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textes - rencontres - livres - auteur

 

 

 

 

TEXTES

 

 

La science-fiction dans l'histoire, l'histoire dans la science-fiction

par Hugues Chabot

L’Image du chercheur et de la recherche scientifique dans la science-fiction de l’Âge d’Or. Une Histoire des sciences en trois temps : rupture, contraction, évolution

 

L’objet de cette communication est de caractériser quelques traits récurrents de la recherche scientifique et de l’histoire des sciences présents dans la science-fiction dite de l’âge d’or, période qui coïncide avec les premières années de la prise en main des destinées éditoriales de la revue Astounding Stories par John Campbell (1910-1971). En l’espace de quelques mois, sous la houlette de Campbell, des auteurs considérés aujourd’hui comme de premier plan font leurs débuts et livrent des textes qui vont devenir canoniques pour le genre. Robert Heinlein (1907-1988), Alfred van Vogt (1912-2000) et Isaac Asimov (1920-1992) contribuent ainsi, au tournant des années 1940, à renouveler et à enrichir des thématiques éprouvées aux côtés d’auteurs déjà aguerris comme Jack Williamson (1908) ou Nat Schachner (1895-1955).2 Cette moisson de nouveaux talents, issue du laboratoire d’idées de Campbell suit un cahier des charges bien précis. Campbell exige en effet d’une histoire de science-fiction qu’elle décrive l’impact de la science sur l’homme et la société, autrement dit qu’elle mette l’accent sur les problématiques humaines et sociales liées au développement scientifique. Ces « mutant stories », comme il les qualifie, doivent en outre introduire des idées radicalement différentes qui exigent un saut conceptuel. Ceci aura pour résultat, on va le voir, des histoires qui racontent en fait une mutation de l’espèce humaine, ou plus exactement de son esprit et de son mode d’existence, mutation exigée par une découverte scientifique ou une innovation technique. > lire la suite

 

 

 

 

RENCONTRES

 

 

Le mois de la science-fiction de l’ENS

organisé par Sylvie Allouche (univ. Paris I et Lyon I), Simon Bréan (univ. Paris IV) et Michel Murat (ENS)

mai 2006

 

Tous les horizons de la science-fiction À l’occasion de la venue de Richard Saint-Gelais, à l’initiative du Département Littératures et Langages, avec le concours du Département de Philosophie, de la Passerelle des Arts, et de l’Association des Élèves de l’ENS (COF).
Le Mois de la SF veut offrir un espace de découverte et d’approfondissement de la connaissance de la science-fiction.
Encyclopaedia Galactica : l’Université de tous les Futurs
Des activités de recherche pour explorer les dimensions littéraire et philosophique de la science-fiction : trois conférences de Richard Saint-Gelais, auteur de L’Empire du pseudo : modernités de la science-fiction (prix Boréal de la meilleure production critique 2000) ; deux journées d’étude sur la littérature de science-fiction ; deux journées d’étude consacrées aux rapports de la philosophie et de la science-fiction.
Les auteurs de SF rêvent-ils de lecteurs électriques ?
Des rencontres-lectures permettront d’entendre des auteurs présenter leurs oeuvres, notamment Ugo Bellagamba, Pierre Bordage, Sylvie Denis, Claude Ecken, Serge Lehman et Roland C. Wagner, dans le cadre d’Écrivains d’aujourd’hui. Des tables rondes donneront à des auteurs, des spécialistes et des chercheurs l’occasion de discuter de différentes questions relatives à la science-fiction.
À l’initiative de Michel Murat, directeur du LILA
Organisation et coordination : Sylvie Allouche, Simon Bréan
Journées littéraires : Anne Besson, Irène Langlet
Journées philosophiques : Sylvie Allouche, Elie During, Frédéric Ferro


Pour en savoir plus sur ce cycle

 

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Groupe de travail  « Sciences Fictions Philosophie »
Séminaire
Spéculation scientifique

Actualité de la « psychohistoire » (I.Asimov)
Science-fiction, évolution des sociétés et déterminisme historique

Présentation du thème

Née de l'enthousiasme pour les progrès de la science et en particulier de la physique, la science fiction partage avec les philosophes des Lumières une certaine idée de déterminisme historique, s'appuyant à la fois sur la croyance en une science de la société à venir, et sur l'inéluctabilité des découvertes scientifiques qui transformeront la société. Aujourd'hui, pourtant, l'optimisme d'un Condorcet n'est plus de mise : les historiens regardent avec une extrême méfiance les grandes fresques de Marx et Engels, de Toynbee, les anthropologues considèrent les théories évolutionnistes de Spencer ou de Morgan comme un somme de préjugés ethnocentriques. Les difficultés de l'économie à anticiper le futur, l'application des systèmes complexes aux sciences sociales, les apparentes régressions des totalitarismes ou la persistance des religions jettent le doute sur cette idée de prédictibilité de l'évolution des sociétés. Un demi-siècle après Fondation d'Isaac Asimov et son idée de la psychohistoire, science capable de prévoir l'évolution des sociétés à grande échelle par la combinaison de la psychologie et des mathématiques, qu'en est-il du rapport de la science-fiction à cette idée d'évolution historique ?

 

*

 

Science-Fiction et philosophie

Débat organisé à l'occasion de l'exposition "Aller simple pour l'infini" le 5 mars 1997 à la bibliothèque du Centre Georges-Pompidou à Paris

 

bulletTraits philosophiques de la Science-Fiction
bulletScience et Philosophie, Science et Science-Fiction
bulletLectures de la Science-Fiction
bulletDe l'Identité, Réel & Réalité
bullet Science-Fiction & Fantastique
bullet Légitimité de la Science-Fiction
bullet Le Fantastique (suite)
bulletLa Science-Fiction dans la philosophie moderne
bullet Expériences mentales
bulletConclusion

 

 

*

 

Centre Culturel International de Cerisy-La-Salle

DU VENDREDI 21 JUILLET (19 H) AU LUNDI 31 JUILLET (14 H)

SCIENCE-FICTION ET IMAGINAIRES CONTEMPORAINS

 

ARGUMENT :

A la fois genre littéraire et registre esthétique, la SF a été depuis les années 80 le théâtre de changements notables. Sur le plan interne, sa thématique propre a évolué, son langage s’est diversifié, de nouveaux sous-genres sont apparus. Sur le plan externe, tandis que l’imaginaire scientifique se modifiait, elle a multiplié les échanges avec les autres genres littéraires et s’est affirmée dans de nombreuses formes d’art. Sachant qu’elle a vocation non seulement de rénover les images et les mythes anciens mais aussi d’en créer de nouveaux, plusieurs questions se posent: entre 1980 et 2005, dans quelle direction s’est orienté l’imaginaire collectif? comment a évolué celui des auteurs? en quoi les modes d’expression ont-ils changé?

Le colloque se propose d’explorer ces questions selon trois axes: représentations, transgressions, transpositions. Outre la littérature, divers arts visuels (bande-dessinée, cinéma) seront abordés. Des interventions d’auteurs français et étrangers ainsi que des ateliers d’écriture viendront compléter le dialogue avec les chercheurs.
 

 

 

 

LIVRES

 

 

 

Philosophie et science-fiction

Gilbert Hottois (dir.), Vrin, 2000

 

Table des matières

 

 

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Badiou Alain, Bénatouil Thomas, During Elie, Maniglier Patrice, Rabouin David, Zarader Jean-Pierre

Matrix, machine philosophique

2003
 

La trilogie de Matrix est-elle autre chose qu'une formidable machine commerciale ? Oui, c'est une machine philosophique.
Et cependant elle n'aurait pas eu le succès que l'on connaît s'il s'agissait seulement d'un film « pour philosophes ». Au cœur de son propos, il y a bien sûr une question « éternelle » aux accents adolescents (« Comment savoir si la réalité n'est pas une vaste illusion ? ») ; le film est saturé de lieux communs philosophiques et de références ouvertes ou occultes à toute la tradition : de Platon à Baudrillard en passant par Descartes.
Mais tout cela ne suffit pas à en faire un film philosophique, ni de la philosophie mise en film. L'ambition des réalisateurs de Matrix était de fabriquer un « film d'action intellectuel ». C'est bien de cela qu'il s'agit : un film d'action qui, en mêlant allègrement la fable et le concept, le spectacle et la spéculation, produit des effets théoriques. Ces effets concernent des thèmes aussi variés que le réel et le virtuel, la liberté humaine et les raisons du choix, la cohabitation de l'homme et des machines, le statut des lois de la nature, la puissance de l'amour, le syncrétisme religieux.
Si Matrix ne faisait qu'illustrer des philosophies toutes prêtes, les philosophes n'auraient rien à en dire : ils n'ont pas besoin d'attendre du cinéma qu'il leur apprenne leurs classiques. Mais le film fait beaucoup mieux : il fournit des protocoles d'expérience, il suggère sans les effectuer toutes sortes d'opérations et de constructions philosophiques. Entre science-fiction et philosophie, une forme de « philosophie-fiction » : le kung-fu dans la Caverne de Platon.

Matrix, machine philosophique peut se lire comme un manuel, une sorte de guide de l'utilisateur à l'attention de ceux qui ont aimé le film, qui l'ont détesté, ou qui se demandent simplement ce qu'on peut en penser. On y trouvera treize textes portant sur différents aspects philosophiques, et un glossaire des principaux symboles, concepts et personnages.

Introduction : la matrice à philosophies

La Voie du guerrier
La Matrice ou la Caverne ?
Éloge de la contingence
La liberté virtuelle
Le Tao de la Matrice
La puissance de l'amour
Les dieux sont dans la Matrice
Mécanopolis, ou la cité de l'avenir
Sommes-nous dans la Matrice ?
Dialectiques de la fable
Trois figures de la simulation
Matrix, machine mythologique

Glossaire des principaux symboles, concepts et personnages

Bibiographie / Filmographie

 

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Fictions philosophiques et science-fiction

de Guy Lardreau

1992 - Actes Sud

 

Présentation - Il est clair que c'est de la science-fiction, en tant que telle, que nous disons qu'elle philosophe à travers les écrivains qui la produisent, non point de ceux-ci qu'ils sont des philosophes. En outre, c'est le concept de la science-fiction qu'on s'efforce de construire, sans prétendre d'aucune façon à rendre compte de sa richesse empirique. En d'autres termes : ce n'est pas un livre d'érudit, ou même d'amateur, en un sens un peu fort, quant à la science-fiction : il s'agit simplement de savoir ce qu'à un philosophe de métier peut apporter l'expérience d'une immersion minimale dans l'étrange production des fabricants d'univers.

Commentaire de Michel Leter : "(...) Mais il faut attendre Guy Lardreau dans ses Fictions philosophiques et science-fiction pour voir un philosophe reconnaître le caractère littéraire de la pensée leibnizienne et de la plus périlleuse des façons, en faisant basculer le texte leibnizien dans l'esthétique : « On partira d'une proposition de goût : Leibniz est sans doute le philosophe (Platon, comme il se doit, mis hors-jeu) qu'on lira avec le plaisir le plus grand. Jugement qui semblera d'abord tout subjectif, et bien superficiel - depuis quand le plaisir fait-il critère, pour un texte de philosophie ? A supposer pertinence à la mode qui en réévalua l'instance dans la littérature, ici, du moins, il ne signifie rien.
Il me semble, cependant, que le plaisir du texte leibnizien, loin d'être accidentel par rapport à la pensée qu'il déploie, s'avère, à la plus sommaire analyse, mener à l'essentiel. »
Plus loin Lardreau précise sa pensée en se penchant sur les aspects littéraires des machines heuristiques de Leibniz : « pour mener à leur pointe extrême des questions aussi anciennes que la philosophie elle-même, invente de se les poser étrangement, agence pour elles d'étranges machines narratives, des "fictions possibles", qu'il développe, souvent, non sans une sorte de complaisance littéraire, où les amateurs de science-fiction découvriraient le moule originel de bien des topoï qui les charment8.».
L'heuristique face à l'herméneutique repense le problème de la vérité à travers celui de la fiction (Kant nous le verrons reprendra cet aspect essentiel de la pensée de Leibniz). Comme le dit Guy Lardreau : « Les fictions ne peuvent avoir rapport à la vérité, se légitimer comme instrument de vérité, que si l'on reconnaît que le symbolique, en se clôturant sur lui-même, fait mur ; et que le réel, au-delà du mur, s'il ne peut être embrassé, ou compris, tolère pourtant que des propositions spéciales, obliquement, le relèvent. Il faut donc admettre, d'abord, qu'il y a séparation entre le réel et la puissance en nous d'y avoir affaire, de quelque nom qu'on la nomme. Si l'on appelle Raison cette puissance du vrai, la séparation dont les fictions s'autorisent se laissera énoncer, dans la langue de la philosophie classique, par ces deux propositions, sur lesquelles nous avions commencé :
- il n'y a pas coïncidence entre le réel et l'être nécessaire ;
- il n'y a pas coïncidence entre la raison et le réel.
Toute théorie de la fiction, donc, articulera une métaphysique de la fiction et une épistémologie de la fiction. Et, bien que l'inverse puisse sembler plus conforme à l'ordre, nous regarderons d'abord du côté de l'épistémologie leibnizienne des fictions : on se contentera, en effet, d'un bref rappel, dans la mesure où, sur les raisons que donne la théorie leibnizienne de la connaissance d'autoriser les fictions, de leur reconnaître une fonction propre dans le procès du vrai, il n'est que de renvoyer aux travaux classiques de Belaval et de Serres (de celui-ci, tout particulièrement, qui en traite plus expressément."

 

 

 

AUTEUR

Sylvie Allouche

 

 

Lectrice en langue et civilisation françaises et en philosophie au Collège Eötvös, Eötvös Loránd University (Eötvös Loránd Tudományegyetem - ELTE), Budapest. De septembre 2007 à juin 2008.

Doctorante en philosophie à l’Université Panthéon-Sorbonne-Paris 1, Ecole Doctorale de Philosophie

Doctorante de l’IHPST (Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques) – UMR 8590

Sujet de thèse : Les interventions biotechnologiques sur le corps humain dans la Speculative Fiction, sous la direction de J. Mosconi, Panthéon-Sorbonne-Paris I, depuis 2001
 

> travaux, projets, bibliographie

 

 

 

 

15 mai 2008

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