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Philosophie et Science-fiction

"La
science-fiction, alors qu'elle paraît, à la différence de la
littérature courante, renvoyer à la fantaisie et à l'imaginaire, se
révèle, pour ceux qui vont au-delà de son expression audiovisuelle et
la lisent, être plus qu'un simple jeu esthétique, car elle accorde une
place majeure à l'entreprise de connaissance, non seulement la
connaissance scientifique, mais aussi la connaissance philosophique.
Si la mise en relation de la science-fiction avec la science semble
aller de soi, le lien de celle-ci avec la philosophie est peut-être
moins évident au premier abord, même s'il est vrai que le film The
Matrix (1999) a apparemment fait redécouvrir au grand public la
force potentiellement philosophique de la science-fiction." (Sylvie
Allouche) >
dossier
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Ame
"L'âme
c'est ce qui refuse le corps. Par exemple, ce qui refuse de fuir quand
le corps tremble, ce qui refuse de frapper quand le corps s'irrite, ce
qui refuse de boire quand le corps à soif, ce qui refuse de prendre
quand le corps désire, ce qui refuse d'abandonner quand le corps a
horreur. Ces refus sont des faits de l'homme. Le total refus est la
sainteté ; l'examen avant de suivre est la sagesse ; et cette force de
refus, c'est l'âme. Le fou n'a aucune force de refus; il n'a plus
d'âme. On dit aussi qu'il n'a plus de conscience, et c'est vrai. (...)
On ne prend conscience que par opposition de soi à soi. . Ce beau mot
ne désigne nullement un être, mais toujours une action." (Alain) >
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Amitié
& Tendresse
Dans Les origines de l'amour et de
la haine (1935), le psychiatre Suttie relevait un véritable et
indubitable « tabou de la tendresse ». Chacun peut voir en effet qu'on
n'accepte les manifestations de la tendresse qu'entre parents et
enfants ou bien entre amoureux. En tout autre occasion, le geste
tendre paraît plus inconcevable et déplacé que bien des manifestations
grivoises ou obscènes. Pourquoi prendre la main, effleurer la joue,
toucher les cheveux de l'autre sont-ils des actes si difficiles et
quasiment impossibles à assumer spontanément ?
Y aurait-il donc un tabou de la tendresse plus coriace, plus originel
encore que celui de la sexualité ? Freud considérait la tendresse
comme un élément de la vie sexuelle en général, l'un des deux courants
de la «psychosexualité»... (>
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