur son essence intime, son pouvoir et son lieu de manifestation, sa possible corruption, ses fins dernières. Il explique notamment comment cette recherche, pour laquelle Rousseau eut à subir une solitude tragique, a conduit celui-ci à découvrir que l'amour de soi est le premier principe de l'âme, que la vertu est la force et la vigueur de l'âme, que le sentiment de la Nature est une intensification du sentiment de l'existence ; enfin, et c'est peut-être cela qui lui fut le plus reproché, qu'en dépit de toutes les horreurs dont la société est à la fois la cause et le théâtre, la vie (qui répond ici au nom de " nature ") est un " système où tout est bien. > lire la suite

 

Immortalité

Titre : De l'immortalité de l'âme (OEUVRES COMPLÈTES, TOME III, P.157-168)

Auteur : Saint Augustin

Source : http://www.abbaye-saint-benoit.ch

 

CHAPITRE PREMIER. L’ÂME EST LE SUJET EN QUI RÉSIDE LA SCIENCE. — OR LA SCIENCE EXISTE TOUJOURS. — DONC L’ÂME EST IMMORTELLE.
1. Si l'instruction existe quelque part; si elle ne peut exister que dans un être vivant; si de plus elle existe toujours et qu'il soit impossible au sujet où une chose est toujours de ne pas toujours exister; l'être en qui se trouve l'instruction est un être toujours vivant. Et si c'est nous qui raisonnons, c'est-à-dire si c'est notre âme et que sans instruction elle ne puisse raisonner avec justesse; si de plus l'âme instruite ne peut être sans son instruction; l'instruction est dans l'âme humaine.
Or 1° L'instruction est quelque part. Car elle existe, et il est impossible que ce qui existe ne soit pas quelque part.
2° L'instruction ne peut exister que dans un être vivant. Car nul ne s'instruit s'il ne vit, et l'instruction ne peut être dans qui ne s'instruit pas (1).
3° L'instruction existe toujours. En effet, il est nécessaire que ce qui est et ce qui est immuable existe toujours. Or personne ne nie que l'instruction existe; et quiconque avoue qu'il n'est pas possible qu'une ligne conduite par le centre du cercle ne soit pas plus grande que toutes les autres qui ne passent point par ce centre, et que cela fait partie de quelque science, celui-là ne nie pas que la science ou l'instruction soit immuable.
4° Il est impossible à tout sujet oie une chose est toujours de ne pas toujours exister. Car rien de ce qui dure toujours ne peut être privé de la chose sans laquelle il ne durerait pas toujours.
5° De plus, quand nous raisonnons, c'est notre âme qui raisonne. En effet, rien ne raisonne en nous que ce qui comprend. Or le corps ne comprend ni n'aide l'âme à comprendre, car lorsqu'elle veut comprendre elle se sépare en quelque façon du corps. D'ailleurs ce que l'on comprend est toujours le même (1). Or rien de ce qui est corporel n'est toujours le même. Le corps ne peut donc aider l'âme dans ses efforts pour comprendre; c'est assez qu'il ne l'arrête pas dans son essor.
6° Personne ne peut , sans instruction, raisonner avec justesse. En effet, le raisonnement consiste à conduire la pensée du certain à la découverte de l'incertain. Or rien n'est certain dans l'âme que ce qu'elle n'ignore pas, et l'âme possède en elle tout ce qu'elle sait, et la science n'embrasse rien qui ne se rapporte à quelque genre d'instruction, puisque l'instruction s'étend à tout.
L'âme de l'homme vit donc toujours. > lire la suite

 

Maladie

Titre : La Maladie de l'âme. Etude sur la relation de l'âme et du corps dans la tradition médico-philosophique antique.

Auteur : à propos du livre de Jackie Pigeaud (Les belles Lettres, 2006)

Source : http://www.lesbelleslettres.com

 

La maladie de l’âme… la belle expression platonicienne n’a de cesse d’être d’actualité. Non seulement elle est prompte à revenir d’époque en époque, mais elle semble particulièrement friande de la nôtre. Que cette maladie désigne une vague tristesse, un taedium vitae, ou, plus grave, une dépression, elle implique tout à la fois la souffrance morale et la souffrance physique. L’âme et le corps sont divisés mais se retrouvent dans la douleur si bien que « la maladie de l’âme vient de ce que nous avons un corps ». De ce constat paradoxal Jackie Pigeaud tire une histoire, celle du triomphe du dualisme, du fardeau de l’âme et du corps contraints à être séparés et ensemble à perpétuité. Cette histoire trouve son origine dans le monde grec, et plus exactement dans sa philosophie. La division entre maladies de l’âme et autres maladies, c’est-à-dire maladies du corps, appartient à la philosophie. La médecine aurait été bien soulagée de cette partition. Est-ce à dire qu’elle n’entendait pas être philosophique ? Sans doute : Hippocrate en offre un bon exemple. L’accord, tacite, est le suivant : l’âme appartient au philosophe et le corps au médecin. Cicéron s’occupe des passions et Galien suspend son jugement dès qu’il approche la psyché. Chacun y trouve son compte mais les conséquences sont importantes : la partition du champ des maladies, la place du « malade » dans la société, les traitements à apporter, notamment à la folie, dépendent de ce dualisme initial. Si le legs de la médecine gréco-romaine est riche, il est aussi fort lourd et trouve des développements tout au long de l’histoire de la médecine, jusqu’à la constitution au XVIIIe siècle de la psychiatrie. D’une écriture et d’une pensée personnelles et profondes, ce livre est un essai sur l’histoire de la pensée médicale, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. La Maladie de l’âme a été un succès dès sa parution, et ce succès n’a pas été démenti depuis. L’ouvrage n’était malheureusement plus disponible : « les livres ont leur destin » commentait l’auteur. Avec cette édition revue et augmentée, accompagnée d’une préface nouvelle, le livre connaît enfin le sort qu’il mérite.

 

Passion

Titre : Passions de l'âme et les affects du corps. Notes sur "les passions de l'âme" de Descartes

Auteur : Patrice Deramaix

Source : http://membres.lycos.fr/patderam

 

"L'action et la passion ne laissent pas d'être toujours une même chose qui a ces deux noms, à raison des deux divers sujets auxquels on peut le rapporter". Ces mots définissent une dialectique du corps, où l'événement est à la fois cause, donc action, et causé, donc passion, et telle action, en ce qu'il trouve sa cause ailleurs qu'en elle-même, peut être considérée comme passion, tandis que toute passion, en ce qu'elle est émotion, du corps ou de l'âme, peut être considérée comme action "au regard de celui qui fait qu'il arrive".
Méthodique, au sens le plus cartésien du terme, le traité sur "les passions de l'âme" embrasse la totalité de la nature humaine et considère successivement les motions du corps, aux fins de les distinguer des passions et fonctions de l'âme. Soucieux d'éviter les confusions, Descartes considère corps et âme dans leur autonomie réciproque. Il entend élucider en physiologiste les fonctions corporelles qu'il attribue au seul corps... L'organisme humain, disséqué, analysé, étudié à la lumière notamment des decouvertes de Harvey, devient un réseau complexe de circulations de fluides divers, qui dilatés et contractés aux rythmes du coeur, agissent sur les muscles, transportent sucs et nutriments... dans la physiologie, les nerfs occupent une place essentielle, quoique encore mal élucidée : les esprits animaux - ces "parties du sang très subtiles" qui pénètrent dans le cerveau, qui "n'ont point d'autre propriété sinon que ce sont des corps très petits et qui se meuvent très vite" et pénétrant dans les muscles par l'intermédiaire des nerfs, "meuvent le corps en toutes les diverses façons qu'il peut être mû" - restent peu connus. Descartes a constaté, lors de ses dissections, le lien étroit entre les circuits nerveux (et plus particulièrement le nerf optique) et le cerveau. Ce dernier recueille les diverses sensations (sons, odeurs, saveurs, chaleur, douleur, faim, soif, et "généralement tous les objets de nos autres sens extérieurs que de nos appétits intérieurs") et peut susciter sans l'entremise de l'âme des mouvements involontaires, tels les réflexes. > lire la suite

 

Religion

Titre : Ame

Auteur : Anonyme

Source : http://www.cosmovisions.com

 

Âme (animus). Avant l'éveil de la spéculation philosophique et la naissance des théories savamment élaborées, dans presque tous les pays et tous les temps, on s'est fait quelque idée plus ou moins grossière de l'âme et on a eu un terme pour la désigner. Chez le vivant, elle est presque partout identifiée avec le souffle, la respiration et considérée par conséquent comme le principe de la vie. Le  sanscrit âtman, le grec psyché, le latin animus n'ont pas d'autre signification étymologique. Dans l'Iliade (en particulier IX, 408) on voit, à la mort, l'âme sortir de « l'enclos des dents ». Elle a été identifiée par d'autres peuples à la chaleur vitale et logée dans le coeur ou dans le sang : ce qui est une autre manière d'en faire un principe de vie. Après la mort, la conception est autre. Comme l'ont montré les ethnologues, l'âme du mort est considérée comme son double, c.-à-d. un second exemplaire de lui-même adapté à ses nouvelles conditions d'existence. Cette idée encore très répandue à l'époque contemporaine a aussi existé dans l'Antiquité classique. On en a des preuves pour l'Égypte. Dans Homère, l'âme des morts appelée « ombre », « image » (eidôlon), se repaît du sang des victimes et y puise un regain de vie (Vampires). On a parfois dit que cette conception est née des rêves auxquels les primitifs attribuent toujours une origine surnaturelle et qui semblaient  montrer les défunts sous une forme visible et venant d'un autre monde. On trouvera une grande abondance de documents sur ce point dans les livres de Taylor, Herbert Spencer (Sociologie, t. Ier), et dans l'ouvrage très indigeste que Bastian a consacré à l'évolution de l'idée de l'âme dans l'ethnographie (Beiträge zur vergleichenden Psychologie : die Seele und ihre Erscheinungsweisen in der Ethnographie; Berlin, Dümmler, 1868). > lire la suite

 

Thérapie

Titre : La philosophie antique comme soin de l’âme

Auteur : David Lucas

Source : http://leportique.revues.org

 

La philosophie peut être conçue comme un soin au sens médical du terme, et sa pratique être recommandée en vue d’une meilleure santé. Marcel Conche écrit même que « La joie profonde de philosopher est la joie du passage de la maladie à la santé. » De ce point de vue, le philosophe est un médecin et le non philosophe un malade. « Le sage, écrit Sénèque, a envers tous les hommes les mêmes dispositions que le médecin envers les malades. » Cette fonction thérapeutique se fonde sur une conception particulière de la philosophie comme ars medicinalis, aussi le lien entre la réflexion philosophique et la santé doit-il être éclairé.

La raison pratique
La portée thérapeutique de la philosophie est tout d’abord concevable du point de vue des moyens, c’est-à-dire de la dimension pratique et morale de la rationalité. Nous savons que la philosophie consiste en une connaissance rationnelle, mais le lien entre la capacité d’ordonner et la santé n’apparaît clairement que si l’on prend la peine de considérer les deux sens que peut avoir la rationalité, à savoir le sens logique et discursif qui est celui auquel on pense le plus souvent, mais aussi le sens pratique et moral qui nous intéressera plus particulièrement ici. Or bien avant la célèbre formulation kantienne, la philosophie antique entendait déjà clairement cette double dimension de la rationalité3. En tant que connaissance rationnelle, nous sommes souvent portés à oublier que la philosophie ne consiste pas seulement en une démonstration, mais que la raison a également une dimension pratique qui intéresse les actes. De ce point de vue, la philosophie oriente tout autant nos actions qu’elle organise notre pensée, et peut par conséquent > lire la suite
 

 

Titre : La philosophie comme thérapie de l'âme

Auteur : à propos du livre de André-Jean Voelke (Cerf, 1993)

Source : http://www.editionsducerf.fr

 

La philosophie était souvent conçue dans l'Antiquité comme une thérapie de l'âme, une méthode de guérison de l'âme troublée par son expérience et sa vision du monde. Partant du rapport établi par Wittgenstein entre la philosophie conçue comme thérapie et le langage, André-Jean Voelke a cherché, dans une série d'études réunies ici, à cerner de plus près la fonction attribuée au langage dans la thérapie de l'âme proposée par les trois grandes écoles philosophiques de l'époque hellénistique, l'épicurisme, le stoïcisme et le scepticisme. Il en résulte une présentation des différentes manières dont ces mouvements philosophiques ont conçu leur activité, les techniques de thérapie intellectuelle et morale et les conceptions du langage qu'ils ont élaborées. Les représentants des trois écoles à l'époque impériale (Diogène d'Oenoanda, Marc Aurèle, Sextus Empiricus) sont également traités. Les études sont précédées de deux essais proposant une approche susceptible de révéler l'actualité des textes philosophiques anciens, et d'une Préface de Pierre Hadot situe les travaux d'A.-J. Voelke dans le cadre d'une réflexion sur la signification de la philosophie antique.

 

 

 

 

07/03/2008

     

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