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Animal -
Dialectique - Fondation -
Immanence - Lumière - Monde
- Nature - Ontologie -
Onto-théo-logie -
Physique - Positivisme -
Question - Sujet
Animal
- Titre : Philosophie et
métaphysique
- Auteur : Ramatoulaye Diagne
- Source :
http://sfc.education.sn
- Philosophes(s) cité(s) : Schopenhauer, etc.
La philosophie et la métaphysique semblent
indissociables. Or, nombreuses sont les attaques contre la métaphysique.
La fin de la métaphysique est-elle aussi celle de la philosophie ? L’homme
ne peut-il plus être conçu comme un animal métaphysique ?
I. LA METAPHYSIQUE, ORIGINE DE LA PHILOSOPHIE
La philosophie et la métaphysique semblent indissociables, comme si
l’interrogation de l’homme sur lui-même conduit d’abord à des questions et
à des réponses métaphysiques. «Excepté l’homme, aucun être ne s’étonne de
sa propre existence, c’est pour tous, une chose si naturelle qu’ils ne la
remarquent même pas.» Aussi Schopenhauer définit-il l’homme comme un
animal métaphysique. Platon et Aristote attribuent aussi à l’étonnement
cette capacité de faire naître chez l’homme des interrogations auxquelles
il cherche des réponses au-delà des données sensibles. Le philosophe est
donc celui qui a la force de se poser des questions sur sa propre
existence. Un esprit faible ne voit ni problème, ni question. Les
servantes de Thrace ne se moquèrent-elles pas de Thalès ? «Plus un homme
est inférieur par l’intelligence, moins l’existence a pour lui de mystère.
Toute chose lui paraît porter en elle-même l’explication de son comment et
de son pourquoi. Cela vient de ce que son intellect est encore resté
fidèle à sa destination originelle, et qu’il est simplement le réservoir
des motifs à la disposition de la volonté ; aussi, étroitement uni au
monde et à la nature, comme partie intégrante d’eux-mêmes, est-il loin de
s’abstraire pour ainsi dire de l’ensemble des choses, pour se poser
ensuite en face du mondeet l’envisager objectivement, comme si lui-même,
pour un moment du moins, existait en soi et pour soi.» >
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Dialectique
- Titre : Assumer la métaphysique (extrait de LA
“BELLE AME” CHEZ HEGEL ET LACAN")
- Auteur : Didier Moulinier
- Source :
http://www.etudes-lacaniennes.net
- Philosophes(s) cité(s) : Hegel
Il faut
rappeler le sens du projet hégélien dans son ensemble pour apprécier la
portée et les limites du concept de dialectique. Hegel entend clairement
renouer avec la métaphysique, largement écartée de la réflexion
philosophique dans l’ère post-kantienne. Rappelons que la métaphysique
n’est pas spécialement une “partie” de la philosophie, fût-ce celle qui
traiterait des questions les plus générales et des plus insolubles, mais,
dans l’esprit de Hegel, une façon déterminée de traiter la philosophie,
une manière et même la seule bonne manière de philosopher : celle qui
consiste, en partant de la curiosité naturelle et du dialogue dont Platon
s’était fait le chantre, à façonner et accepter le seul discours qui
puisse prétendre à la vérité au-delà des opinions et des intérêts, on
appelle cela du moins à l’époque moderne le discours universel,
soit la philosophie elle-même. La métaphysique antique portait aux nues la
seule valeur de vérité ; la moderne pose d’abord l’universalité ou la
cohérence maximale d’un discours devenu texte, savoir transmissible, et
dans le cas de Hegel, “Science”. Notons que la philosophie devenue
Science, chez Hegel, soit véritablement le cœur de la métaphysique, est
représentée par la Science de la Logique qui est aussi la
quintessence de la dialectique. Universalité, vérité, et finalement
rationalité sont donc les valeurs absolues de toute métaphysique, mais
pour que celle-ci devienne Science, à l’âge de Hegel, une condition
nouvelle est requise. Déjà Aristote contestait la méthode platonicienne
consistant à poser, axiomatiquement, la nécessité d’un monde des essences
pour justifier le monde de la perception, identifiant la vérité à
l’essence et assignant au discours universel la fonction d’exprimer
l’essence. Mais Aristote entend aussi légitimer l’essence par l’existence
et pose la nécessité de rendre compte, ici et maintenant, de
l’intelligibilité du monde sensible. Hegel, lui, ferraille plutôt avec
Kant — l’assassin présumé de la métaphysique, en tout cas celui qui l’a
remise à sa place en la limitant à un usage non théorique. S’appuyant sur
la réaction fichtéenne et romantique, Hegel réaffirme tout simplement
l’exigence et l’autorité de la décision philosophique qui consiste à se
donner le droit de penser vraiment, universellement, c’est-à-dire
métaphysiquement. Contre qui ? Justement contre la belle âme kantienne et
son formalisme consciencieux qui refuse désormais tout risque, toute
sortie hors de la sphère morale de l’intériorité. Hegel en appelle à
l’aventure de l’esprit, à l’action, à l’histoire, bref à la dialectique.
Hegel conteste par ailleurs le postulat de la métaphysique traditionnelle
selon lequel, pour parvenir à la vérité, conçue comme adéquation finale
de l’Etre et de la Pensée, il faut les poser tout d’abord séparés. La
théorie métaphysique (platonicienne) pose au départ la transcendance. Au
contraire, en bon héritier de Spinoza, Hegel part d’une conception
immanentiste de l’Absolu, de la non distinction de l’Etre et de la Pensée,
de l’être à connaître et de l’être connaissant — c’est pourquoi il va
jusqu’à dire que “tout ce qui est réel est rationnel et tout ce qui est
rationnel est réel”, ce qui signifie encore que “tout est vrai”, du moins
en théorie (et ici ce n’est pas faire preuve de scepticisme, parce que ce
n’est pas convertible avec “rien n’est vrai”). Du coup si la Logique est
effectivement la science de la vérité, elle doit être autant science de
l’Etre que science de la Pensée. Mais l’identification de la Pensée et de
l’Etre se paye inversement d’une dissociation, d’une désimplication de la
Vérité et du Savoir (en tant que discursif, consistance discursive) qui,
on le sait, intéressera fort Lacan. Car si tout est vrai, dans l’absolu,
tout n’est pas “su” d’avance et pour parvenir jusqu’au “savoir absolu”,
justement, qui lui est un résultat, il faut réinventer la dialectique.
Surgit l’idée quasiment analytique et bien contemporaine qu’il y a du
savoir, sinon inconscient, du moins non vrai (hors bien sûr la vision
globale du Savoir absolu qui, lui seulement, correspond à la Vérité), et
c’est bien cela qu’éprouve la conscience — une bien "malheureuse"
conscience — dans la Phénoménologie de l’esprit.
Fondation
- Titre : Qu'est-ce que la philosophie ? La pensée
et le nom.
- Auteur : Jean-Pierre Lalloz
- Source :
http://www.philosophie-en-ligne.com
- Philosophes(s) cité(s) : divers
-
J'ai dit que la
philosophie ne différait en rien de la métaphysique. En réalité (mais
certes pas en vérité), la philosophie c'est tout simplement la
métaphysique. Or quel est le paradigme de la métaphysique ?
Il suffit de
poser la question pour avoir la réponse, dès lors que la métaphysique est
un discours qui entend rendre raison et dont rien ne saurait limiter
d'avance la portée. Le paradigme de la métaphysique est la question de
la fondation, puisque la métaphysique commence avec la question bien
connue du premier fondement : " pourquoi y a-t-il quelque chose et non pas
plutôt rien ? ". Toute approche métaphysique se fait en termes de
fondation et inversement il faut qualifier de métaphysique toute approche
dans laquelle il s'agit de rendre raison. Par exemple la notion de vérité
est métaphysique quand on la pense à partir de quelque chose (la
conception divine, la connaissance humaine, le jugement, la logique...)
qui en rende compte et, sans jamais cesser de l'être réellement,
elle cesse de l'être vraiment quand ce qui explique la
reconnaissance d'une chose comme vrai, en tant que cela explique, importe
autant qu'on voudra mais ne compte pas(en tout cas c'est ma
position : loin de moi l'idée de récuser le métaphysique, je dis tout
simplement qu'il ne compte pas).
Donc c'est la
question de la fondation qui est décisive. Alors je le demande : comment
pourrait-on fonder, c'est-à-dire instaurer métaphysiquement, sans rester
enfermé dans une pétition de principe que j'indiquerai en disant que la
notion même de fondation est éminemment métaphysique ? Autrement dit : si
l'on entreprend une opération métaphysique (" fonder "), c'est qu'on est
déjà dans la métaphysique ! Et si l'on est déjà dans la
métaphysique, c'est que le métaphysique comme tel, c'est-à-dire le fondé,
est déjà advenu dans l'exclusivité véritative des importances. Car la
métaphysique, entée sur la question du fondement qui est la question de
savoir à partir de quoi l'être est importé à l'étant, peut tout à fait
être définie par le statut réflexif de l'importance : on est dans l'ordre
métaphysique quand ne compte que l'importance (par exemple ce sera un
certain type de jugement qui importera de la vérité dans le monde,
une certaine propriété - disons la raison - qui importera de
l'humain dans la nature, et ainsi de suite). >
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Immanence
- Titre : La métaphysique de Deleuze
- Auteur : Arnaud Villani
- Source :
http://multitudes.samizdat.net
- Philosophes(s) cité(s) : Deleuze, Badiou
La question de la métaphysique de Deleuze
est sans doute la question la plus complexe d’une œuvre complexe. Et tout
d’abord, qu’il y ait bien une métaphysique en place centrale dans cette
œuvre est corroboré par sa propre affirmation : " je me sens pur
métaphysicien ", avait-il coutume de dire. Je voudrais approfondir cette
affirmation en confrontant d’abord, sur la question de l’univocité de
l’être, les textes de Deleuze aux thèses inconsidérées de Badiou dans son
ouvrage récent ; en allant ensuite vérifier, dans le corpus des œuvres
initiales, d’Empirisme et subjectivité à
l’Anti-Œdipe, la naissance et la lente constitution de cette
métaphysique. >
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Lumière
- Titre : La Métaphysique de la lumière au moyen âge
- Auteur : Didier Ottaviani
- Source :
http://www.cerphi.net
- Philosophes(s) cité(s) : Plotin, Grégoire de Nysse,
etc.
La question de la lumière ouvre sur une problématique
métaphysique originale, qui a connu au moyen âge de nombreux
développements et dont Saint Thomas se fait parfois l’écho. En pensant la
lumière selon un dualisme qui la fait être à la fois physique (la lumière
du soleil par exemple) et métaphysique (la lumière comme expression de
Dieu, énoncée par le fiat lux), les auteurs du moyen âge ont tenté de
résoudre la question métaphysique à partir d’une analogie avec la lumière
sensible. En montrant en effet que les mêmes rapports permettent de penser
les radiations lumineuses sensibles et suprasensibles, ils ont mis en
place la possibilité d’une remontée du créé vers son Créateur. Mais Pour
comprendre la problématique liée à la question de la lumière, il faut
faire un retour vers les origines des concepts que le moyen âge va
abondamment utiliser. La plupart des textes de la philosophie grecque
n'étant plus disponibles avant le XII° siècle, les médiévaux vont utiliser
les œuvres qui leur sont accessibles. Platon est essentiellement connu par
le biais de ses commentateurs, et sa philosophie se voit remplacée par ce
que l'on a appelé le néoplatonisme. >
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Monde
- Titre : L'histoire de la philosophie a-t-elle une
place au Lycée ?
- Auteur : Patrice Maniglier
- Source :
http://ciepfc.rhapsodyk.net
- Philosophes(s) cité(s) : Gilles Deleuze
« Mais un jour, peut-être, le siècle sera deleuzien. »
Cette phrase de Michel Foucault fut reçue, on le sait, comme la promesse
que Deleuze deviendrait au siècle désormais passé ce que Descartes fut à
celui de Malebranche. Nombreux sont ceux qui, déjà, font gloire à Foucault
de son sens prophétique, pour mieux faire gloire à Deleuze de sa grandeur
historique.
Pourtant, la phrase de Foucault avait un tout autre sens, bien plus
pertinent en vérité. Car le siècle dont il s'agissait n'a pas de
chronologie : il s'agit tout simplement de ce que les clercs (que nous
sommes si souvent) appellent le monde, ce monde dont on se retire pour
être régulier, ou dans lequel on se risque au titre de séculier . Relisons
donc : « Longtemps, je crois, cette œuvre tournera au-dessus de nos têtes,
en résonance énigmatique avec elle de Klossowski, autre signe majeur et
excessif. Mais un jour, peut-être, le siècle sera deleuzien. » . Par cette
petite phrase, Foucault voulait donc dire plutôt ceci : les livres de
Deleuze semblent aujourd'hui tournoyer dans le ciel indifférent et
lointain de la métaphysique, mais c'est, à la manière de l'aigle de
Zarathoustra, uniquement pour mieux préparer le moment où ils fondront sur
la Terre et inscriront leurs effets en lettres vivantes dans la politique,
le savoir, l'art. >
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Nature
- Titre : La métaphysique de la Nature
- Auteur : M. Esfeld
- Source :
http://www.unine.ch
- Philosophes(s) cité(s) : Aristote, Spinoza, Newton,
etc.
1) Sciences et philosophie : le projet d’une
métaphysique de la nature
But du chapitre : saisir la tâche et la raison d’être d’une métaphysique
de la nature, comprendre
la distinction entre la métaphysique révisionniste et la métaphysique
descriptive, se rendre compte de la thèse de la survenance à la Hume et
des thèmes de recherche que soulève cette thèse, notamment le thème du
rapport entre le changement et l’immuable et son importance dans
l’histoire de la métaphysique de la nature.
1.1 Qu’est ce que la métaphysique de la nature ?
La philosophie des sciences comporte l’épistémologie des sciences d’une
part et la métaphysique des sciences – aussi connue comme philosophie ou
métaphysique de la nature – de l’autre part. Tandis que l’épistémologie
des sciences s’occupe du thème de la justification de nos théories
scientifiques, la métaphysique des sciences vise à proposer une vision
philosophique de l’ensemble de la nature. David Papineau de l’Université
de Londres, un des philosophes des sciences le plus important
d’aujourd’hui, met cette distinction au point de la manière suivante :
« La philosophie des sciences se subdivise usuellement en deux grands
domaines. L’épistémologie des sciences traite de la justification des
prétentions à la connaissance scientifique. La métaphysique des sciences
est l’examen philosophique des traits curieux du monde tel que le
décrivent les sciences. En effet, l’épistémologie des sciences se demande
si les théories scientifiques sont vraies, tandis que la métaphysique des
sciences considère ce que ces théories nous apprendraient du monde si
elles étaient vraies. » (Papineau (1996), p. 1 ; traduction par David
Stauffer) Ce cours traite la métaphysique des sciences, voire la
métaphysique ou la philosophie de la nature, cherchant à proposer une
vision philosophique de l’ensemble de la nature sur la base les
connaissances que nous apportent les sciences. >
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Ontologie
- Titre : Métaphysique et ontologie
- Auteur : Kevin Mulligan
- Source :
http://www.unige.ch/lettres/philo
- Philosophes(s) cité(s) : (philosophie "analytique")
Les mots « métaphysique » et « ontologie » se disent de
façons multiples à l’intérieur de la philosophie analytique et ailleurs
dans la philosophie du vingtième siècle. Ils sont souvent employés pour
parler de la théorie ou l’analyse de ce qu’il y a, des espèces principales
de ce qu’il y a et de leurs rapports. Mais les positivistes viennois, par
exemple, appelaient « métaphysiques » les philosophies qu’ils n’aimaient
pas (Carnap 1985, Campbell 1976 ch. 2)1. Et si Quine parle de l’engagement
ontologique ou ontique d’une théorie, celui-ci ne se confond nullement
avec un engagement métaphysique ou existentiel quelconque. Hors de la
philosophie analytique la métaphysique et/ou l’ontologie ont souvent été
déclarées mortes. Mais elles sont très vivantes à l’intérieur de celle-ci
comme en témoignent la multiplication d’encyclopédies (Burkhardt & Smith
1991, Kim & Sosa 1995), d’introductions (Campbell 1976, Loux 1998, Jubien
1997, Runggaldier et al. 1998), de recueils (Mulligan 1991, Poli & Simons
1996) et de bibliographies spécialisées (Casati & Varzi 1997), ainsi que
leurs conditions de possibilité, les travaux de Lesniewski, Kotarbinski,
Williams, Bochenski, Bergmann, Chisholm, Hochberg, Grossmann, Küng,
Castaneda, Armstrong, Strawson, Kripke, Wiggins, Campbell, Lewis, Fine,
Johansson, van Inwagen, Bacon, Denkel, Bigelow, Jackson, Forrest, Peacocke,
Tegtmeier, Meixner, Simons, Smith, Lowe, Nef, Robinson, Mertz, Casati et
Varzi. >
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Onto-théo-logie
- Titre : Hegel, Heidegger et la métaphysique
- Auteur : Anonyme
- Source :
http://belcikowski.org
- Philosophes(s) cité(s) : Hegel, Heidegger - Bernard
Mabille
Dans Hegel, Heidegger et la métaphysique - Recherches
pour une constitution (2004), Bernard Mabille se propose de revisiter la
question de la métaphysique, dans le cadre du différend et/ou de
l'abyssale proximité que Heidegger et Hegel entetiennent. Il montre quels
sont les enjeux d'un tel différend, et en quoi consiste le possible d'un
espace de pensée où constituer la métaphysique (p. 18).
Bernard Mabille désigne sous le nom de constitution ce que Heidegger nomme
die Verfassung, i. e. l'effet d'ajointement par où, touchant ainsi au
possible de la conjointure, on, theos, logos, constituent la figure de
l'Un, qui est aussi celle de la métaphysique en tant que onto-théo-logie.
on, theos, logos, l'étant, le divin, le dire...
Nombre d' interprètes de de la philosophie première aristotélicienne
jugent que la coexistence de on et qeoj reste problématique dans le cadre
de cette dernière, voire même que on et theos friseraient ici la
disposition en vis-à-vis qui est celle des contraires. D'où
l'interprétation de l'onto-théologie comme discours (logos) de l'ontologie
et/ou comme discours de la théologie. >
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Physique
- Titre : Aristote, de la physique à la métaphysique
- Auteur : Ana Palanciuc
- Source :
http://www.fabula.org
- Philosophes(s) cité(s) : Aristote
Le livre de Bertrand Souchard (Aristote, de la
physique à la métaphysique. Réceptivité et causalité, Éditions
Universitaires de Dijon, 2003) est le résultat d’une thèse de doctorat en
philosophie soutenue à l’Université de Bourgogne et s’inscrit dans la
ligne des nombreuses études consacrées dernièrement à la Physique
d’Aristote, entreprise qui n’est pas dépourvue d’audace, étant donné
l’envergure des problèmes abordés. À travers les deux parties qui
constituent son étude, l’auteur tente de replacer la Physique au centre de
la pensée d’Aristote, en privilégiant le lien avec la philosophie
première. Cette démarche n’échappe pas pourtant aux incertitudes liées à
sa légitimité. Il faudrait noter aussi l’intention explicite de l’auteur
de prendre position face à une lecture courante d’Aristote, lecture
influencée par l’ouvrage de Pierre Aubenque, Le Problème de l’être chez
Aristote (1962), dépendant à son tour d’une grille d’interprétation
heideggerienne. D’où l’hypothèse de départ de cette étude : le couple
réceptivité et causalité est essentiel dans la pensée d’Aristote ; mieux
encore, il pourrait ouvrir de nouvelles perspectives d’interprétation de
l’histoire de la philosophie. >
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Positivisme
- Titre : Y A-T-IL UNE METAPHYSIQUE DU POSITIVISME
COMTIEN?
- Auteur : Pierre Macherey
- Source :
http://stl.recherche.univ-lille3.fr/sitespersonnels/macherey
- Philosophes(s) cité(s) : Auguste Comte
Comte a créé le mot “positivisme” vers 1840, en le
dérivant de son idée d’une “philosophie positive”, formée dès 1824. Il a
créé le mot, mais non la chose que ce nom s’est mis à désigner, chose qui,
elle, existait sans doute depuis qu’il y a eu de la philosophie : disons,
sans trop nous engager, une certaine forme d’attention au réel et aux
faits à travers lesquels celui-ci se donne. Mais qu’est-ce qu’une chose à
l’état encore innommé comme celui où se trouvait le “positivisme” avant
Comte ? C’est une entité en attente de l’ordre que lui assigne précisément
son nom avec lequel elle acquiert une cohérence, voire même une
consistance, parce qu’elle devient alors définissable et du même coup
problématisable. Disons-le tout de suite, “le” positivisme, en dehors du
nom que Comte lui a le premier donné, ça n’existe pas : ce qu’il y a, et
ceci sans doute depuis fort longtemps, ce sont des figures dispersées se
rapportant à ce qu’H. Gouhier avait proposé d’appeler “pré-positivisme”,
ensemble aux bords mal délimités où flottent librement des notions plus ou
moins harmonisées entre elles. C’est pourquoi, si l’on veut comprendre ce
que “positivisme” veut dire, il faut revenir à Comte, même si celui-ci,
auteur du nom n’est pas auteur de la chose qui, aussitôt saisie, lui a à
nouveau échappé pour redevenir ce qu’elle avait toujours été, une
nébuleuse dispersée et incertaine, mais cependant, après lui, éclairée par
la lumière nouvelle du système à l’intérieur duquel il avait entrepris de
l’inscrire Or ceci est précisément la question que l’on voudrait essayer
de poser ici : est-ce que, en nommant “le” positivisme et en essayant d’en
faire un système de pensée, donc d’en délimiter le champ d’exercice, Comte
n’en a pas trahi l’inspiration profonde en le faisant du même coup entrer,
au moins pour une part, en contradiction avec lui-même ?
>
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Question
- Titre : La métaphysique en question
- Auteur : Francis Guibal
- Source :
http://www.philagora.net
- Philosophes(s) cité(s) : divers
"METAPHYSIQUE" peut être défini le geste, d'expérience
et de pensée tout ensemble, par lequel l'homme en vient à interroger
l'intégralité de ce qu'il vit, en vue de découvrir la présence, originelle
et originale, fondatrice et fondamentale, qui porte, assure et légitime le
mouvement de toute réalité finie. L'intention est donc inséparablement de
totalisation unificatrice et de radicalisation hiérarchisante: au cœur des
apparences fluentes, ce qui est cherché et désiré, c'est un essentiel
premier et dernier, principe universel d'être et d'intelligibilité,
d'ordre et de stabilité. Ce geste se répète et se reprend inlassablement
au long des siècles, mais sous des formes singulières toujours neuves qui
répondent à des problématiques chaque fois particulières: la Vérité est
concrète, le "Même" ne se donne à penser qu'à travers des figures autres
et différentes.
Dans notre histoire occidentale notamment, cette aspiration métaphysique
se trouve affectée de manière décisive par la mutation qui, depuis la
Renaissance, amène la pensée à quitter les univers traditionnels pour
s'ouvrir aux perspectives de la modernité. La métaphysique classique, en
effet, était tournée vers l'être en sa vérité objective: elle visait un
savoir, fondé en raison, des principes régissant le monde en son ensemble;
et la diversité anarchique de l'ici-bas empirique se rattachait ainsi pour
elle à un au-delà transcendant, source éminente de l'harmonie offerte à la
contemplation. Une véritable révolution se produit avec la progressive
venue à la conscience de soi de la subjectivité libre: découvrant
l'originalité qui marque sa présence à soi, l'homme s'interroge dès lors
-dans l'immanence des conditions socio-historiques- sur le sens et la
portée de son action. L'essentiel désormais n'est plus séparé et il n'a
plus pour fonction d'assurer l'ordre objectif du cosmos; il est requis
simplement pour soutenir de l'intérieur le mouvement des libertés en quête
de reconnaissance. >
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Sujet
- Titre : Le sujet de la métaphysique
- Auteur : Didier Moulinier
- Source :
http://www.philosophie-en-france.net
- Philosophes(s) cité(s) :
Si l'on appelle "métaphysique" d'abord
l'élément de la transcendance et "ontologie" plutôt celui de l'immanence,
on dira que toute philosophie (moderne) du sujet combine ces deux éléments
et les réunit sous le terme même de "représentation" : à la fois le sujet
comme représentation et la représentation comme sujet. La position du
sujet associe toujours une forme de permanence (la présence) et celle
d'une assurance (la conscience impliquée dans le re-), grâce à quoi l'ego
avec sa cogitatio se présente (à) lui-même comme (sa) vérité et fondement
de tout étant - indissociablement et respectivement métaphysique et
ontologique. Mais nous verrons que la représentation (le cogito) n'est
qu'un cas particulier de l'identification du sujet. C'est donc parce qu'il
a des représentations que le sujet peut se représenter lui-même, et
qu'ainsi, en généralisant, la représentation elle-même peut faire "sujet".
On peut y voir, jusque dans les versions apparemment les plus épurées de
la théorie du sujet (ne retenant plus que l'ego ou bien la cogitatio comme
inconsciente), la forme moderne de la substance, du subjectum. Mais les
suspicions à l'endroit de la substance valent surtout des déconstructions
de la métaphysique et appartiennent en tout état de cause à la philosophie
; elles n'atteignent pas la radicalité du fondement qui n'est nullement la
substance, mais la décision typiquement philosophique de faire passer une
empiricité (la pensée, par exemple) au rang de transcendance dans un
mouvement d'auto-position.
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19/09/2007
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