Philosophie-en-france

un site de  Didier Moulinier

Science

 

 

De la Philosophie

 
Accueil
Biologie
Critique
Histoire de la philosophie
Idéologie
Littérature
Logique
Mathématiques
Métaphysique
Poésie
Religion
Sagesse
Science
Science-fiction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certitude - Explication - Logique - Mathématiques - Métascience - Objectivité - Ontologie - Philosophie de la science - Philosophie première - Phénoménologie - Positivisme - Post-modernisme - Progrès - Science de la nature - Sciences sociales - Système - Transcendantal

 

 

 

Certitude

Titre : Certitudes, incertitudes et enjeux de la philosophie des sciences contemporaine
Auteur : Léna Soler
Source : http://leportique.revues.org
Philosophes(s) cité(s) : nombreux...
 
Aujourd'hui, l'histoire et la philosophie des sciences du xxe siècle ont conduit à ébranler l'idée commune de la science comme ensemble de vérités bien fondées. Nous voudrions ici présenter les principaux coups portés à cette idée, puis en discuter les conséquences. Nous nous demanderons en particulier s'il y a lieu, comme le pensent certains, de conclure au relativisme extrême : de soutenir qu'il n'y a pas de progrès scientifique, ou que les théories scientifilire la suiteques sont à mettre sur le même plan que, par exemple, les mythes ou les religions ? bref, que « tout se vaut » > lire la suite

 

Explication

Titre : La science et la philosophie
Auteur : Emile Durkheim
Source : http://www.relst.uiuc.edu/durkheim/Texts/1884a/03.html
Philosophes(s) cité(s) : Comte
 
On a souvent agité la question de savoir si la philosophie était une science, dans quelle mesure elle en était une, et quels étaient ses rapports avec les autres sciences. Pour en trouver la solution, il faut d'abord définir la science. Au premier coup d'oeil la science nous apparaît comme un système de connaissances. Mais ce système a un ordre spécial qu'il faut déterminer. Pour y arriver, voyons quel est le but de la science. Elle a un double but: D'une part elle doit satisfaire un besoin de l'esprit; de l'autre, elle est destinée à faciliter et à améliorer la pratique. Ce besoin de l'esprit c'est l'instinct de curiosité, la passion de savoir. Enfin la science a toujours sinon pour but, du moins pour résultat, d'améliorer les conditions matérielles de l'existence, par cela même qu'elle facilite et amélioré la pratique en expliquant la théorie.
Elle atteint ce double but par un seul moyen, l'explication. En expliquant les choses, la raison satisfait de la manière la plus complet et la plus parfaite possible l'instinct de curiosité. Savoir que les faits existent est un premier plaisir, mais savoir pourquoi ils existent, les comprendre, c'est là une satisfaction d'ordre supérieur. On peut se representer la science comme une lutte entre l'intelligence et les choses. Suivant que l'intelligence est victorieuse ou vaincue, elle est satisfaite ou elle souffre. Elle est surtout heureuse quand elle peut saisir tout entière la chose qu'elle examine, la comprendre, la faire sienne pour ainsi dire. C'est là l'idéal de l'explication. Ainsi expliquer est le meilleur moyen de satisfaire l'instinct de curiosité. C'est aussi le meilleur moyen d'atteindre le second but de la science en rendant les choses plus facilement utilisables. Quand nous connaissons une chose à fond, nous pouvons beaucoup mieux et beaucoup plus utilement nous en servir que si nous connaissons uniquement son existence. Par cela même que la chose expliquée et comprise est devenue [word unclear] nous nous en servons beaucoup mieux que d'une chose étrangère. Tandis que la chaleur, par exemple, dont on connaît bien les lois, a donné naissance aux applications les plus utiles, on ne retire que peu d'utilité de l'électricité dont on ne connaît ni la nature ni les véritables lois et dont l'emploi est presque entièrement empirique.
Ainsi donc, le meilleur moyen d'arriver à son but pour la science étant d'expliquer, on peut dire: l'objet de la science est d'expliquer. > lire la suite

 

Logique

Titre : La logique de Hegel et la métaphysique traditionnelle
Auteur : F. Deluermoz
Source : http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/philo/LogHegel.htm
Philosophes(s) cité(s) : Hegel
 
La philosophie de Hegel peut-elle être considérée comme une métaphysique ? C’est là la question que nous voudrions examiner dans cet exposé. Si en effet cette question se pose, c’est parce qu’aucune des parties du système ne porte le nom de métaphysique, mais que pourtant Hegel affirme dans l’un des textes introductifs à la Science de la logique : « la logique objective prend donc tout simplement la place de la métaphysique d’autrefois »1. Ainsi la question trouve-t-elle sa formulation plus précise : la philosophie de Hegel semble être une métaphysique par le fait qu’elle prend la place de la métaphysique traditionnelle, ce qui signifie par le fait qu’elle trans-forme cette métaphysique traditionnelle. En quoi, pour Hegel, le problème fondamental de la métaphysique, celui du sens de l’être de l’étant, requiert-il pour son élucidation, un changement de forme de son questionnement ? Et puisque c’est dans la Science de la logique que doit avoir lieu cette transformation, pourquoi ce changement doit-il avoir l’allure du déploiement d’une logique ?
La première partie de cet exposé sera donc consacrée à éclairer le sens de la transformation que Hegel veut faire subir à la métaphysique. Pour approfondir ce sens, c’est-à-dire pour délivrer l’enjeu entier de cette transformation, la deuxième partie s’attachera à examiner la forme de cette transformation, soit la façon selon laquelle elle s’est opérée, tout particulièrement dans la logique objective. > lire la suite

 

Mathématiques

Titre : Gnomon: les débuts de la géométrie en Grèce
Auteur : Michel Serres
Source : http://www.archipress.org/episteme/gnomon.htm
Philosophes(s) cité(s) : nombreux...
 
La dissémination des ports, d'Apollonie sur la mer Noire à Cyrène l'Africaine ou de Pergé en Asie Mineure à la Sicile ou l'Italie, s'élargit autant que se concentrent les producteurs de connaissances en écoles rivales. La société enseignante et savante mime dès sa naissance la société tout court. Des villes-États se dispersent et s'affrontent sur les rives de la mer: de même la petite cité athénienne de l'Académie, par exemple, sous la direction de Platon, livre des batailles acharnées contre dix sophistes, Hippias, Protagoras ou autres, et conclut des alliances temporaires avec des étrangers de Crotone, Cnide, Locres, Élée: Pythagore, Eudoxe, Timée, Parménide, Théodore de Cyrène.
De l'Empire grec
Jamais la grécité ne parvint à l'unité, ni quand fleurirent les hégémonies d'Athènes, Thèbes, Sparte ni même quand les grandes puissances des quatre points cardinaux, Mèdes et Perses, Macédoniens, Carthaginois ou Romains les menacèrent de destruction. Nulle ligue ne dura longtemps parce que les Grecs, rivaux inépuisables aux rivages de la mer, se bornèrent, tel Alcibiade, à rêver un Empire unitaire. Les cités ou roitelets se détestaient aussi vaillamment que les philosophes. Cependant le littoral s'hellénise, les bords des trois continents Asie, Afrique, Europe, parlent grec. Mais la langue commune du commerce nautique meurt, comme les hégémonies brèves, les écoles, les petits dieux, comme ce que nous nommons l'économie. Rien ne restera de rien. Cet effondrement se nomme Antiquité.
Or en moins de quatre siècles, de Thalès de Milet à Euclide d'Alexandrie et qu'ils le veuillent ou non, les penseurs grecs, rivaux de villes et d'écoles, d'économie et de religion, acharnés à se contredire, fils de la terre contre amis des formes ou penseurs du mouvant contre éternitaires, ont, ensemble, construit, de façon foudroyante et inattendue, un Empire invisible et unique dont la grandeur sans décadence perdure jusqu'à nous, un bâtiment sans autre exemple dans l'histoire où ils nous amènent encore, à plus de deux millénaires de distance, à travailler selon les mêmes gestes qu'eux et sans l'abandonner sous le prétexte de la confusion de nos langues et même si nos haines croissent. L'humanité a-t-elle jamais formé un accord équivalent? Cette réussite s'appelle les mathématiques. > lire la suite

 

Métascience

Titre : MÉTAPHYSIQUE MODERNE et MÉTASCIENCE. Pourquoi une métascience?
Auteur : Jean Alphonse
Source : http://perso.wanadoo.fr/alphonse.jean/mscience.htm
Philosophes(s) cité(s) :
 
Un inévitable constat, ce qui fit le formidable essor des sciences est maintenant derrière nous: nous en récoltons les fruits par l'intermédiaire de nombreux carriéristes exploitant, au travers des technosciences, l'acquis à l'origine par les inventeurs du mouvement scientifique. Car le savoir à propos de la réalité du monde —le monde considéré en soi, distinct de l'usage et des appropriations qu'on en fait—, quel est-il aujourd'hui? Inutile de louvoyer, cela se dit et s'entend. Les étudiants sont formés dans une science “prédigérée” qu'il leur suffit d'accumuler en vue de leur carrière reposant sur des applications pratiques postscientifiques. Dans ce contexte, le scientifique de carrière ne remet rien fondamentalement en cause. Reformulant les théories afin de les mieux adapter aux “recettes” servant sa pratique, il s'appuie à l'occasion sur des découvertes rencontrées, ou ce qui contredit les précédents modèles de représentation dans les expériences nouvelles, pour proposer aux collègues des représentations mieux adaptées. Remplissant par là au mieux le rôle répondant aux attentes sociales actuelles, cette avancée technoscientifique n'est nullement en défaut: elle satisfait la demande sociale en technologies, en même temps que nos curiosités sur le fonctionnement de notre environnement naturel. > lire la suite

 

Objectivité

Titre : Objectivité et discours chez Hegel
Auteur : JEFFREY REID
Source : http://www.erudit.org/revue/philoso/2001/v28/n2/005676ar.pdf.
Philosophes(s) cité(s) : Hegel
 
Cet article porte sur l’objectivité hégélienne dans son rapport au discours, entant que celui-ci peut revendiquer le statut de discours scientifique. Si touteanalyse épistémologique pertinente se doit de considérer la question du lan-gage, cette perspective est d’autant plus nécessaire là où les notions d’objec-tivité et de science sont aussi radicalement réinterpretées qu’elles le sont chezHegel. Pour exprimer notre propos d’une façon lapidaire, il s’agit de montrerque la science hégélienne est objective, c’est-à-dire existante et vraie, dans lamesure où elle est le logos. Le vrai rapport objectivité-discours est souvent occulté par un certainpréjugé qui laisse croire que d’après Hegel l’objectivité se réduit au mondequi se meut selon les lois de la dialectique. Ainsi, pour le dire autrement,l’objectivité entendue comme la nature et comme l’esprit (dans toute sonampleur étatique et historique) ne ferait que suivre inéluctablement le coursd’une logique dialectique interne. Hegel serait surtout un observateur lucidedu monde, au point où il a pu en découvrir les articulations intrinsèques,pour ensuite les exprimer dans un langage qui prétend refléter cette logique. > lire la suite

 

Ontologie

Titre : Epistémologie et ontologie
Auteur : Hervé Barreau
Source : http://leportique.revues.org
Philosophes(s) cité(s) : Aristote, Comte, Carnap, Russel, Quine, etc.
 
L'ontologie est une tâche philosophique qui n?a été réalisée ni par le néo-positivisme, ni par l'empirisme physicaliste de Quine, ni par les obscures contributions de Heidegger. Il s'agit de rendre compte de l'Être à la fois dans son unité et dans sa diversité. La cosmologie, considérée d?un point de vue épistémologique, offre des éléments précieux pour cette entreprise, mais cette dernière ne peut être achevée que par l'appel au principe anthropique, interprété dans un sens finaliste. Ainsi la science et la philosophie parviennent à s?accorder d'une façon qui, pour la raison, est plus satisfaisante que ce qu'elle pouvait concevoir dans les systèmes métaphysiques d'autrefois. > lire la suite

 

Philosophie de la science

Titre : LA PHILOSOPHIE DE LA SCIENCE DE GEORGES CANGUILHEM
Auteur : Pierre Macherey
Source : http://www.univ-lille3.fr/set/accueilmacherey.html
Philosophes(s) cité(s) : Georges Canguilhem
 
L’oeuvre épistémologique et historique de G. Canguilhem frappe d’abord par sa spécialisation (Aux deux titres cités ci-dessus il faut ajouter trois livres : Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique (thèse de médecine, 1943) ; La connaissance de la vie (Flammarion) ; La Formation du concept de réflexe (P.U.F.) (...)
La réflexion y est si rigoureusement et si continuement rapportée à des objets précis qu’on doit finalement s’interroger sur le statut d’une recherche aussi concrète et adaptée : car elle n’est pas qu’érudite mais contient un enseignement général, elle n’a pas qu’une fonction de connaissance des détails, elle a une portée de vérité. D’où ce paradoxe : de quoi est-il question à travers une série d’études qui semblent ne devoir leur consistance qu’à leurs objets, entre lesquelles pourtant se manifeste une étonnante convergence ? Un premier inventaire nous met en présence d’une diversité radicale. Diversité des sujets d’abord : la maladie, le milieu, le réflexe, les monstres, les fonctions de la glande thyroïde. Diversité des thèmes ensuite : à l’intérieur de chaque ouvrage et de chaque article, on rencontre une multiplicité de niveaux, au point qu’il paraisse possible d’en faire plusieurs lectures à la fois, pour y chercher et trouver une théorie de la science, une théorie de l’histoire des sciences, et finalement l’histoire des sciences elle-même et des techniques, dans la réalité de ses chemins. Cela sans que jamais un niveau soit substitué, comme son prétexte, à l’autre : on ne trouve pas, à propos du réflexe, ou de la thyroïde, utilisés comme illustrations, une réflexion sur l’histoire des sciences. Les différentes lignes qu’on peut isoler vont nécessairement de pair, et c’est cette unité qu’il faut penser, puisque le rapport des différents niveaux désigne la cohérence entre une réflexion, ses objets et ses méthodes. > lire la suite

 

Philosophie première

Titre : Husserl et Fichte : remarques sur l’apport de l’idéalisme dans le développement de la phénoménologie
Auteur : Denis Fisette
Source : http://www.philo.umontreal.ca/textes/Fisette1.pdf.
Philosophes(s) cité(s) : Husserl, Fichte
 
En dépit de l’importance que Husserl accorde à l’idée de philosophie première, force est de constater qu’il ne l’a jamais exposé d’une manière systématique. De cette idée générale, on peut néanmoins dégager deux objectifs distincts, l’un reprenant le projet philosophique traditionnel dont la version moderne est la doctrine de la science, la Wissenschaftslehre que Husserl conçoit comme une science universelle, une science de toutes les sciences possibles; l’autre objectif en est un de justification et il concerne la question du fondement, plus précisément, la question de la légitimité pour la phénoménologie de revendiquer le statut de philosophie première. Ce double objectif ressort clairement de ce passage de la postface au premier livre des Idées directrices où la philosophie est définie de la manière suivante : «Philosophie», selon cette idée, signifie pour moi «science universelle» et, au sens radical du mot, «science rigoureuse». En tant que telle, elle est science dans sa fondation ultime (aus letzter Begründung) ou, ce qui est équivalent, elle est à elle-même sa justification dernière (aus letzter Selbstverantvortung); aucune évidence allant de soi, qu'elle soit prédicative ou anté-prédicative, ne pourra donc y figurer comme base de connaissance admise sans examen (unbefragter Erkenntnisboden)25. Le premier objectif, celui qui est associé à l’idée de science universelle et rigoureuse, une idée qui évoque bien sûr les noms de Reinhold et de Fichte, renvoie au programme de la philosophie traditionnelle de philosophia perennis. Husserl y voit le coeur du projet philosophique depuis Aristote, une sorte de télos de l’histoire de la philosophie, et il conçoit sa philosophie transcendantale comme l’aboutissement naturel de ce processus26. À ce titre, la philosophie
husserlienne ne fait que reprendre l’idée traditionnelle de philosophie, de même que son idée de tripartition, et elle se veut la « théorie universelle de la raison théorique, axiologique et pratique » 27, une discipline qui domine, en les englobant, la raison axiologique, pratique et théorique. Elle est première en ce qu’elle jouit d’une préséance méthodologique et théorique sur les sciences régionales qu’elle précède, au premier chef la psychologie phénoménologique dont le champ d’investigation se limite à une région donnée et dont le fondement ultime dépend de la philosophie transcendantale. > lire la suite

 

Phénoménologie

Titre : La bonne oeuvre d'Edmond Husserl
Auteur : Richard A. Cohen
Source : http://ghansel.free.fr/richard.html
Philosophes(s) cité(s) : Husserl, Lévinas
 
Pour Husserl, la phénoménologie représentait la forme la plus avancée de la quête occidentale du savoir. Tout à la fois complétant et dépassant les sciences naturelles et les sciences humaines, ce devait être un savoir des plus radicaux, des plus intégraux et des plus rigoureux. Comme telle, la phénoménologie devait incarner la forme la plus poussée de l'esprit scientifique occidental. Etant donné l'universalité de la science et la valeur du savoir, elle devait donc représenter l'humanité même de l'homme. Tels sont, en tout cas, les thèmes récurrents chers aux passionnantes analyses phénoménologiques méta-philosophiques que Husserl a formulées dans les sombres années trente. > lire la suite

 

Positivisme

Titre : Y A-T-IL UNE METAPHYSIQUE DU POSITIVISME COMTIEN?
Auteur : Pierre Macherey
Source : http://www.univ-lille3.fr/set/accueilmacherey.html
Philosophes(s) cité(s) : Auguste Comte
 
Comte a créé le mot “positivisme” vers 1840, en le dérivant de son idée d’une “philosophie positive”, formée dès 1824. Il a créé le mot, mais non la chose que ce nom s’est mis à désigner, chose qui, elle, existait sans doute depuis qu’il y a eu de la philosophie : disons, sans trop nous engager, une certaine forme d’attention au réel et aux faits à travers lesquels celui-ci se donne. Mais qu’est-ce qu’une chose à l’état encore innommé comme celui où se trouvait le “positivisme” avant Comte ? C’est une entité en attente de l’ordre que lui assigne précisément son nom avec lequel elle acquiert une cohérence, voire même une consistance, parce qu’elle devient alors définissable et du même coup problématisable. Disons-le tout de suite, “le” positivisme, en dehors du nom que Comte lui a le premier donné, ça n’existe pas : ce qu’il y a, et ceci sans doute depuis fort longtemps, ce sont des figures dispersées se rapportant à ce qu’H. Gouhier avait proposé d’appeler “pré-positivisme”, ensemble aux bords mal délimités où flottent librement des notions plus ou moins harmonisées entre elles. C’est pourquoi, si l’on veut comprendre ce que “positivisme” veut dire, il faut revenir à Comte, même si celui-ci, auteur du nom n’est pas auteur de la chose qui, aussitôt saisie, lui a à nouveau échappé pour redevenir ce qu’elle avait toujours été, une nébuleuse dispersée et incertaine, mais cependant, après lui, éclairée par la lumière nouvelle du système à l’intérieur duquel il avait entrepris de l’inscrire Or ceci est précisément la question que l’on voudrait essayer de poser ici : est-ce que, en nommant “le” positivisme et en essayant d’en faire un système de pensée, donc d’en délimiter le champ d’exercice, Comte n’en a pas trahi l’inspiration profonde en le faisant du même coup entrer, au moins pour une part, en contradiction avec lui-même ? > lire la suite

 

Post-modernisme

Titre : Pour une véritable philosophie postmoderne des sciences
Auteur : Patrick Peccatte
Source : http://peccatte.karefil.com
Philosophes(s) cité(s) : Sokal et Bricmont
 
(...) En s’en tenant au seul débat philosophique, on doit assurément reconnaître que le " postmodernisme " est un courant hétéroclite et pointu. Le terme recouvre en particulier une vision schématique de certains philosophes " continentaux " et s’applique également - et probablement mieux - à plusieurs auteurs américains. Mais on doit aussi admettre que la plupart des partisans de Sokal et Bricmont ne sont pas les croisés d’un scientisme monolithique et obtus (la confusion entretenue entre positivisme et scientisme est, dans ce débat, tout aussi schématique). Ils ne sont pas hostiles à l'histoire sociale des sciences et des techniques. Ils défendent tout simplement une certaine conception de la rigueur intellectuelle en histoire et philosophie des sciences ; et celle-ci s’est incarnée dans de nombreux courants de pensée au cours du vingtième siècle, depuis l’empirisme viennois jusqu'à la philosophie analytique anglo-saxonne (et au-delà bien sûr). On peut certes dire beaucoup de choses désagréables sur ces multiples philosophies, mais certainement pas qu'elles ont des leçons à recevoir de la part des intellectuels brocardés en ce qui concerne la solidité de leur information scientifique. Par ailleurs, l’intérêt propre de la philosophie américaine, par exemple, n’est pas moindre que celui du post-structuralisme français - n’en déplaise à notre chauvinisme intellectuel qui s’est une fois de plus manifesté dans cette affaire (11) . Non seulement cette philosophie existe, mais elle est intéressante, fort diverse, et ne se réduit pas à une interprétation des french philosophers à la mode. Elle compte également un auteur aussi connu que Richard Rorty, qui, semble-t-il, n’est pas étranger au postmodernisme... Les conceptions défendues par Sokal et Bricmont s'opposent manifestement sur bien des points à l’oeuvre de Rorty, mais celui-ci réussit apparemment à éviter les inepties les plus flagrantes. Ses "erreurs", si l’on peut les qualifier ainsi, font partie du débat philosophique habituel et ne relèvent pas de l’imposture. > lire la suite

 

Progrès

Titre : Les vacillements de l'idée de progrès
Auteur : Etienne Klein
Source : http://leportique.revues.org
Philosophes(s) cité(s) : Jonas, Stengers, ...
 
Le progrès est chose difficile, sinon à définir, du moins à évaluer, sauf peut-être dans les domaines, notamment techniques, où il est susceptible d?être quantifié 1. Au fond, toute époque, prise globalement, est incommensurable aux autres, car le travail du temps empêche les mises en correspondances trop directes d?une période historique avec une autre plus ancienne. La durée qui nous sépare des époques antérieures n?est pas seulement un milieu dont l?opacité rendrait leur image plus confuse : au cours de ce temps-là, c?est notre vue même qui s?est modifiée, au point qu'elle ne nous permet plus de voir ce que voyaient nos prédécesseurs, même si nous l?avions sous les yeux. Or parler de progrès oblige à reconstruire intellectuellement les périodes passées afin de pouvoir faire des comparaisons. Mais ces comparaisons sont en toute rigueur impossibles, car nous ne pouvons pas faire que le temps ne nous ait pas faits ce que nous sommes devenus, et que nous ne vivions pas dans l?environnement technique, social et culturel qui est désormais le nôtre. En fait, à vouloir reconstruire intellectuellement les périodes passées, nous n?en faisons à notre insu que des objets de notre monde contemporain. Dans cette opération, notre appréciation du progrès perd évidemment beaucoup de son objectivité supposée. > lire la suite

 

Science de la nature

Titre : Newton et son importance en philosophie
Auteur : Harald Höffding
Source : http://agora.qc.ca
Philosophes(s) cité(s) : Newton
 
En passant de la Renaissance au XVIIe siècle, il a fallu intercaler un examen du fondement donné à la science moderne de la nature, sans lequel il eût été impossible de comprendre le développement philosophique consécutif. De même, au seuil du XVIIIe siècle, il nous faut dégager de l'histoire de la science de la nature une grande figure, la plus grande peut-être qu'elle offre. Newton ne parfait pas seulement l'idéal d'investigation posé par la science nouvelle, ce qui fait de son œuvre le modèle de la méthode scientifique en général; ses découvertes et ses résultats dans la science de la nature ont encore une grande influence sur le développement philosophique ultérieur, tant dans sa patrie, qu'en France et en Allemagne. Enfin Newton a lui-même sa philosophie propre, intéressante pour l'histoire de la philosophie comme expression de la conception du monde d'un grand savant, ainsi que pour l'influence qu'elle a exercée. > lire la suite

 

Sciences sociales

Titre : De quelques modes d?existence de la philosophie dans les sciences sociales. Promenade épistémologique
Auteur : Jean-Yves Trépos
Source : http://leportique.revues.org
Philosophes(s) cité(s) : Lévi-Strauss, Clastres, Althusser...

Dans cet article d'épistémologie, il ne s'agit pas affirmer ce que doit être la place de la philosophie au regard des sciences sociales, ni de dénoncer ses éventuelles occurrences parasites, mais seulement d?observer quelques uns de ses usages explicites. Instrument de controverse, de transfert analogique, de déconstruction idéologique, de mise en ordre des données ou de problématisation : la philosophie peut être tout cela à différents moments ou même simultanément, selon les obstacles que rencontrent les sciences sociales. Tandis que la chouette philosophique tarde à prendre son envol et que les ailes de géant de l'albatros sociologique l'empêchent de marcher, la taupe épistémologique laboure les sous-sols des sciences sociales. Si les disciplines, irrémédiablement autochtones, ont, comme les Atrides, des difficultés de déplacement, faut-il aller vers une zoologie de l?interdisciplinarité ? > lire la suite

 

Système

Titre : Kant philosophe newtonien. Figures de l'idéal de scientificité en métaphysique
Auteur : Fabien Capeillères
Source : http://www.editionsducerf.fr
Philosophes(s) cité(s) : Kant
 
Ce livre marque le début d'une enquête sur l'idéal de scientificité de la philosophie et les modalités de sa réalisation. L'exégèse s'efforce ici de dégager le mouvement constitutif du système kantien dans sa totalité : on étudie la réflexion philosophique originaire qui institue le système et entend lui conférer le statut de science. Il s'agit donc d'un examen des procédés opératoires, du philosopher dans sa dimension la plus originaire et non pas des concepts thématiques (espace, temps, catégories, etc.) ni de la philosophie comme résultat ou doctrine. Il apparaît que Kant, dès ce niveau, est un philosophe newtonien : comme il le déclare dès 1762 et le répète en 1787 et 1788, la méthode du philosopher est analogue à celle du physicien ; la fondation de la physique newtonienne n'est qu'une conséquence. L'étude reconstitue de manière structurale l'engendrement du système, par la mise en œuvre de cette méthode dès les trois Critiques et jusqu'aux Passages, donnant ainsi à voir le mode de constitution de l'ensemble du système comme philosophie visant à la scientificité. De manière ponctuelle, les éléments de la philosophie kantienne apparaissent sous un nouveau jour. Ainsi, la déduction, thème fort travaillé notamment depuis les travaux de Strawson, se voit mieux circonscrite grâce à la mise en relation avec les autres processus démonstratifs et la totalité de la démarche probatoire. Plus profondément, résulte de cette exégèse un nouveau portrait de Kant et de la philosophie critique et transcendantale. Son visage d'« Aufklärer » n'est plus brossé avec pour seul fond les Lumières allemandes mais, de manière primordiale, ces Lumières anglaises, françaises et hollandaises dont le newtonianisme est la marque méthodologique. Enfin, grâce à la mise au jour de la méthode constitutive de la philosophie transcendantale, la figure de Kant apparaît dans toute sa distinction ; l'étude du développement de l'idéalisme allemand (comme plus tard des néokantismes et des phénoménologies) à partir de la question de « la philosophie comme science rigoureuse » - expression reprise par Husserl mais forgée par Reinhold en 1790 - y gagne une singulière précision. (Présentation du livre sur le site de l'éditeur)

 

Transcendantal

Titre : Ce qui resterait à faire à la philosophie : gloser la science. À propos d?un style transcendantal en épistémologie
Auteur : Antonia Soulez
Source : http://leportique.revues.org
Philosophes(s) cité(s) : G. Granger

Il est ici question de la fonction de l'argument transcendantal des conditions qui sont sous-jacentes à l'articulation grangérienne de la philosophie avec la science. Je distingue deux sortes de « transcendantal », le premier quant à la subjectivité de source kantienne, la seconde quant aux jeux de l?imagination dont je pense Granger tire le fruit. Ce dernier se subdivise encore chez Wittgenstein en deux sortes de « jeux », un jeu transcendantal, présent dans le Tractatus et accepté, et un jeu détranscendantalisé, purement grammatical, dans la seconde philosophie. Je montre que Granger n'a pas intérêt à adopter ce troisième sens car il l écarterait irrémédiablement de la rationalité de la science. Il reste que Granger transplante les « jeux de langage » dans l'activité symbolique du philosophe tourné vers la science. De cette façon, il n'est pas sans esthétiser ces jeux quoique pour le bénéfice de la rationalité. Il s'ensuit un problème et une question : 1. le clivage entre philosophie du langage et épistémologie, 2. de quelle nature, de « langue » ou de « pensée », sont au juste les catégories sur lesquelles s'appuie l'activité de « commentaire » qu'est la philosophie vis-à-vis de la science ? N'y aurait-il pas implicitement un socle catégorial de double nature ? L'épistémologie en « style transcendantal » conduit à maintenir ensemble deux dimensions incompatibles : le transcendantal et le grammatical, et cela comme en équilibre au-dessus d'un univers dont l'objectivité est purement aspectuelle. > lire la suite
 

 

Accueil | Brèves du jour | La Philo sur Internet | Enseigner la Philo | Apprendre la Philo | Evénements | Publications | Philosophes français | Etudes françaises | De la Philosophie | Sujet et Subjectivité | Dictionnaire de l'Amitié | Contact